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La création d’une Union de la Méditerranée

lundi 7 mai 2007, par Patrick HERTER


Thématiques associées : Diplomatie Défense , Europe

« C’est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, de prendre l’initiative avec le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, Chypre, d’une union méditerranéenne comme elle prit jadis l’initiative de l’Union européenne. (...) C’est dans cette perspective qu’il nous faut concevoir l’immigration choisie, le co-développement, la maîtrise di libre-échange, le combat pour la diversité culturelle. La méditerranée a besoin d’une rencontre périodique de ses chefs d’Etat et de gouvernement comme les grands pays industrialisés ont leur G8. Elle a besoin d’un Conseil de la Méditerranée comme l’Europe a le Conseil de l’Europe. Elle a besoin d’un système de sécurité collective. Elle a besoin d’investissements dans les infrastructures. Elle a besoin d’une gestion commune de l’eau, d’une politique commune de la mer, d’une politique commune de l’énergie, d’une politique commune des migrations, d’une politique commune du patrimoine, du tourisme, de la recherche... La dépollution de la Méditerranée et l’énergie pourrait constituer les premières de ces politiques communes parce que ce sont les plus urgentes, les plus nécessaires. La deuxième priorité est dans la création d’une banque méditerranéenne d’investissement sur le modèle de la Banque européenne d’investissement, dans la coopération entre les entreprises et les accords de sous-traitance. (...) La troisième priorité est la mise en place d’une coopération intégrée pour lutter ensemble contre la corruption, le crime organisé et le terrorisme. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

« Je proposerai une Union de la Méditerranée, comme il y a eu la Communauté Européenne. C’est là que tout se joue : la guerre ou la paix, la catastrophe environnementale ou non. » (Nicolas SARKOZY - Entretien au Monde - 26/04/2007)

  • L’Union pour la Méditerranée définit une stratégie commune sur l’eau douce

    25 décembre 2008, par Patrick HERTER

    Organisée le 22 décembre dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, une conférence coprésidée par la France, l’Egypte et la Jordanie a rédigé une déclaration définissant les principes d’une stratégie commune de gestion de l’eau.

    Cette déclaration, selon Le Monde (édition datée du 24/12/2008) engage les pays signataires à rationaliser leur usage de l’eau, avec cinq objectifs :

    - s’adapter au changement climatique ;
    - établir un équilibre entre l’offre et la demande ;
    - protéger et réhabiliter les milieux naturels ;
    - dépolluer la Méditerranée ;
    - utiliser des technologies efficientes de l’eau.

    Cette déclaration devrait être adoptée par les pays en 2010, et s’accompagner de réalisations concrètes, dont une première ligne a été rendue publique :

    - gestion efficiente de l’eau agricole dans la vallée du Jourdain ;
    - évaluation des risques liés à la remontée du niveau de la mer dans le delta du Nil ;
    - installation de petites unités de déssalement fonctionnant à l’énergie solaire au Maroc et en Tunisie ;
    - projet de canal reliant la mer Rouge à la mer Morte...


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  • Union Pour la Méditerranée : 60 projets pour un « Plan solaire »

    24 novembre 2008, par Patrick HERTER

    Selon Le Monde (édition datée du 25/11/2008), le ministre de l’écologie, Jean-Louis BORLOO, a annoncé le 22 novembre dernier que plus de 60 projets avaient été identifiés dans le cadre du « Plan solaire » de l’Union Pour la Méditerranée (UPM). Il a ajouté que l’objectif était un démarrage des premiers projets "pilotesé d’ici fin 2009.


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  • L’Union pour la Méditerranée bloquée par les questions qui fâchent

    2 novembre 2008, par Patrick HERTER

    Lancée en juillet à Paris par 44 pays, l’Union pour la Méditerranée (UPM) est menacée par plusieurs questions politiques, à la veille de la réunion de ses ministres des affaires étrangères les 3 et 4 nomvembre, à Marseille :

    - la participation de la Ligue Arabe aux rencontres préparatoires entre diplomates et experts est refusée par Israël ;

    - la localisation du secrétariat général ne dégage pas de consensus : la Syrie et le Liban s’opposent, selon Le Monde (édition datée du 01/11/2008), à son installation dans un pays arable, car cela normaliserait indirectement les relations avec Israël, alors que la France le souhaite ;

    - la présidence de l’UPM est, elle aussi, l’objet d’une lutte d’influence : la France tente de la conserver pour les deux prochaines années, mais les deux pays qui doivent piloter l’Union Européenne en 2009 (la République Tchèque et la Suède) font valoir leurs droits.


