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La réforme de l’école

lundi 7 mai 2007, par Patrick HERTER


Thématiques associées : Enseignement

« Si je suis élu, je m’engage à ce que l’avenir de l’école ne soit plus entre les mains des technocrates et des experts et que l’on débatte de nouveau des programmes scolaires et du projet éducatif devant le Parlement et devant le pays. Et je veux dire aux enseignants que l’on ne refera pas l’école sans eux. Je veux que les enseignants reprennent confiance en eux, en leurs savoirs, en leurs compétences. Je veux qu’ils aient la liberté de leur méthode d’enseignement plutôt que de se plier à la énième circulaire du énième ministre de l’Education nationale. Je veux pour eux l’autonomie qui seule leur permettra de s’adapter à leurs élèves, à leurs régions, à leurs environnements. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

  • Leçons de morale à l’école

    1er septembre 2011, par Patrick HERTER

    Enseignement à part depuis 2008, l’instruction civique et morale fait l’objet d’une circulaire, rapporte Le Figaro (édition datée du 01/09/2011). Cette circulaire qui rappelle qu’« à l’école primaire, le développement moral de l’enfant doit faire l’objet d’une attention aussi soutenue que son développement intellectuel ou physique », précise que la conscience morale de l’élève doit être renforcée dans des « situations concrètes et en référence aux valeurs communes ». Pour y parvenir, la circulaire précise que :

    - le maître doit rendre progressivement compréhensible les « grands principes de l’action morale » ;
    - l’usage de la maxime morale er la lecture de récits sont conseillées ;
    - le temps consacré doit être régulier et quotidien, plutôt au début de la journée ;
    - l’enseignement pourra utiliser les mises en situations, jeux de rôles ou dilemmes moraux.

    Quatre domaines sont proposés :

    - l’introduction aux notions de la morale, avec la distinction du bien et du mal ;
    - le respect de soi, y compris l’hygiène et la protection de soi ;
    - la vie sociale, avec la solidarité, la tolérance ;
    - le respect des personnes et des biens, avec la loyauté.


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  • Enquête sur l’impact des suppressions de postes sur la rentrée scolaire

    30 août 2011, par Patrick HERTER

    Le principal syndicat des chefs d’établissement a mené une enquête auprès de 1500 collèges et lycées (17% des établissements) pour évaluer l’impact réel des 16000 suppressions de postes de la rentrée 2011. Trois leçons sont tirées de ce sondage, rapporte Le Monde (édition datée du 31/08/2011) :

    - les heures supplémentaires sauvent la rentrée : sans elles (10% dans les lycées et 4% dans les collèges), il y aurait dans chaque établissement une classe sans professeur...

    - les collèges et lycées qui accueillent le plus d’enfants de familles défavorisées sont ceux qui perdent le plus d’heures d’enseignement : +4h pour les « très favorisés », -15h pour les « moyens » et -25h pour les « très défavorisés », ce qui pourrait correspondre au fait que les établissements très défavorisés, les mieux dotés, étaient ceux où les recteurs pouvaient le plus reprendre d’heures...

    - l’aide et le soutien individualisés sont sacrifiés : 12% des établissements déclarent qu’ils ne respecteront pas les horaires prévus faute d’heures, 31% expliquent qu’ils les respecteront « formellement » et 25% annoncent qu’ils sacrifieront l’individualisation...


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  • 20% des postes au capes 2011 vacants faute de candidats

    16 juillet 2011, par Patrick HERTER

    Alors que le nombre de postes aux concours 2011 était faible, 20% des 4880 places n’ont pas été pourvues par manque de candidats au niveau, dont 58% en lettres classiques, 40% en mathématiques, 19% en lettres modernes, 16,5% en anglais... La situation devrait s’aggraver les prochaines années rapporte Le Monde (édition datée du 15/07/2011) :

    - seuls 450 étudiants sot inscrits en master 1 d’enseignement,
    - les masters préparant l’enseignement en lycée professionnel et technologique sont désertés.

    La réforme qui a supprimé l’alternance dans le cadre des IUFM et confié aux universités le soin de préparer les enseignants a brouillé l’information :

    - le passage du niveau requis de la licence (Bac +3) au master (Bac +5) a réduit le nombre d’étudiants susceptibles de devenir enseignants ;
    - les étudiants de master sont plus tentés par l’entreprise ou la la recherche ;
    - la baisse du nombre de postes offerts réduit l’attractivité de la profession en renforçant la sélection ;
    - la violence à l’école, les difficultés du métier, la faiblesse du salaire et les perspectives floues dissuadent les vocations.


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  • Remise du rapport sur les rythmes scolaires

    5 juillet 2011, par Patrick HERTER

    Le rapport sur les rythmes scolaires, rédigé par le comité de pilotage de la conférence nationale sur les rythmes scolaires, présidé par Christian FORESTIER, a été remis au ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL. Le rapport préconise :

    1/ Un cadre horaire fixe pour tous les élèves, de 6 à 14 ans, avec une organisation différenciée :

    - Jusqu’à la fin de la 5ème : un temps d’enseignement de 5 heures, un accompagnement éducatif (études dirigées et soutien) de 2 heures permettant de faire tous son travail écritet un temps péri éducatif pendant la pause déjeuner (1h30) et après 17 heures ;

    - Jusqu’à la fin de la 3ème : un temps d’enseignement de 6 heures, un accompagnement éducatif de 1 heure et un temps péri éducatif pendant la pause déjeuner et après 17 heures.

    2/ Le rétablissement de la semaine de 4 jours et demi

    3/ Un rythme régulier de 7 semaines de classe pour 2 semaines de vacances

    4/ Le zonage des vacances d’été

    Le ministre de l’Education nationale a indiqué, rapporte Le Monde (édition datée du 6/07/2011) que les premières mesures ne seraient pas appliquées avant la rentrée 2013...


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  • La fin de l’école obligatoire jusqu’à 16 ans ?

    1er juillet 2011, par Patrick HERTER

    Instaurée en 1959, l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans pourrait être remise en cause par le vote de la loi sur l’alternance. Un des amendements propose en effet d’autoriser les jeunes d’au moins 15 ans pendant l’année civile à signer un contrat de formation en alternance à la fin du collège. Le Figaro (édition datée du 1/07/2011) rappelle qu’une dizaine de milliers d’élèves de moins de 16 ans bénéficient aujourd’hui déjà d’une dérogation sur l’âge, et seulement 7 âgés de 14 ans. Les opposants à la mesure indiquent que les entreprises ne sont pas intéressées par des jeunes sans acquis fondamentaux, en manque de maturité, encadrés par une législation plus contraignante, alors qu’il y a de nombreux jeunes surqualifiés au chômage. Nicolas SARKOZY, le chef de l’Etat, a donné le 1er mars dernier l’objectif de passer de 600000 à 800000 « alternants » en trois ans pour lutter contre le chômage des jeunes...


