Les arbitrages du président de la République concernant le Revenu de Solidarité Active (RSA) ont été rendu public le 28 août :
le RSA sera généralisé dès le milieu de l’année 2009, le 1er juillet ;
en complément des budgets alloués aux dispositifs que le RSA remplacera (comme le RMI ou l’Allocation Parent Isolé), l’Etat consacrera 1,5 milliard d’euros en année pleine, pour un total de 9 milliards d’euros ;
le financement sera assuré, non par la suppression de la Prime Pour l’Emploi (PPE), mais par un prélèvement supplémentaire de 1,1% sur les revenus du capital, applicable dès 2009. Devraient être touchés les dividendes d’actions, les revenus obligataires et fonciers, les plus-values mobilières ou immobilières. Les départements, qui financent déjà le RMI, supporteront le coût du RSA de base (448 euros mensuel pour un célibataire sans enfant), et l’Etat versera la somme accordée aux personnes ayant un emploi à bas salaire, via les Caisses d’Allocations Familiales et la Mutualité Sociale Agricole, déjà en charge du RMI et de l’API.
Objectif
L’objectif du RSA est de réduire d’un tiers la pauvreté en cinq ans, d’encourager la reprise d’une activité professionnelle, de simplifier les minima sociaux, de lutter contre l’apparition de travailleurs pauvres. Le RSA devrait bénéficier à 3,7 millions de ménages, et permettre, selon Le Figaro (édition du 28/08/2008), de réduire instantanément de près de 1% le taux (actuellement à 12%) des Français vivant sous le seuil de pauvreté.
Fonctionnement
Le RSA est accessible à partir de 25 ans, à condition de chercher un emploi, et remplacera le RMI et l’API. Son mécanisme favorise le retour à l’emploi, puisque son montant de base diminue de 38 centimes lorsque son allocataire gagne 1 euro. Chaque heure travaillée augmente donc le revenu total du bénéficiaire. L’aide est versée sans limite de durée, tant que le revenu du travail ne dépasse pas 1,04 smic mensuel. A ce niveau, la prime pour l’emploi prend le relais, jusqu’au niveau de 1,4 smic.
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