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  • L’Union européenne limite les ambitions de la France pour la Méditerranée

    22 mai 2008, par Patrick HERTER

    La Commission européenne a présenté le 20 mai dernier ses propositions pour doter le projet d’Union Pour la Méditerranée (UPM) d’une structure institutionnelle.

    La Commission rappelle d’abord que le processus de Barcelone, lancé en 1995, reste prééminent. L’UPM s’y intégrera.

    Sur le plan institutionnel, la Commission souhaite :

    - limiter à six mois une éventuelle première co-présidence française. L’Europe serait représentée, à partir du 1er janvier 2009, par les présidents du Conseil et de la Commission, alors que la France souhaitait présider les deux premières années ;

    - créer un secrétariat léger pour mettre en œuvre des projets de partenariat. Ce secrétariat sera domicilié dans un lieu choisi par « consensus ». La France avait indiqué son souhait de l’installer à Tunis ;

    - créer un « Comité permanent euro-méditerranéen » qui sera composé des représentants à Bruxelles des Etats membres de l’UPM, et qui sera chargée de la conception et de la réalisation des projets ;

    - privilégier quatre grands domaines d’action sur la douzaine de projets défendus par la France : la dépollution, la protection civile, les transports et l’énergie solaire.

    Les sommets et les réunions ministérielles seraient directement préparés par la Commission européenne.

    La structure institutionnelle sera finalisée pendant le sommet organisé le 13 juillet prochain à Paris. La question du financement de l’UPM n’a pas été tranchée.


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  • L’Union Européenne entérine un nouveau projet

    14 mars 2008, par Patrick HERTER

    La présidence de la République a fait parvenir le 11 mars aux partenaires européens de la France le texte du compromis négocié avec l’Allemagne sur l’Union pour la Méditerranée. Ce compromis a été accepté par l’Union européenne le 13 mars, lors du Conseil européen.

    Le projet revient sur l’ambition de créer ex nihilo une nouvelle union autour de la Méditerranée, pour s’intégrer à un processus de Barcelone auquel la France souhaite donner un « nouvel élan ». Ce processus, lancé depuis douze ans, devra, à terme, mener à l’émergence de l’Union pour la Méditerranée.

    Le principe d’une présidence conjointe assurée par un pays du sud et du nord de la Méditerranée, et assistée par un secrétariat a été accepté. Cette présidence organisera tous les deux ans un sommet réunissant les 43 pays invités. Elle sera dotée d’un secrétariat « léger » d’une vingtaine de personnes.

    Enfin, seuls des fonds privés seront levés pour financer les futurs projets de l’Union, tels que les projets de dépollution de la Méditerranée. La Commission européenne gardera la maîtrise des 3 milliards d’euros de fonds communautaires alloués à 10 Etats du Sud entre 2007 et 2010.


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  • Un compromis proposé à l’Allemagne

    29 février 2008, par Patrick HERTER

    Selon Les Echos (édition du 29/02/2008), le président de la République s’apprêterait à proposer un compromis sur l’Union pour la Méditerranée à l’Allemagne, plus que réticente sur le sujet.

    Le projet reposerait sur trois principes :

    - l’Union pour la Méditerranée ne se substituerait pas au processus de Barcelone qui organise, depuis 1995, les partenariats entre l’Union européenne et les pays Méditerranéens, mais le complèterait ;

    - l’Union pour la Méditerranée serait organisée sur le modèle du Conseil des Etats de la mer Baltique, créé en 1992 par l’Allemagne et le Danemark pour traiter les problèmes environnementaux, énergétiques et politiques entre pays riverains. Ce conseil de 12 membres (dont la Pologne, la Russie, la Finlande) intègre une représentation de la Commission européenne, qui participe à certains projets de coopération lorsqu’elle le souhaite, ainsi que les autres Etats de l’Union, avec un statut d’observateurs, mais qui ont la possibilité de participer aux projets au cas par cas ;

    - le sommet de lancement du projet aurait lieu le 13 juillet, en présence des autres pays de l’Union européenne, et les pays riverains de la Méditerranée prolongeraient leur réunion le lendemain, à l’inverse de ce qui était prévu initialement.


