L’objectif du gouvernement est de renforcer les sanctions à l’encontre des chômeurs qui refuseraient deux « offres raisonnables » d’emploi.
Le premier ministre, François FILLON, a déclaré à l’Assemblée le 7 mai que ces chômeurs subiraient la dégressivité de leurs indemnités. Ce que Christine LAGARDE, la ministre de l’Economie, et Laurent WAUQIER, le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, ont confirmé aux partenaires sociaux, au cours de la rencontre tripartite (gouvernement, syndicat et patronat)organisée le même jour pour renégocier le cadre de l’assurance-chômage.
Selon Le Monde (édition datée du 8/05/2008), l’« offre raisonnable » évoluerait en fonction de l’ancienneté du demandeur d’emploi dans le chômage :
pendant les trois premiers mois, l’emploi raisonnable devrait s’inscrire dans le projet professionnel défini par le chômeur, à un niveau de rémunération au moins égal au salaire précédent ;
entre trois et six mois, l’offre devrait être compatible avec les « qualifications » du demandeur d’emploi et être rémunéré à hauteur minimum de 95% du salaire précédent ;
entre six et douze mois, la rémunération minimale serait ramenée à 80% du salaire précédent, et le trajet entre le poste et le domicile ne devrait pas dépasser 30 kilomètres ou une heure de transport ;
après douze mois, la rémunération minimale devrait être supérieure à l’allocation du chômeur, les conditions de distance et de transport ne changeant pas.
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