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  • De nouvelles sanctions dans les collèges et lycées

    28 juin 2011, par Patrick HERTER

    Alors que le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, prépare de nouvelles mesures pour sécuriser les examens et que la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie PECRESSE, évoque la possibilité d’interdire les téléphones portables en examen universitaire, Le Figaro (édition datée du 28/06/2011) rapporte qu’un décret paru au Journal Officiel le 26 juin dernier modifie l’arsenal disciplinaire à la disposition des directeurs d’établissement :

    - la généralisation dans les règlements intérieurs d’un travail d’intérêt général en dehors des heures d’enseignement sous la forme d’actions de solidarité, culturelles ou de formation pour responsabiliser l’élève sanctionné ;

    - le maintien dans l’établissement dans le cadre d’une exclusion temporaire de la classe ;

    - la limitation à huit jours contre un mois l’exclusion temporaire maximale d’un établissement.


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  • Gel des fermetures de classes primaires... en 2012

    22 juin 2011, par Patrick HERTER

    Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a annoncé le 21 juin dernier qu’aucune classe primaire ne serait fermée à la rentrée 2012, « hors baisse démographique », tout en réaffirmant sa fermeté sur le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite, soit près de 14000 postes en moins à la rentrée 2012. Le chef de l’Etat a fait de l’école primaire sa « priorité », rapporte Les Echos (édition datée du 22/06/2011), ouvrant par ailleurs le débat sur le statut des enseignants, le collège unique, les rythmes scolaires...


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  • Vers un nouveau système de notation des enseignants ?

    8 juin 2011, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a présenté le 6 juin dernier aux syndicats d’enseignants un rapport sur l’évaluation. Les conclusions de ce dernier, rapporte Le Monde (édition datée du 8/06/2011), indiquent que l’évaluation actuelle n’est pas cohérente :

    - elle est excessivement codifiée : un jeune enseignant est noté de 33 à 35 points et sa note administrative atteindra 40 points en fin de carrière ;

    - elle est figée et ne motive pas : la note d’origine décide de la progression de rémunération de toute la carrière.

    Les enseignants consultés dans le cadre de ce rapport sont 40% à considérer que le système actuel ne permet pas de valoriser ceux qui le méritent. Ils sont :

    - 65% à considérer que la capacité à gérer la classe doit être évaluée ;
    - 61% à considérer que la capacité à faire progresser et réussir les élèves doit être évaluée ;
    - 44% à considérer que la passion et le dynamisme permettent d’innover et de créer et doivent donc être évalués.


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  • Des pistes sur la réforme des rythmes scolaires

    30 mai 2011, par Patrick HERTER

    Le comité de pilotage chargé de réfléchir sur la réforme des rythmes scolaires, qui doit remettre son rapport fin juin, laisse filtrer certaines pistes de réflexion selon Le Figaro (édition datée du 30/05/2011) :

    - l’année scolaire pourrait être allongée de 36 à 38 semaines,
    - les vacances d’été pourraient être réduites de deux semaines
    - le zonage pourrait être étendu aux vacances d’été,
    - les vacances de la toussaint pourraient être allongées de deux jours pour permettre une véritable coupure entre les premier et deuxième trimestres,
    - les vacances de printemps pourraient être réduites de trois jours,
    - l’horaire quotidien pourrait être ramené de six à cinq heures maximum,
    - un temps « d’accompagnement éducatif obligatoire » de deux heures incluerait l’aide aux devoirs pour réduire voire supprimer le travail à la maison,
    - la semaine de quatre jours serait abandonnée, et le choix du mercredi ou du samedi serait pris au niveau local.

    Toutes ces pistes doivent encore être validées d’ici la fin du mois de juin.


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  • L’alternance dès la classe de 4ème

    28 avril 2011, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a annoncé la mise en place à la rentrée 2011 de « programmes adaptés pour une découverte de l’entreprise dès la 4ème », rapporte Le Figaro (édition datée du 28/04/2011). Luc CHATEL a indiqué que :

    - ces programmes ne seraient proposés qu’à certains collégiens,
    - il s’agirait de passer quelques semaines par an ou une journée par semaine en alternance dans une entreprise,
    - ce choix serait réversible.

    Les syndicats SNES et SE-UNSA considèrent le projet comme une attaque contre le principe du collège unique...


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  • Entre 1500 et 3000 classes fermées à la rentrée 2011

    19 avril 2011, par Patrick HERTER

    Avec la suppression de 8967 postes d’instituteurs (dont 5600 remplaçants) prévus en 2011 dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), entre 1500 (selon le ministère de l’Education nationale) et 3000 (selon les syndicats d’enseignants) classes pourraient devoir fermer à la prochaine rentrée scolaire. Alors que 4900 élèves supplémentaires sont attendus dans les écoles en septembre 2011, selon Les Echos (édition datée du 18/04/2011), la suppression des postes devrait provoquer une augmentation du nombre d’élèves par classe.


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  • Le gouvernement cherche à ajuster la formation des enseignants

    11 mars 2011, par Patrick HERTER

    Le ministère de l’Education nationale a précisé, selon Les Echos (édition datée du 11/03/2011), qu’il cherchait à procéder à des ajustements de la formation des enseignants (la « mastérisation », entrée en vigueur à la rentrée 2010) plutôt que de « bouleverser le dispositif général ». Deux pistes seraient privilégiées :

    - une évolution du contenu des masters pour améliorer la polyvalence des futurs professeurs des écoles et mieux prendre en compte « l’approche didactique et pédagogique du métier », avec des stages et des éléments conceptuels supplémentaires ;

    - le développement de masters en alternance, avec des étudiants rémunérés comme des vacataires.

    Parallèlement, le ministère recense les bonnes pratiques des masters enseignement existant pour les généraliser ultérieurement. Aucun changement majeur n’est attendu pour la rentrée 2011.


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  • Des primes pour les chefs d’établissement

    22 février 2011, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a annoncé le 25 janvier dernier qu’il accorderait une prime variable aux chefs d’établissement. Ces primes, triennales, pourront atteindre 6000 euros, selon Le Figaro (édition datée du 26/01/2011) mais devraient être en moyenne de 2000 euros. Il s’agit, pour le ministre, de rationnaliser ce qui existait de façon disparate. Les critères d’attribution seront déterminés à partir de contrats d’objectifs et d’évaluation de performance, établissement par établissement, parmi lesquels :

    - les résultats aux examens,
    - la proportion d’enfants en difficulté améliorant leurs résultats,
    - les projets d’établissement...


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  • Le ministre de l’Education nationale veut plus de maths à l’école

    14 février 2011, par Patrick HERTER

    Alors qu’un tiers des élèves en fin de CM2 ont des acquis insuffisants en calcul, et que 22,5% des élèves de 15 ans avaient des difficultés en maths en 2009 contre 16,5% en 2006, Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a présenté le 31 janvier dernier son plan pour les sciences et les technologies à l’école. Luc CHATEL préconise :

    - 15 à 20 minutes de calcul mental quotidien,
    - l’apprentissage par cœur des tables de multiplication,
    - la création d’un module de formation à l’enseignement des maths et des sciences à destination des professeurs des écoles stagiaires ;
    - la nomination dans chaque département d’un inspecteur en maths et en sciences ;
    - l’extension à 400 collèges des zones les plus en difficulté de l’expérimentation mise en œuvre dans 50 établissements avec un seul enseignant en physique-chimie, sciences et vie de la terre, technologie ;
    - le développement des projets avec les entreprises et les associations.

