Le premier ministre François FILLON a réaffirmé le 19 novembre que le gouvernement ne céderait pas sur les principes de la réforme sur les régimes spéciaux :
passage à 40 ans de cotisation,
indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires,
décote pour les retraités n’ayant pas cotisé suffisamment de temps.
Pour autant, deux gestes du gouvernement donnent une nouvelle opportunité à la négociation :
l’acceptation de faire participer un représentant de l’Etat aux négociations entre les entreprises concernées par les régimes spéciaux et les syndicats, alors que dans un premier temps le gouvernement appelait à la négociation dans les entreprises sans représentants de l’Etat,
la demande de lancer la négociation, non pas contre la reprise du travail mais dans une dynamique de reprise.
Ces gestes sont renforcés, selon le quotidien Le Monde dans son édition datée du 20 novembre, par des propositions de la SNCF aux cheminots représentant 30 millions d’euros la première année et jusqu’à 90 millions d’euros au bout de quinze ans. Les six fédérations syndicales des cheminots (CGT, FO, Unsa, CFE-CGC, CFTC, SUD-Rail) participeront le 21 novembre à une table ronde tripartite entreprises, syndicats et gouvernement.
Dans le même contexte, la RATPa également envoyé aux syndicats de nouvelles propositions le 17 novembre pour ouvrir les négociations. Ces propositions porteraient sur l’évolution des rémunérations et la spécificité des carrières, avec la possible suppression de la mise en retraite d’office et la mise en place d’une complémentaire de retraite pour compenser l’éventuelle décote. Trois syndicats (CGT, Unsa et FO) ont accepté de participer mercredi aux négociations sur les régimes spéciaux dans l’entreprise. Après l’appel à la reprise du travail de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC et des indépendants, seul le syndicat Sud refuse encore la discussion sur la réforme des régimes spéciaux.
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