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  • Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes redoute le projet d’Union méditerranéenne

    26 janvier 2008, par Patrick HERTER

    Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre JOUYET, s’est inquiété dans un entretien avec Le Figaro (édition du 25/01/2008) des réactions négatives suscitées en Europe par le projet d’Union méditerranéenne. L’Allemagne craint la concurrence avec d’autres projets similaires de l’Union européenne et la mise à l’écart des pays de l’Union ne possédant pas de côtes méditeranéenne. Jean-Pierre JOUYET craint que ce projet ne perturbe la présidence française de l’Union au deuxième semestre 2008, et recommande de le rendre complémentaire des projets existants, comme le processus de Barcelone (lancé en 1995) et la politique de voisinage pilotée par la Commission européenne.


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  • La France fait évoluer le projet d’Union méditerranéenne

    22 décembre 2007, par Patrick HERTER

    Réunis à Rome le 20 décembre, les chefs des gouvernements italien et espagnol, Romano PRODI et Jose Luis ZAPATERO, et le président français, Nicolas SARKOZY, ont lancé ensemble un « appel de Rome pour la méditerranée », qui doit être formalisée par une conférence des pays riverains le 13 juillet 2008 à Paris.

    Cet appel, qui évoque une « Union de la Méditerranée » (et non plus une Union méditerranéenne), souligne que celle-ci n’a pas vocation à ses substituer aux procédures de coopération et de dialogue qui réunissent déjà les pays de la Méditerranée, mais à les compléter. Le processus de Barcelone, lancé par l’Union européenne, et les politiques de voisinage entre Etats resteront donc centraux. Cette évolution permet à l’Italie et l’Espagne de rejoindre un projet qui s’éloigne de l’intégration pour se rapprocher de la coopération, selon Le Figaro (édition du 22/12/07). Des projets concrets seront mis en œuvre, avec une participation à géométrie variable des Européens. Restent à identifier les projets les plus appropriés, à réaliser l’étude de leur faisabilité, et trouver les sources de leur financement.

    Le 14 juillet 2008, au lendemain de la conférence, un sommet des l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne sera organisé à Paris. Une rencontre avec les représentants des pays riverains de la Méditerranée en fera partie.


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  • L’Allemagne s’oppose à l’Union de la Méditerranée

    9 décembre 2007, par Patrick HERTER

    Angela MERKEL, la chancelière allemande, a exprimé ses réticences à l’égard du projet d’Union de la Méditerranée, initiée par la France, à l’occasion du sommet franco-allemand du 6 décembre. Un porte-parole du gouvernement allemand a renouvelé celles-ci le 7 décembre.

    L’Allemagne craint une Union qui concurrencerait l’Union européenne, en exclurait du projet plusieurs Etats européens, et pousserait à terme la France à se tourner vers la Méditerranée et l’Allemagne vers l’Europe centrale et orientale, pour le plus grand désavantage du projet européen.

    D’autre part, selon Le Figaro (édition du 8/12/2007), l’Allemagne craindrait aussi que le projet de l’Union de la Méditerranée ne soit financé sur des fonds communautaires, dont elle est le premier contributeur.


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  • Le point sur le projet d’Union méditerranéenne

    6 décembre 2007, par Patrick HERTER

    La France a constitué une équipe, supervisée par Henri GUAINO et la cellule diplomatique de l’Elysée, et épaulée par l’ambassadeur Alain LEROY. Cette équipe rencontre les pays concernés pour créer une dynamique et répondre aux objections éventuelles. Mais les réactions sont contrastées...