    Le ministre a précisé, rapporte Les Echos (édition datée du 1/02/2011), qu’aucun objectif quantitatif n’était prévu. Les syndicats auraient préféré une augmentation des horaires...


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  • Les rythmes scolaires remis en cause

    7 février 2011, par Patrick HERTER

    Le prérapport préparé par le Comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires a été présenté au ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, le 25 janvier dernier. Le texte, qui s’appuie sur 60 auditions, les débats académiques et les échanges pendant trois mois sur Internet, établit quelques constats :

    - la France est le pays d’Europe qui cumule l’année scolaire la plus courte (144 jours) et les journées les plus longues (pour un total de 914 heures annuelles) ;
    - l’organisation est considérée comme « épuisante » et « déséquilibrée » pour les enfants.

    Le rapport prône, selon Le Figaro (édition datée du 25/01/2011) :

    - l’établissement d’un rythme alternant sept semaines de travail et deux semaines de vacances ;
    - le retour des heures de cours le mercredi matin pour revenir sur la semaine de quatre jours ;
    - l’instauration d’une véritable pause de deux heures à l’heure du déjeuner ;
    - un début des cours plus tardif en primaire ;
    - la possibilité d’établir un « zonage » pour les vacances d’été, afin de contenter l’industrie du tourisme, les parents (plutôt favorables à la réduction des vacances estivales) et les enseignants (plutôt défavorables) ;
    - l’adaptation des horaires au niveau de l’enseignement (par exemple cinq heures par jour en primaire, six heures au collège et sept heures au lycée) ;
    - l’intégration de plus de souplesse dans les programmes et de plus d’interdisciplinarité.

    La Conférence émettra des propositions en juin prochain, avant que le gouvernement ne décide, pour une application en 2013-2014...


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  • Le décret sur la suspension des allocations paraît au Journal Officiel

    25 janvier 2011, par Patrick HERTER

    Le décret permettant la suspension des prestations familiales en cas d’absentéisme scolaire a été publié au Journal Officiel du 23 janvier dernier. La procédure y est précisée :

    - un élève absent plus de quatre demi-journées par mois sans justification recevra un avertissement ;
    - le directeur de l’établissement scolaire informera l’inspecteur d’académie ;
    - l’inspecteur d’académie rencontrera les parents et saisira le président du conseil général pour mettre en place un contrat de « responsabilité parentale » ;

    Si, pendant la même année, l’élève est à nouveau absentéisme :

    - l’inspecteur d’académie aura l’obligation de saisir la caisse des allocations familiales ;
    - celle-ci suspendra le versement des allocations...


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  • Les collèges et écoles en difficulté pourront choisir leurs enseignants

    22 janvier 2011, par Patrick HERTER

    A compter de la rentrée 2011, 249 collèges et 1725 écoles, rattachées au réseau « Ecoles, Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite » (ECLAIR) pourront choisir leurs enseignants. Ces établissements, qui cumulent les handicaps et obtiennent les moins bons résultats, pourront recruter selon un processus qui a été précisé par le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL :

    - réception des candidats par les inspecteurs pour s’assurer de leur volonté de s’investir dans le projet d’établissement ;

    - envoi d’un avis sur le recrutement par les chefs d’établissement aux recteurs ;

    - les recteurs prononcent l’affectation des personnels retenus pour cinq ans.

    La gestion de carrières des enseignants volontaires prendra en compte leur investissement, et une prime devrait leur être versée. Dans le cadre du label ECLAIR, d’autres dérogations sont autorisées, rapporte Le Figaro (édition datée du 13/01/2011). Chaque établissement :

    - signe un contrat d’objectif avec l’académie,
    - dispose de son « préfet des études »,
    - a toute latitude pour innover : les professeurs peuvent enseigner plusieurs disciplines...

    Les syndicats CGT-Educ’ation, SE-UNSA, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, Snuep-FSU, SNFOLC, Snetaa-FO et SUD-Education avaient déjà demandé le retrait du dispositif, avant l’annonce de son extension...


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  • Nicolas SARKOZY prêt à revoir la formation des enseignants

    20 janvier 2011, par Patrick HERTER

    Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a indiqué le 19 janvier dernier qu’il souhaitait revoir la formation des enseignants, reconnaissant selon Les Echos (édition datée du 20/01/2011) que « passer des IUFM à l’université, passer de la licence au master, cela ne suffit pas notamment sur la question de la formation pratique ». Cette intervention, qui esquisse selon Le Figaro (édition datée du 20/01/2011), un geste en direction des syndicats d’enseignants, très critiques à l’égard de la réforme, montre « la reconnaissance d’un échec » pour Sébastien SIHR, le secrétaire général du SNUIPP-FSU, principal syndicat du premier degré. Pour le ministère de l’Education nationale, « le chantier n’a jamais été fermé, il est naturellement perfectible »...


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  • 16000 postes d’enseignants supprimés dans le primaire et le secondaire en 2011

    28 décembre 2010, par Patrick HERTER

    Le Monde (édition datée du 29/12/2010) publie la carte des 16000 suppressions de postes d’enseignants du primaire et du secondaire prévues pour 2011 :

    Pour le primaire et par Académie :

    - Aix-Marseille : -98 ; Amiens : -149 ; Besançon : -94 ; Bordeaux : -98 ; Caen : -195 ; Clermont-Ferrand : -104 ; Collectivités d’Outre-Mer (Mayotte et Nouvelle-Calédonie) : 0 ; Créteil : -120 ; Corse : -15 ; Dijon : -125 ; Grenoble : -40 ; Guadeloupe : -85 ; Guyane : +40 ; La Réunion : -75 ; Lille : -336 ; Limoges : -53 ; Lyon : -62 ; Martinique : -95 ; Montpellier : -95 ; Nantes : -71 ; Nancy-Metz : -298 ; Nice : -116 ; Orléans-Tours : -120 ; Paris : -77 ; Poitiers : -77 ; Reims : -131 ; Rennes : -75 ; Rouen : -156 ; Strasbourg : -177 ; Toulouse : -150 ; Versailles : -120...

    Pour le secondaire et par Académie :

    - Aix-Marseille : -72 ; Amiens : -198 ; Besançon : -157 ; Bordeaux : -46 ; Caen : -154 ; Clermont-Ferrand : -182 ; Collectivités d’Outre-Mer (Mayotte et Nouvelle-Calédonie) : +110 ; Créteil : -426 ; Corse : -18 ; Dijon : -186 ; Grenoble : 0 ; Guadeloupe : -70 ; Guyane : +37 ; La Réunion : -81 ; Lille : -470 ; Limoges : -95 ; Lyon : -220 ; Martinique : -139 ; Montpellier : -96 ; Nantes : 0 ; Nancy-Metz : -524 ; Nice : -239 ; Orléans-Tours : -284 ; Paris : -27 ; Poitiers : -70 ; Reims : -220 ; Rennes : -39 ; Rouen : -196 ; Strasbourg : -193 ; Toulouse : -32 ; Versailles : -493...

