« Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l’Afrique. » (Nicolas SARKOZY)
lundi 7 mai 2007, par Patrick HERTER
Thématiques associées : Diplomatie Défense
« Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d’aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l’Afrique. » (Nicolas SARKOZY)
L’Agence Française de Développement (AFD) a annoncé que ces engagements financiers pour 2010 représentaient 6,8 milliards d’euros, soit trois fois plus qu’il y a cinq ans. 832 millions d’euros ont été versés par l’Etat, le solde étant trouvé par endettement sur les marchés financiers. L’AFD représente, rapporte Le Figaro (édition datée du 13/05/2011), 28% de l’aide publique. Son objectif est de contribuer dans les pays en développement à :
réduire la pauvreté,
accélérer la croissance économique,
améliorer les problématiques de santé publique, d’éducation et d’environnement.
L’AFD prévoit de consacrer 60% de l’effort budgétaire à l’Afrique sub-saharienne et 20% sur le pourtour méditerranéen.
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard KOUCHNER, réunit aujourd’hui 12 pays, dont l’Allemagne, le Brédil, l’Italie, l’Espagne, le Japon et le Royaume-Uni pour réfléchir sur l’instauration d’une taxe sur les transactions financières internationales, chargée de financer le développement. Selon Le Monde (édition datée du 01/09/2010), le besoin est estimé à 330 milliards de dollars par an, dont 130 milliards au titre du changement climatique, quand l’aide internationale représente 120 milliards de dollars par an. La réunion vise à préparer le sommet des Nations unies du 21 septembre prochain sur les « Enjeux du Millénaire », et le G20 organisé à Séoul en novembre, pour tenter de convaincre d’autres pays. Une réunion équivalente avait déjà été organisée à Paris à l’automne 2009 (voir article du 22/10/2009) ci-dessous...
L’Agence Française de Développement (AFD) a tenu le 27 juillet un conseil d’orientation stratégique, suite à la présentation du budget pluriannuel 2011-2013 qui prévoit un gel des crédits en valeur, à 3,32 milliards d’euros. Pour le ministère du Budget, ce plan permettra de « financer, outre les contributions obligatoires aux organismes internationaux et la participation aux reconstitutions de fonds de développement, l’ensemble des priorités du gouvernement », telles que « la concentration de l’aide sur l’Afrique subsaharienne et les priorités de l’aide multilatérale, à commencer par le Fonds mondial contre le sida ». Selon Les Echos (édition datée du 28/07/2010), ce gel ne permettra pas à la France de tenir ses engagements : l’aide publique au développement, qui devrait représenter en 2010 0,5% du Revenu National Brut (RNB) à 10 milliards d’euros (remboursements de dettes compris), n’atteindra pas l’engagement de 0,70% prévu en 2012 puis reporté en 2015. Il pourrait même baisser autour de 0,40%... Rigueur budgétaire oblige !
Fixés en 2000 et revus en 2005, les objectifs de l’ONU en matière d’Aide Publique au Développement (ADP) prévoient que l’aide des pays riches représente 0,7% de leur PIB en 2015, avec un bilan d’étape de 0,51% du PIB minimum en 2010. L’Union européenne s’était engagée à respecter ses objectifs.
Or, le budget de la France prévoit de consacrer en 2010 entre 0,44 et 0,48% de son PIB à l’ADP, soit un niveau inférieur à l’engagement. Cette situation inquiète les ONG, qui soulignent que si l’Italie et l’Irlande ont réduit leur aide (de respectivement 50 et 24%), la Grande-Bretagne et l’Allemagne l’ont augmenté : la première en portant son effort de 0,6% en 2010 et la seconde en l’augmentant de 34% en 2009...
Selon Les Echos (édition datée du 5/11/2009), le cabinet du ministre délégué de la coopération, Alain JOYANDET, a indiqué que si l’objectif intermédiaire était malmené par la crise, l’objectif de 2015 serait, lui, respecté. Et rappelé que la France était le quatrième donateur mondial...
Le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain JOYANDET, a présenté son budget dans un entretien au Figaro (édition datée du 30/10/2009). Représentant 3,5 milliards d’euros, ce budget sera en progression de 10%. Plus des deux tiers de l’aide resteront bilatéraux, et 60% de cette aide ira en Afrique subsaharienne et concentrée sur 14 pays.
Sur le plan sectoriel, les priorités seront accordées aux interventions sociales dans l’éducation et la santé, ainsi qu’au financement des PME-PMI aux côtés de l’Agence Française de Développement (AFD).
Bernard KOUCHNER, le ministre des Affaires étrangères, a réuni à Paris, le 22 octobre les représentants de douze pays favorables à l’instauration d’une taxation sur les transactions financières, dont les fonds seraient destinés à financer des actions pour le développement et contre le réchauffement climatique. Ces pays sont : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Chili, l’Espagne, la France, l’Italie, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et le Sénégal. Le dispositif a été validé par une étude de la Banque mondiale et de HSBC.
L’hypothèse de travail est de prélever cinq centimes d’euros sur une transaction de 1000 euros, ce qui pourrait permettre de récolter 30 milliards d’euros par an.