    Selon Le Figaro (édition datée du 5/12/2007) :

    - le projet a été accueilli plutôt favorablement dans le Maghreb, même si les pays redoutent de se voir proposer un projet façonné par le Nord qui ne serait pas vraiment le leur. Ils désapprouvent aussi le concept d’immigration choisie qu’ils entrevoient aussi derrière le projet ;

    - Israël, réservé au départ, serait aujourd’hui plus intéressé. Le Liban et la Syrie ont d’autres sujets de préoccupations ;

    - la Turquie se concentre sur l’adhésion à l’Union européenne ;

    - les réserves les plus fortes proviennent de l’Europe : la Commission européenne craint la duplication avec le processus de Barcelone, l’Allemagne est réticente à un projet dans lequel elle n’aurait droit qu’à un statut d’observateur, l’Espagne défend le processus de Barcelone, initié par le chef de sa diplomatie, l’Italie reste encore circonspecte, la Grande-Bretagne est en réserve.

    Un sommet est prévu à Marseille les 11 et 12 juin 2008, pour approuver une demi-douzaine de projets concrets dans les domaines de l’environnement, de la sécurité, de l’économie, des finances et du social. La France explique déjà que le projet ne « siphonnera » pas les crédits européens, que de grandes entreprises seront mises à contribution, et qu’un apport financier des pays du Golfe est espéré.


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  • Le projet d’Union méditerranéenne présenté à Euromed

    8 novembre 2007, par Patrick HERTER

    Alain LE ROY, l’ambassadeur chargé par Nicolas SARKOZY d’assurer la mise en œuvre du projet d’Union méditerranéenne, a présenté les grandes lignes du projet à la réunion ministérielle EUROMED, rassemblant depuis 1995 les pays de l’Union européenne, la Commission européenne et des pays méditerranéen, dans le cadre du processus de Barcelone.

    Alain LE ROY a indiqué que le projet s’inspirait des réunions du G8 pour :

    - instaurer un forum d’échange annuel ou biannuel entre les pays
    - construire une union par projets, fondée sur des programmes concrets, comme une agence de l’eau chargée de lutter contre la pollution de la Méditerranée, ou une agence de développement des petites et moyennes entreprises. Chaque projet serait soutenu par les pays qui le souhaiteraient.

    Un statut d’observateur pourrait être créé pour associer ponctuellement aux projets des pays non riverains de la méditerranée, mais membres de l’Union européenne.


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  • Nicolas SARKOZY défend son projet d’Union méditerranéenne

    25 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Le président de la République a présenté le 23 octobre, au Maroc, son projet d’Union méditerranéenne. Nicolas SARKOZY a appelé à un « grand rêve de civilisation », « capable de soulever le monde ». Se voulant aussi pragmatique, le chef de l’Etat veut faire a avancer l’Union méditerranéenne autour de projets concrets, tels que la dépollution de la Méditerranée. Sur le plan institutionnel, Nicolas SARKOZY plaide pour une organisation non contraignante, pragmatique et à géométrie variable. Il souhaite aussi que ce projet ne soit pas celui de la France, mais de chacun des pays, encouragés à surmonter leurs différends, à l’image des pères fondateurs de l’Europe.

    Le chef de l’Etat a invité les chefs d’Etat des pays méditerranéen à tenir une réunion au sommet, en France, en juin 2008.


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  • Premier voyage au Maghreb pour évoquer l’Union méditerranéenne

    10 juillet 2007, par Patrick HERTER

    Le président de la République effectue une visite en Algérie et Tunisie les 10 et 11 juillet. Au menu des rencontres avec les dirigeants de ces deux pays : l’Union méditerranéenne.

    Ce projet vise à créer un espace de solidarité et de coopération, axé sur la lutte contre le crime organisé et le terrorisme, le développement durable, l’énergie, le co-développement, l’immigration. Le président de la République souhaiterait que cet espace intègre les seuls pays du pourtour méditerranéen, plus le Portugal. Il s’organiserait autour de sommets (G-Med) auquel serait associé un Conseil de la Méditerranée (EuroMed), analogue au Conseil de l’Europe, pour mener un dialogue politique. Un système de sécurité collective serait mis en place, ainsi que des partenariats de co-développement.


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