    Soit un total de :

    - 8967 suppressions dans le primaire
    - 5400 suppressions dans le secondaire
    - 1633 suppressions dans l’enseignement privé.

    Dans le même temps, on attend 8900 nouveaux élèves dans le primaire et 48500 nouveaux élèves dans le secondaire...


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  • Le nombre de candidats au métier d’enseignant s’effondre

    21 décembre 2010, par Patrick HERTER

    Selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, le nombre de candidats au métier d’enseignant pour la session 2011 s’est effondré :

    - 21000 candidats contre 38249 l’an dernier pour les concours du second degré (collèges et lycées) ;
    - 18000 candidats contre 34952 l’an dernier pour les concours du primaire.

    Ces chiffres posent, selon Le Monde (édition datée du 22/12/2010), la question de la sélectivité des concours pour certaines disciplines. Si la baisse de postes ouverts en primaire (2916 postes en 2011 contre 6577 en 2010) devrait compenser celle du nombre de candidats, la situation est plus délicate dans le secondaire (8549 postes ouverts en 2011 contre 10135 en 2010) :

    - le Certificat d’Aptitude Professionnelle à l’Enseignement Secondaire (CAPES) de mathématiques a attiré 1303 candidats pour 950 postes, soit 1,4 candidat par poste contre 3,3 l’an dernier ;
    - en lettres, il y a 1491 candidats pour 800 postes, soit 1,9 candidat par poste contre 3,7 l’an dernier ;
    - en anglais le taux est passé de 3,3 à 2...

    Pour le ministère, la baisse de candidature est conjoncturelle, liée à la réforme de la formation des enseignants qui oblige les candidats à s’inscrire en master 2 et non plus en licence. Pour les syndicats, la suppression de l’année de formation et le durcissement des conditions de travail expliquent la désaffection


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  • La France recule dans l’évaluation internationale des élèves de quinze ans

    12 décembre 2010, par Patrick HERTER

    Le classement PISA 2009, qui évalue le niveau des compétences des élèves de 15 ans dans les pays de l’OCDE et des pays partenaires (65 pays au total), a été rendu public le 7 décembre dernier. Le classement fait apparaître pour la France :

    - une école de plus en plus inégalitaire : les caractéristiques du milieu familial expliquent à eux seuls 28% des performances scolaires, contre 22% en moyenne (mais 14% au Japon, 18% en Isalnde, en Israël, au Canada, en Corée et en Estonie) ;

    - la perte de places en lecture (de la 12ème à la 18ème place de 2000 à 2009) et en mathématiques (de la 13ème à la 16ème place de 2003 à 2009) ;

    - la stabilité en sciences depuis 2006, à la 21ème place ;

    - l’augmentation du groupe des mauvais élèves de 5% depuis 2000. 22,5% des élèves français (2% de plus que la moyenne européenne) ont du mal à extraire des informations d’un texte, à comprendre les liens qui lient des personnages, à dégager l’idée principale d’un texte. Les élèves les moins performants en mathématiques sont passés de 16,6 % à 22,5% : ils sont capables d’appliquer une formule, mais ne parviennent pas à conduire un raisonnement ;

    - l’aggravation de l’écart entre les garçons et les filles de 11 points depuis 2000 en langue écrite, mais plus en raison de l’effondrement des garçons que de la réussite des filles ;

    - une élite plus nombreuse, passée de 8,5% à 9,6%


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  • Le ministère de l’Education ouvre le chantier de l’évaluation des professeurs du secondaire

    29 octobre 2010, par Patrick HERTER

    Le ministère de l’Education a annoncé son intention de lancer une réflexion sur l’évaluation des professeurs. Aujourd’hui :

    - les professeurs du secondaire sont soumis dans leur carrière à une double hiérarchie pédagogique (de l’inspection) et administrative (du chef d’établissement) ;

    - les professeurs des écoles se voient attribuer un enote sur proposition de l’inspecteur qui ont visité leur classe, en moyenne tous les huit ans et, d’après Le Figaro (édition datée du 29/10/2010), souvent à leur demande dans l’espoir d’une progression de carrière.

    Le ministère oriente ses réflexions sur la valorisation de l’implication et du travail en équipe, mais cette démarche est critiquée :

    - par le SNES, le principal syndicat du secondaire qui craint le pouvoir discrétionnaire du chef d’établissement (dont l’autorité pédagogique est souvent contestée) ;

    - par le SNUipp, principal syndicat du primaire, qui plaide plutôt pour une évaluation « formative » qui « aille vers le conseil » ;

    - par le SNALC, deuxième organisation chez les professeurs de lycée, qui redoute que les professeurs ne paient pour le dysfonctionnement du système.

    Se posent aussi les questions de la formation et de l’expérience des inspecteurs, ceux-ci ayant souvent été accusés d’évaluer l’adhésion de l’enseignant aux dogmes en vigueur...


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  • Le Haut Conseil de l’Education dresse le constat d’un échec accablant du collège

    4 octobre 2010, par Patrick HERTER

    Le Haut Conseil de l’Education (HCE), instance consultative de neuf membres, a remis le 1er octobre son rapport annuel au président de la République. Dans celui-ci le HCE constate l’échec du collège, puisqu’« un élève sur cinq sort du collège en ayant de graves lacunes en français et en mathématiques ». Le collège apparaît « incapable de réduire la grande difficulté scolaire, de mettre en place un soutien et un rattrapage efficaces, de prendre en compte les différences de rythme d’apprentissage des élèves, de compenser les disparités sociales »... Le HCE propose, rapporte Le Monde (édition datée du 02/10/2010) :

    - de passer à « l’école du socle commun » pour garantir à chacun la maîtrise des compétences de base indispensables : la maîtrise de la langue française, la pratique d’une langue vivante étrangère, l’acquisition des principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique, la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication, la culture humaniste, les compétences sociales et civiques, l’autonomie et l’initiative ;

    - d’allonger le temps de présence des enseignants dans les établissements pour prendre en compte la diversité de leurs missions entre travail en équipe, soutien scolaire et tutorat.

