Le premier président de la Cour de cassation, Vincent LAMANDA, a remis le 4 juin dernier au président de la République un rapport sur la récidive.
Si Vincent LAMANDA ne propose pas de solution pour placer directement dans les centres de sûreté les détenus actuellement en prison - mesure invalidée par le Conseil constitutionnel -, il formule plusieurs propositions :
le renforcement de l’encadrement de la libération conditionnelle, avec le retour en prison de celui qui manquera à ses obligations de surveillance judiciaire, et la possibilité de lui appliquer à sa sortie de prison la surveillance de sûreté, dans un centre de rétention de sûreté ;
le développement de nouveaux bracelets électroniques mobiles, reliés à des téléphones GPS, plus souples, plus légers et donc moins stigmatisants, permettant de localiser le condamné en temps réel et de déclencher une alerte en cas d’éloignement ;
le développement des recherches en criminologie pour ne pas s’appuyer que sur les analyses psychiatriques ;
le renforcement des effectifs des services de l’application des peines, des médecins et des services de probation ;
la mise à disposition de moyens supplémentaires pour les soins en prison, avec des éducateurs et des psychologues, en plus des soins médicaux et des actions sociales, pour lancer un véritable programme de réadaptation pluridisciplinaire ;
l’évaluation de la personnalité du prisonnier dès sa condamnation et son observation en vue d’un traitement, sur la base d’une liste d’infractions à établir, si le magistrat suppose qu’il y a un risque d’engrenage.
Nicolas SARKOZY a indiqué que des mesures seraient votées très prochainement.
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