Présenté il y a un an en conseil des ministres, le projet de loi « tendant à amoindrir le risque de récidive » est examiné par les députés le 17 novembre. La ministre dela Justice, Michèle ALLIOT-MARIE, a souhaité selon Le Monde (édition datée du 18/11/2009), y faire figurer deux dispositions principales :
un auteur d’agression sexuelle serait, à sa sortie de prison, automatiquement interdit de séjour dans les lieux où vit sa victime ;
les délinquants sexuels qui ont accepté de se soumettre à leur sortie de prison, à un traitement inhibiteur de la libido, seraient réincarcérés s’ils ne le suivent pas. Le médecin traitant serait tenu de signaler au juge l’interruption du traitement.
Les députés de la commission des lois ont par ailleurs durci le projet de loi en :
créant un fichier sur la dangerosité des individus, qui permettrait de prévenir les maires de l’arrivée dans leur commune d’un condamné pour faits graves (viols, agressions sexuelles ou actes de barbarie) ;
élargissant les cas d’inscription au fichier national automatisé des empreintes génétiques ;
étendant, contre l’avis du ministre de la justice, le champ de la surveillance de sûreté aux personnes condamnées à plus de dix ans de prison, pour une durée de deux ans, au lieu de quinze ans et d’une durée d’un an, tel que précisé dans la loi du 25/02/2008.
Le Figaro (édition datée du 17/11/2009) signale par ailleurs que des députés, dont Frédéric LEFEBVRE, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Jacques REMILLER, Yves NICOLIN, Lionnel LUCA, ont déposé des amendements pour supprimer les remises de peine automatiques. Michèle ALLIOT-MARIE ne serait pas favorable à cette suppression.
Les Echos (édition datée du 17/11/2009) rappellent qu’il manque 800 psychiatres pour assurer le suivi des délinquants sexuels, et qu’il n’y a que 230 médecins coordinateurs en France chargés d’assurer la liaison entre les juges et les médecins traitants...
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