    - d’accroître la présence d’adultes pour encadrer les élèves ;

    - de renforcer la formation initiale des enseignants ;

    - de mieux prendre en compte les exigences du socle commun dans les programmes ;

    - d’introduire un enseignement de culture manuelle et technologique ;

    - de renforcer la continuité entre l’école primaire et le collège ;

    - de permettre plus de responsabilités aux collèges dans leur organisation pédagogique ;

    - d’accorder plus d’autonomie aux principaux dans la direction de leur établissement


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  • L’enseignement catholique menace de fermer 1000 écoles, 100 collèges et 70 lycées

    29 septembre 2010, par Patrick HERTER

    L’enseignement catholique, qui représente 17% des élèves scolarisés, en hausse de 24000 en quatre ans, a vu le nombre de ses enseignants diminuer de 4600 pendant la même période. De 2011 à 2013, ce sont de 1500 à 2500 postes qui seront supprimés chaque année. Considérant qu’il ne pourra plus assurer le suivi de ses élèves, l’enseignement catholique pourrait devoir supprimer 1000 écoles, 100 collèges et 70 lycées. Les responsables indiquent qu’à la différence du public, la suppression de postes concerne des enseignants « devant élèves », ce qui rend la situation ingérable. Ils proposent, soit de limiter les suppressions, soit d’engager des réformes structurelles tels que :

    - la réduction du volume horaire d’enseignement,
    - le développement de l’intercommunalité pour mutualiser la gestion des établissements,
    - la réduction du nombre d’options au lycée,
    - le développement de l’enseignement à distance,
    - la modification des obligations réglementaires d’horaire de service pour les enseignants.

    Le ministère de l’éducation précise que la situation de l’enseignement catholique a été prise en compte, puisque le nombre de suppressions prévu à la rentrée 2011 (2000) aurait dû être de 3200 si la proportion « privé-public » avait été respectée...


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  • Un rapport de l’inspection générale dresse un constat alarmant sur l’Enseignement

    12 septembre 2010, par Patrick HERTER

    Synthèse des observations menées dans les académies et rédigé par trois inspecteurs généraux de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Françoise MALLET, Jean-François CUISINIER et Jean-Pierre HEDOUIN, un rapport rendu public le 10 septembre dernier critique la situation de l’Enseignement :

    - dans les lycées et surtout les collèges, la situation est tendue, avec l’arrivée de 25000 élèves supplémentaires et 3 à 4000 emplois en moins. Si le « savoir-faire technique des rectorats et des inspections académiques » permettra de « tolérer » la rentrée 2010, la rentrée 2011 devrait accentuer les difficultés, avec « des titulaires remplaçants insuffisants dans certaines disciplines », « davantage de postes partagés entre plusieurs établissements, davantage de postes occupés par des contractuels et un recours accru aux vacataires pour assurer la suppléance ». Le remplacement des professeurs absents devrait se dégrader...

    - en maternelle et dans le primaire, la situation semble actuellement apaisée, en raison de l’arrivée simultanée de deux promotions d’enseignants, qui crée un surnombre de 8000 postes. Toutefois, l’évolution inévitable des prochaines années, avec les suppressions de postes, pourrait apparaître comme une régression...

    - la réforme du recrutement des professeurs a complexifié l’environnement en diversifiant les dispositifs d’accueil, d’accompagnement et de formation des nouveaux enseignants stagiaires. Les risques financiers pèsent aussi sur les crédits de fonctionnement, « insuffisants pour temriner l’année civile »...

    Le Monde (édition datée du 12/09/2010) indique que le rapport précise aussi que les personnels administratifs sont « sous tension » et les services départementaux connaissent « un malaise »...


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  • La réforme oblige à revoir l’organisation de la formation des nouveaux enseignants

    9 août 2010, par Patrick HERTER

    15000 lauréats aux concours de l’enseignement intégreront directement les classes à la rentrée, contrairement :

    - à leurs prédécesseurs qui partageaient leur temps entre les cours de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) aujourd’hui fermé et un service allégé dans les écoles, lycées et collèges ;

    - à leurs successeurs qui suivront une formation dispensée en master, en étant recrutés à bac+5.

    A l’année de formation à l’IUFM se substitue un dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation d’un volume horaire égal à un tiers du temps de travail. Dans ce cadre, rapporte Les Echos (édition datée du 23/07/2010), chaque académie déclinera les grandes lignes de la réforme :

    Dans le premier degré :

    - en maternelle et primaire, dans l’académie de Paris, les enseignants stagiaires seront dans leur classe d’affectation, dans la plupart des cas en « doublette » avec un enseignant titulaire remplaçant, entre la rentrée et la Toussaint. L’enseignant stagiaire pourra aussi se rendre, en observation, dans la classe de son tuteur, qui assurera son accompagnement...

    - dans le Pas-de-Calais, les enseignants stagiaires passeront deux semaines dans la classe de leur tuteur, puis les six semaines suivantes dans d’autres classes de maternelle et du primaire. Ils assureront 24 semaines de cours en responsabilité et bénéficieront de 12 semaines d’accompagnement et de formation...

    Dans le second degré :

    - les professeurs stagiaires des collèges et lycées assureront un temps plein (18h) dans les académies de Lyon et Dijon, ou un service allégé dans l’académie de Paris (16h) ou Amiens (15h)...

    - dans l’académie de Limoges, le système de « doublette » sera instauré pour certaines classes entre septembre et la Toussaint.

    Dans le second degré, les tuteurs ont été sélectionnés sur la base du volontariat, moyennant une rémunération de 2000 euros par an et par stagiaire. Enfin, pendant leur temps de formation, les enseignants stagiaires du second degré devront être remplacés : les rectorat ont préparé des « viviers » de remplaçants, récemment retraités, des jeunes diplômés et des étudiants en master 2 devant effectuer un stage en responsabilité...


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  • Le ministère de l’Education nationale installe un Comité sur les rythmes scolaires

    7 juin 2010, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a nommé le 7 juin un Comité de pilotage sur les rythmes scolaires. Ce Comité auditionnera les syndicats, les parents d’élèves, les autorités religieuses, les professionnels du tourisme et les scientifiques. Des débats seront organisés dans les académies, les collèges et les lycées. Les expériences réalisées à l’étranger seront analysées, et l’avis des Français sera sollicité via un forum Internet. Ce Comité sera coprésidé par Christian FORESTIER, administrateur général du Conservatoire National des Arts et Métiers, membre du Haut Conseil de l’Education, ancien recteur, président d’université, directeur des collèges et lycées, ainsi qu’Odile QUINTIN, de la Commission européenne... Dix-huit personnalités travailleront à ses côtés, rapporte Le Figaro (édition datée du 07/06/2010), tels que :

    - le sociologue Eric DEBARBIEUX,
    - l’ancien secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports, Roger BAMBUCK,
    - le recteur de Paris, Patrick GERARD,
    - l’ancien responsable du dossier des rythmes scolaires au ministère, Georges FOTINOS,
    - le directeur des études de l’Institut Montaigne, Laurent BIGORGNE,
    - des représentants de l’OCDE, de la SNCF...

    Pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des élèves, tous les thèmes seront abordés, avec deux options possibles :

    - garder le même calendrier mais réduire le volume d’enseignement,
    - raccourcir de deux semaines les congés d’été à volume égal pour alléger les journées,
    - réformer les zones scolaires, qui datent du milieu des années 60...

    Le Comité remettra la synthèse des débats en janvier 2011 et devra élaborer des pistes de solutions au printemps 2011, pour une application à partir de 2013...


