La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie PECRESSE, a dressé le bilan du prêt étudiant lancé en septembre 2008.
S’adressant aux étudiants de moins de 28 ans, le prêt, d’un montant maximal de 15000 euros, est octroyé sans conditions de ressources, sans caution parentale ou d’un tiers. Un fonds de garantie, géré par Oséo, garantit le montant engagé à 70%, le solde étant à la charge des banques. Le prêt inclut la possibilité de remboursement différé et présente un taux d’intérêt de 3,8% en moyenne.
Le dispositif, rapporte Les Echos (édition datée du 22/10/2009), a permis d’octroyer 6600 crédits pour un montant de 53 millions d’euros, soit un montant moyen de 8000 euros. Le prêt a été sollicité à 16% par les étudiants d’université contre 42,8% dans les écoles à bac +4 ou plus. Ce résultat est inférieur aux objectifs fixés l’an dernier : 20000 prêts conclus à la fin 2008 et 40000 fin 2009.
Pour Valérie PECRESSE, le résultat s’explique par :
le manque d’information délivrée aux étudiants ;
le durcisement des conditions des banques pour les emprunts ;
la réticence des étudiants à s’endetter, compte tenu des craintes sur les débouchés.
La ministre a demandé aux réseaux bancaires partenaires (Banque Populaire, Société Générale, Crédit Mutuel, CIC, Caisse d’Epargne) d’informer plus les étudiants.
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