Selon Les Echos (édition datée du 23/10/2009), les pays, dont la France, ont donné leur accord de principe pour la mise en place d’un tel dispositif, et mandaté un groupe d’experts pour se prononcer en mai prochain sur les modalités pratiques. L’objectif est de réunir un nombre suffisant de pays, estimé à 60, pour atteindre une masse critique. Chaque pays est donc invité à faire la promotion du dispositif dans sa région.
Alain JOYANDET, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, a précisé dans un entretien au Figaro (édition datée du 11/06/2009) les objectifs du gouvernement en matière d’aide au développement :
le maintien du montant de l’aide publique au développement à 7,5 milliards d’euros en 2009 ;
son augmentation pour atteindre 0,7% du revenu national en 2015 ;
la concentration de l’aide sur une zone plus restreinte : 60% sera destinée à l’Afrique subsaharienne, avec 14 pays prioritaires qui recevront 50% des subventions ;
la concentration de l’aide sur cinq secteurs prioritaires : la santé, l’éducation, le développement durable, la sécurité alimentaire et le soutien du secteur privé ;
la participation à hauteur de 16 milliards d’euros à l’augmentation des ressources du FMI, dans le cadre des décisions prises lors du G20 le 2 avril dernier ;
le cofinancement de 1 milliard d’euros du fonds contre la vulnérabilité de la Banque mondiale ;
le triplement du nombre de volontaires envoyés dans les pays en développement, de 4400 en 2009 à 15000 par an en 2012, à partir d’une plate-forme numérique « France Volontaires », qui sera créée pour centraliser les recrutements.
Bernard KOUCHNER, le ministre des Affaires étrangères, et Alain JOYANDET, le secrétaire d’Etat à la Coopération, ont proposé le 28 mai dernier d’organiser « sur une base volontaire » le prélèvement d’une part infime des flux financiers pour accompagner le développement des pays pauvres. Si, selon Le Figaro (édition datée du 29/05/2009), aucun projet concret n’existe encore, l’intervention des deux ministres viserait à :
relancer l’analyse d’une telle mesure au niveau international : un groupe de travail devrait être créé par le « Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement » qui regroupe 58 pays, pour étudier la faisabilité technique d’une taxe sur les transactions monétaires ;
agréger les soutiens internationaux : actuellement les pays scandinaves, l’Allemagne, le Japon, le Brésil, le Chili...
réfléchir à des solutions alternatives : récupérer une partie du produit des enchères Carbones, étendre la taxe sur les billets d’avions, réduire les coûts de transfert d’épargne des migrants vers leurs pays d’origine...
L’Aide Publique au Développement (APD) a atteint 119,6 milliards de dollars en 2008, selon les chiffres du Comité D’Aide au Développement (CAD) de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), rapportés par Les Echos (édition datée du 30/03/2009). Ce montant est en augmentation de 10% par rapport à 2007. Cette aide reste cependant inférieure aux recommandations des Nations unies qui appellent les Etats développés à consacrer 0,7% de leur revenu national brut à leur APD. Il est également encore inférieur aux engagements pris lors du sommet du G8 en 2005, de porter de 80 à 130 milliards de dollars en prix constants l’aide en 2010, ce qui supposerait que les donneurs mobilisent entre 10 et 15 milliards de dollars supplémentaires par rapport à leurs plans de dépenses prévisionnelles.
Parmi les pays contributeur, les efforts varient selon les pays :
+16,8% pour les Etats-Unis à 26 milliards de dollars ;
+5,7% pour l’Allemagne, deuxième contributeur avec 13,9 milliards de dollars ;
+24,1% pour le Royaume-Uni, avec 11,4 milliards de dollars ;
+2,9% pour la France, avec 10,9 milliards de dollars..
En 2006, la France consacrait 0,47% de son revenu disponible à l’aide au développement. En 2008, ce chiffre a été ramené à 0,39%, contre :
0,98% pour la Suède ;
0,92% pour le luxembourg ;
0,88% pour la Norvège ;
0,82% pour le Danemark ;
0,80% pour les Pays-Bas.
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement, Brice HORTEFEU, en visite en Afrique, a signé un « accord de gestion concertée des flux migratoires » avec le Bénin. Cet accord bilatéral - le troisième après ceux conclus avec le Gabon (en juillet 2007) et le Congo (en octobre 2007) - illustre selon le ministre sa méthode et la nouvelle politique d’immigration. Cet accord comprend trois aspects :
un accord sur l’immigration légale et estudiantine ;
un accord de « réadmission » : la reprise automatique par le Bénin des clandestins partis du pays, quelle que soit leur nationalité ;
un accord de co-développement dans le domaine de la santé, pour un montant de 4 à 5 millions d’euros, dont 3 millions dans le domaine de la santé, avec l’envoi de matériel médical recyclé, la création d’un centre contre le paludisme, la mise en place d’une mutuelle professionnelle pour les praticiens, et des actions favorisant le retour de médecins béninois dans leur pays, avec l’objectif de réinstaller une centaine de jeunes diplômés et d’une quinzaine de spécialistes.