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  • Le ministère de l’Education nationale propose un catalogue de mesures aux académies pour réduire le nombre d’enseignants

    1er juin 2010, par Patrick HERTER

    Le ministère de l’Education nationale cherche à optimiser les gains en emplois, afin de parvenir à supprimer les 16000 postes prévus en 2011, dans le cadre du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Pour y parvenir, le ministère a adressé aux académies, selon Les Echos (édition datée du 01/06/2010), une série de fiches, à charge pour chaque académie d’y trouver des solutions « sans dégrader les performances globales ». Parmi ces propositions :

    - augmenter la taille des classes, tant dans le primaire que dans le secondaire ;
    - réduire la proportion d’enfants scolarisés dès deux ans, aujourd’hui tombée à 15% contre 30% en 2000 ;
    - réduire le nombre d’enseignants des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) ;
    - supprimer les psychologues scolaires ;
    - recourir aux non-titulaires pour le remplacement des enseignants ;
    - organiser la formation en dehors du temps scolaire.


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  • 1300 collèges vont impliquer davantage les parents pour lutter contre l’absentéisme

    30 mai 2010, par Patrick HERTER

    Expérimenté dans l’académie de Créteil en 2008-2009, la « malette des parents » sera généralisée dans 1300 collèges désignés mi-juin à partir de la rentrée prochaine. Dans les 37 collèges, rassemblant 5000 enfants, le dispositif a permis de :

    - réduire de 18% le nombre de demi-journées d’absence non justifiées ;
    - faire progresser de 24 à 30% la proportion de parents ayant rencontré dans l’année plusieurs fois les enseignants ;
    - augmenter de 72 à 80% la proportion de parents n’ayant jamais été convoqués par l’administration pour des problèmes.

    Pour le ministère de l’Education nationale, le dispositif sera complémentaire de celui organisant la suspension des allocations familiales.


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  • Des après-midi sportifs dans une centaine de classes à la rentrée 2010

    25 mai 2010, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education, a annoncé le lancement en septembre prochain d’après-midi sportifs dans deux ou trois classes d’une centaine de collèges ou lycées, représentant trois établissements pas académie (5 à 7500 élèves concernés). Les recteurs sont incités à trouver des candidats. L’objectif est de « permettre aux élèves de mieux vivre leur scolarité, d’accroître leur motivation et leur épanouissement et contribuer ainsi à leur réussite scolaire ». Il ne serait pas prévu de généraliser l’expérimentation « du jour au lendemain », rapporte Le Figaro (édition datée du 25/05/2010). Une enveloppe de 5000 euros est prévue pour chaque établissement qui participera, sans aucun recrutement supplémentaire. Des syndicats soulignent le manque d’infrastructures pour imaginer une généralisation réelle...


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  • Pour la Cour des comptes, l’égalitarisme de notre système éducatif maintient l’inégalité

    13 mai 2010, par Patrick HERTER

    La Cour des comptes a rendu public, le 12 mai dernier, un rapport sur l’école qui propose des solutions pour lutter contre l’échec scolaire. Le rapport recommande de changer la logique du système éducatif et son organisation :

    - placer réellement l’élève au cœur du système scolaire en tenant compte de ses besoins et de ses difficultés, plutôt que de conserver un système qui aujourd’hui part des programmes et des moyens alloués en nombre d’heures de cours. Adapter les temps et les rythmes scolaires et réduire le nombre de redoublement ;

    - changer la logique d’un système qui favorise aujourd’hui les élèves sans difficulté au lieu d’aider ceux qui en ont, responsable de l’aggravation continue de l’écart de résultats entre les élèves, en augmentant le financement du traitement de la difficulté scolaire, en particulier à l’école primaire ;

    - lutter contre l’homogénéisation des classes et le risque de ghettoïsation des établissements les plus difficiles à cause de l’assouplissement de la carte scolaire ;

    - revenir sur l’uniformité de moyens en prenant beaucoup plus en compte l’écart entre les établissements, alors qu’il n’y a que 10% de moyens supplémentaires alloués entre un établissement ayant 40% de réussites au Bac et un autre ayant 100% de réussite ;

    - améliorer l’affectation des enseignants en prenant en considération leurs compétences, la diversité des missions (enseignement, coordination des équipes pédagogiques, accompagnement personnalisé, conseil en orientation...) et le profil des élèves qu’ils auront face à eux ;

    - responsabiliser les établissements en donnant aux équipes pédagogiques la maîtrise des répartitions de moyens d’enseignement et d’accompagnement, et en affectant les responsables des établissements les plus difficiles « sur profil ».

    La Cour des comptes insite sur l’urgence d’une réforme de fond de notre système scolaire...


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  • Des mesures contre la violence à l’école

    10 mai 2010, par Patrick HERTER

    Le Chef de l’Etat, a annoncé le 5 mai dernier une série de mesures visant à lutter contre la violence à l’école :

    - Pour assurer la stabilité des équipes éducatives, Nicolas SARKOZY souhaite que les chefs d’établissement « particulièrement exposés à la violence » aient « le droit de recruter eux-mêmes des professeurs, sélectionnés sur profil, sur la base du volontariat », et que les plans de carrière de ces professeurs soient favorisés La mesure sera expérimentée l’an prochain dans une centaine de collèges et lycées avant d’être généralisée ;

    - Pour mieux former les enseignants, des formations aux questions de discipline, de tenue de classe, de gestion de crise, seront lancées « dans le cadre des nouveaux masters » pour « les étudiants qui se destinent au métier d’enseignant » ;

    - Pour favoriser l’implication des parents dans le parcours pédagogiques de leurs enfants, le président de la République a rappelé l’existence de « la malette des parents », initiée par Martin HIRSCH, actuellement expérimentée dans l’académie de Créteil, et qui devrait être généralisée l’an prochain ;

    - Pour garder trace des adolescents en errance scolaire et leur proposer « une solution sur mesure », la mise en place d’un fichier des élèves de 16 à 18 ans qui « décrochent » ;

    - Pour accueillir les jeunes de 13 à 16 ans perturbateurs, « exclus au moins une fois », Nicolas SARKOZY, la création d’internats spécialisés, annexes aux collèges. Les équipes seraient composées d’enseignants, de d’éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse et de jeunes accomplissant leur service civique. Le projet viserait à donner aux jeunes une « seconde chance ».


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  • Absentéisme scolaire : comment les allocations familiales seront suspendues...

    3 mai 2010, par Patrick HERTER

    Annoncée le 20 avril par Nicolas SARKOZY, le projet de suspendre les allocations familiales en cas d’absence scolaire a été déposé à l’Assemblée nationale par le député UMP Eric CIOTTI dès le 30 avril dernier. Il pourrait être examiné à la mi-juin. Le texte prévoit une procédure précise, rapporte Les Echos (édition datée du 3/05/2010) :

    1/ Le chef d’établissement scolaire signale à l’inspecteur d’académie les cas d’absences non justifiées d’au mois quatre demi-journées sur un mois.

    2/ L’inspecteur adresse un avertissement à la famille.

    3/ Si l’absentéisme est constaté à nouveau au cours de la même année scolaire, l’inspecteur d’académie a l’obligation de saisir le directeur de l’organisme débiteur des prestations familiales, lequel « suspend immédiatement le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant en cause ».

