Le gouvernement s’était engagé, lors du vote de la loi Tepa à l’été 2007, à présenter un premier bilan un an après. Selon Le Figaro (édition du 29/01/2009), le document transmis aux présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat traite uniquement des heures supplémentaires.
Selon le ministère de l’économie, le volume d’heures supplémentaires effectuées se situerait aux environs de 750 millions en 2008, et concernerait environ 5,5 millions de salariés du secteur agricole et non agricole. Le revenu fiscal médian des salariés ayant déclaré des heures supplémentaires s’élèverait à 18149 €, et les heures supplémentaires leur aurait rapporté 10% de salaire en plus.
Toutefois, il existerait une très forte disparités :
les plus petites entreprises auraient peu recours au dispositif : 35% des entreprises de moins de 10 salariés l’utiliseraient, contre 85% de celles de plus de 2000 salariés ;
les secteurs les plus utilisateurs seraient l’industrie, la construction, le commerce, les hôtels, les café-restaurants et les transports ;
les département ruraux seraient plus utilisateurs que les zones urbaines : deux à trois fois plus pour les Alpes, la Corse et le Massif central que pour le bassin parisien.
Le ministère de l’Economie évalue le coût du dispositif à 4,4 milliard d’euros, mais estime un effet favorable sur le PIB de près de 0,15%.
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