« C’est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, de prendre l’initiative avec le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, Chypre, d’une union méditerranéenne comme elle prit jadis l’initiative de l’Union européenne. (...) C’est dans cette perspective qu’il nous faut concevoir l’immigration choisie, le co-développement, la maîtrise di libre-échange, le combat pour la diversité culturelle. La méditerranée a besoin d’une rencontre périodique de ses chefs d’Etat et de gouvernement comme les grands pays industrialisés ont leur G8. Elle a besoin d’un Conseil de la Méditerranée comme l’Europe a le Conseil de l’Europe. Elle a besoin d’un système de sécurité collective. Elle a besoin d’investissements dans les infrastructures. Elle a besoin d’une gestion commune de l’eau, d’une politique commune de la mer, d’une politique commune de l’énergie, d’une politique commune des migrations, d’une politique commune du patrimoine, du tourisme, de la recherche... La dépollution de la Méditerranée et l’énergie pourrait constituer les premières de ces politiques communes parce que ce sont les plus urgentes, les plus nécessaires. La deuxième priorité est dans la création d’une banque méditerranéenne d’investissement sur le modèle de la Banque européenne d’investissement, dans la coopération entre les entreprises et les accords de sous-traitance. (...) La troisième priorité est la mise en place d’une coopération intégrée pour lutter ensemble contre la corruption, le crime organisé et le terrorisme. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)
« Je proposerai une Union de la Méditerranée, comme il y a eu la Communauté Européenne. C’est là que tout se joue : la guerre ou la paix, la catastrophe environnementale ou non. » (Nicolas SARKOZY - Entretien au Monde - 26/04/2007)