    4/ Les allocations suspendues « demeurent prises en compte pour le calcul du revenu de solidarité active », ce qui empêchera au RSA de remplacer les sommes suspendues.

    5/ Le versement des allocations suspendues n’intervient que si l’assiduité est constatée pendant au moins un mois. Le rétablissement est alors rétroactif, sauf en cas de nouvelles absences.

    6/ En cas de nouvelles absences, le versement est amputé « d’autant de mensualités que de mois où les absences injustifiées ont été constatées ».


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  • Un fichier informatique pour recenser les écoliers en cours de déscolarisation

    26 avril 2010, par Patrick HERTER

    Une application informatique permettant de recenser les collégiens et lycéens en cours de déscolarisation sera mise en place à partir de mai prochain dans les établissements du second degré. Elle intégrera des informations sur leur parcours scolaire et les motifs présumés de leur décrochage L’objectif est :

    - de pouvoir mieux cerner le décrochage,
    - de repérer les élèves sans solution de formation,
    - de faciliter le travail de suivi des élèves en risque de rupture scolaire,
    - de favoriser les échanges d’information entre les acteurs au sein de l’établissement scolaire, « sous la responsabilité du chef d’établissement et avec les autorités académiques ».

    Pour les jeunes de plus de 16 ans n’ayant pas de qualification, la mission « s’efforcera d’offrir à chacun des solutions individualisées », rapporte Le Monde (édition datée du 27/04/2010). Les opposants au fichier redoutent le fichage des élèves et la transmission des données personnelles pour répondre à une obsession « sécuritaire ». Les élèves sans qualification (niveau CAP ou BEP) représentent chaque année 42000 élèves (2005), contre 170000 en 1975, soit 6% des 700000 jeunes. Les sorties sans diplôme du second cycle du secondaire ou sans diplôme professionnel étaient 120000 en 2005, soit 17% des jeunes...


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  • Trois mesures contre les perturbateurs à l’école

    22 avril 2010, par Patrick HERTER

    Le Chef de l’Etat a annoncé le 20 avril dernier trois mesures contre les élèves qui perturbent l’école :

    - la suspension systématique des allocations familiales perçues par la famille de l’enfant s’absentant sans justification. Une proposition de loi sera déposée la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, selon Le Monde (édition datée du 22/04/2010), pour transférer la décision de suspension du président du Conseil général à l’inspecteur d’académie...

    - l’installation dans 53 établissements d’un bureau pour un policier ou un gendarme « référent » qui s’y rendra une ou plusieurs fois par semaine afin de « recevoir des jeunes tentés par »chemins de la délinquance« . Cette mesure sera mise en œuvre sur la base du volontariat, mais les chefs d’établissement qui refuseront le dispositif »devront le signaler par écrit au ministre de l’Intérieur et au ministre de l’Education nationale"...

    - la création d’établissements spécialisés pour « accueillir des jeunes de moins de 16 ans qui perturbent gravement la vie scolaire ». Ces établissements s’inséreront entre les classes relais des jeunes en difficulté et les établissements fermés, pour les mineurs punis par la justice. Le placement des jeunes pourra se faire par décision judiciaire...


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  • Luc CHATEL veut relancer le débat sur les rythmes scolaires

    21 avril 2010, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, souhaite organiser en juin prochain un débat national sur les rythmes scolaires, qui pourrait remettre en cause la durée des vacances d’été, comme la semaine de quatre jours et le nombre d’heures de scolarité. Les chiffres dans le primaire, correspondant à 2007, donne les résultats suivants, rapporte Le Figaro (édition datée du 15/04/2010) :

    - Plus faible nombre de semaines d’enseignement avec 35 semaines par an contre 40 en Allemagne, 38 en Italie, en Finlande, en Autriche, 37 en Espagne et en Belgique francophone, 36 aux Etats-Unis...

    - L’un des plus fort nombre d’heures d’enseignement avec 914 heures par an, contre 806 en Allemagne, 735 en Italie, 777 en Finlande, 774 en Autriche, 880 en Espagne, 724 en Belgique francophone, mais 1080 aux Etats-Unis...

    Le ministère souhaite expérimenter dès la rentrée 2010 dans certains établissements un rythme se rapprochant du modèle allemand, avec des cours le matin jusqu’à 13h30 et du sport, des activités manuelles ou artistiques l’après-midi. Luc CHATEL n’exclut pas non plus une réduction de la durée des vacances d’été, avec la création éventuelle de « zones », comme pour les autres vacances.


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  • Violence à l’école : Luc CHATEL complète les décisions...

    9 avril 2010, par Patrick HERTER

    Après son discours d’introduction des Etats généraux sur la violence à l’école, Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a complété l’annonce de ses décisions à l’occasion de son discours de clôture, le 8 avril dernier :

    - les élèves particulièrement perturbateurs pourront être sortis de la classe et placés dans des structures adaptées ;
    - dans les cas les plus fragrants de parents n’assumant pas leurs responsabilités, des sanctions pourront être prises sur les allocations familiales ;
    - les effectifs des Equipes Mobiles de Sécurité (EMS), mises en place depuis la rentrée 2009, seront doublés ;
    - des actions spécifiques seront menées dans les 10% d’établissements concentrant le plus de difficultés, dans le cadre d’un plan expérimenté à partir de la rentrée 2010, et généralisé en 2011 : le plan « Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite » (CLAIR). Les chefs d’établissement pourront y choisir leurs équipes et celles-ci auront toute lattitude pour mettre en œuvre leur projet pédagogique.


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  • Formation des enseignants et gradation des sanctions pour lutter contre la violence à l’école

    8 avril 2010, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a proposé le 7 avril dernier plusieurs mesures pour lutter contre la violence à l’école, à l’occasion des états généraux de la sécurité à l’école :

    - la révision du système de mesure des violences, avec la refonte du système d’analyse et de statistiques des violences, insuffisamment stable ou fiable ;
    - la gradation des sanctions pour éviter l’exclusion « de facilité » qui entraîne « frustration » et « incompréhension » et « participe au climat de violence »
    - l’amélioration de la formation des enseignants.

    S’appuyant sur le rapport commandé en novembre dernier au président de l’Observatoire national de la délinquance, Alain BAUER, le ministre préconise une procédure progressive et équilibrée des sanctions, reposant sur le dialogue avec l’élève et permettant de leur donner du sens, sans les banaliser :

    - l’exclusion serait « exceptionnelle », réservée aux cas les plus graves, alors qu’elle a concerné l’an dernier 17000 élèves à titre définitif et 400000 à titre temporaire ;
    - les sanctions éducatives et réparatrices comme les travaux d’intérêt général seraient privilégiées ;
    - toutes les sanctions seraient motivées par écrit et feraient l’objet d’un entretien entre l’élève et le conseiller principal d’éducation.

    Le ministre, comme le rapport d’Alain BAUER, met la formation des enseignants au cœur des évolutions à apporter avec :

    - l’adoption d’un plan national de formation continue en matière de prévention et de gestion des violences ;
    - la création de formations professionalisantes dès la licence.


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  • Des « micro-lycées » pour les élèves décrochés : pour raccrocher ou pour exclure ?

