63 députés de la majorité présidentielle ont signé un appel en faveur d’un grand emprunt de 50 à 100 milliards d’euros sur cinq à dix ans, alors que la commission co-présidée par Alain JUPPE et Michel ROCARD doit remettre son rapport le 19 novembre, et que les deux anciens Premiers ministres ont déjà indiqué être favorables à un emprunt de 20 à 40 milliards d’euros.
Ces députés sont : Martine AURILLAC, Brigitte BAREGES, Jean-Louis BERNARD, Jérôme BIGNON, Claude BODIN, Michel BOUVARD, Bernard BROCHAND, Bernard CARAYON, Olivier CARRE, Eric CIOTTI, François CORNUT-GENTILLE, Jean-Michel COUVE, Olivier DASSAULT, Bernard DEFLESSELLES, Yves DENIAUD, Nicolas DHUICQ, David DOUILLET, Cécile DUMOULIN, Raymond DURAND, Daniel FASQUELLE, Jean-Michel FERRAND, Jean—Pierre GIRAN, Jean-Claude GUIBAL, Philippe GOUJON, Anne GROMMERCH, Michel HEINRICH, Laurent HENARD, Olivier JARDE, Yves JEGO, Arlette GROSSKOST, Jean-Christophe LAGARDE, Jean-François LAMOUR, Robert LECOU, Marc LE FUR, Jean LEONETTI, Maurice LEROY, François LOOS, Lionnel LUCA, Jean-François MANCEL, Philippe-Armand MARTIN, Damien MESLOT, Renaud MUSELIER, Jacques MYARD, Françoise de PANAFIEU, Jean-Frédéric POISSON, Bérengère POLETTI, Jean-Luc PREEL, Didier QUENTIN, Bernard REYNIES, Franck REYNER, Jean ROATTA, Arnaud ROBINET, François ROCGEBLOINE, Marie-Josée ROIG, Jean-Marc ROUBAUD, Francis SAINT-LEGER, Rudy SALLES, André SANTINI, François SCELLIER, Georges SIFFREDI, Daniel SPAGNOU, Jean TIBERI, René-Paul VICTORIA.
Les députés considèrent que le grand emprunt est « une opportunité de rompre avec une pratique qui depuis trente ans veut que l’on s’endette essentiellement pour assurer des dépenses de fonctionnement » et de contribuer à l’émergence d’un « nouveau modèle de croissance ». A condition d’investir massivement dans des « programmes phares, mais surtout rentables, susceptibles de générer des retours sur investissement sous forme de croissance, d’emploi et de développement durable », tels que « la croissance verte, la révolution numérique, la société de la connaissance, les infrastructures, les universités, les laboratoires, les entreprises, les grandes métropoles... » . A condition aussi d’isoler les fonds du budget général...
Les députés considèrent que manquer d’audace serait « une erreur historique », alors que la Chine, l’Inde, le Brésil, les Etats-Unis, l’Allemagne, ont lancé des programmes très ambitieux.
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