    6 avril 2010, par Patrick HERTER

    La circulaire de rentrée 2010, publiée le 18 mars dernier, évoque la création de « micro-lycées » pour accueillir les élèves décrochés, qui abandonnent leurs études en cours de route. L’objectif est d’en créer au moins un par académie. Le Monde (édition datée du 30/03/2010) souligne que le nom de « micro-lycées » désigne aujourd’hui des structures expérimentales, au nombre de trois, créées à Sénart (2000), Grenoble (2000) et Vitry-sur-Seine (2008). Ces structures sont des projets visant à « l’éducabilité pour tous », portés par les enseignants, qui accueillent au plus une centaine d’élèves, avec l’objectif de « racrocher les décrocheurs ». La Fédération des Etablissements Scolaires Publics Innovants (FESPI) craint que la circulaire ne réponde plutôt aux propos du président de la République, qui a déclaré le 24 mars dernier que « les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres »...


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  • Luc CHATEL annonce une revalorisation des salaires du quart des enseignants

    29 mars 2010, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a annoncé le 28 mars que les enseignants recrutés à partir de la rentrée scolaire 2010 (à Bac +5) bénéficieraient :

    - pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés, lors de leur première année d’exercice, un gain mensuel de 157 euros, soit un salaire net compris entre 1577 € et 1628 € pour les professeurs des écoles stagiaires, et de 1811 € maximum pour un professeur certifié stagiaire en Zone d’Education Prioritaire (ZEP) ;
    - pour les professeurs agrégés un gain de 259 euros mensuels, soit 2027 € mensuels nets.

    Pour les 170000 professeurs des écoles et certifiés ayant jusqu’à sept années d’ancienneté, la revalorisation atteindra 55 € mensuels.

    La mesure touchera 190000 enseignants sur 860000. L’objectif est de lisser la courbe des salaires en augmentant les traitements perçus dans les sept premières années, car les jeunes enseignants français sont moins rémunérés que leurs homologues européens (du simple au double entre la France et l’Allemagne !).

    Les syndicats s’opposent à cette mesure qui ne bénéficie pas à tous les enseignants et qui rétablit un différentiel entre le premier et le second degré - ce dernier procurant pour l’enseignant plus de possibilités d’augmenter sa rémunération avec les heures supplémentaires... Les syndicats réclament un plan plutiannuel de revalorisation qui aille au-delà des premières années d’enseignement et offre des perspectives sur l’ensemble du parcours professionnel.


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  • Les choix de la réforme des séries technologiques

    22 mars 2010, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, présentera le 1er avril au Conseil Supérieur de l’Education (CSE) le nouveau visage des séries Sciences et Technologies de Laboratoire (STL) et Sciences et Technologies Industrielles (STI). Ces séries ont perdu, selon Les Echos (édition datée du 22/03/2010), 20% de leurs effectifs en moins de dix ans. L’objectif est de les rendre plus polyvalentes, en faisant disparaître les 17 spécialités ou options qui les rendaient peu lisibles.

    La série STI serait réorganisée en quatre spécialités :

    - Innovation technologique et éco-conception,
    - système d’information et numérique,
    - énergies et développement durable,
    - architecture et production.

    La série STL serait réorganisée en deux spécialités :

    - biotechnologies,
    - sciences physiques et chimiques appliquées en laboratoire.

    Les enseignements seraient divisés en trois groupes, avec :

    - un tronc général d’enseignements généraux dont deux langues vivantes obligatoires, contre une seule avant la réforme,
    - des enseignements technologiques,
    - un accompagnement personnalisé.

    La réforme devrait être appliquée à la rentrée 2011 en première et à la rentrée 2012 en terminale...


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  • Le ministère de l’Education favorable à l’école le mercredi matin

    21 mars 2010, par Patrick HERTER

    Alors que l’ancien ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, avait supprimé l’école le samedi matin en 2008, Luc CHATEL, son remplaçant, a marqué son intention de favoriser le retour à l’école le mercredi matin , selon Le Monde (édition datée du 21/03/2010). Dans sa circulaire datée du 18 mars dernier, le ministère demande aux autorités académiques que « l’organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) » soit « encouragée ».

    Ce changement d’organisation est appelé par beaucoup de spécialistes qui font remarquer que :

    - avec 140 jours de classe par an, l’écolier français a l’année scolaire la plus courte d’Europe (184 jours en Finlande et 200 en Italie par exemple) ;
    - avec 840 heures de classe, l’écolier français fait partie de ceux qui en accumulent le plus ;
    - le dispositif sans mercredi implique quatre journées de 6 heures, trente-six semaines par an ;
    - la disponibilité cognitive d’un enfant de 6 ans ne dépasse pas trois heures par jour, et celle d’un enfant de dix ans quatre heures.

    Le sujet relève, sur le terrain, d’une discussion au sein de chaque conseil d’école...


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  • Le gouvernement améliore le dispositif de remplacement des enseignants absents sous la pression

    13 mars 2010, par Patrick HERTER

    Confronté à la grogne de parents qui menacent de se tourner vers la justice pour obtenir pour leurs enfants un « droit aux cours », suite au non remplacement d’enseignants absents, le gouvernement s’efforce de trouver des solutions. Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a confirmé le 9 mars dernier la mise en place à la rentrée 2010 de trois mesures destinées à améliorer le dispositif :

    - l’élargissement, dans chaque académie, du vivier de remplaçants en faisant appel aux jeunes retraités de l’Education nationale et aux étudiants en cours de formation ou juste diplômés ;

    - l’appel à des remplacements académiques ;

    - la suppression du délai de carence de 14 jours, pendant lesquels les établissements du secondaire doivent pallier seuls les absences de leurs enseignants.

    Par ailleurs, rapporte Les Echos (édition datée du 10/03/2010), chaque établissement et chaque académie devront compter un responsable chargé du remplacement.

    Selon le ministère :

    - il y a 27000 remplaçants titulaires dans le 1er degré et 20000 dans le second, avec un taux d’utilisation de 80% ;
    - les absences sont dues pour 38% à des congés maternité et 43% à des congés maladie dans le premier degré ;
    - le taux de remplacement des absences de moins de quinze jours est de 19% dans le secondaire ;
    - le taux de remplacement des absences de plus de quinze jours est de 91,3% dans le primaire et 92% dans le secondaire ;
    - 2,2 millions d’heures de cours seraient non remplacées dans le secondaire.


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  • Le ministre de l’Education nationale propose des états généraux de la sécurité à l’école

    17 février 2010, par Patrick HERTER

    Luc CHATEL, le ministre de l’Education nationale, a annoncé le 16 février l’organisation des « Etats généraux de la sécurité à l’école ». L’objectif est de réunir les représentants des collectivités locales, les sociologues, l’Observatoire de la violence à l’école, afin de pouvoir mieux prendre en compte les actes de violence commis dans les établissements scolaires, comme le racket ou les jeux dangereux. Cette annonce survient au lendemain de l’agression au cutter d’un élève dans un gymnase jouxtant un lycée du Val-de-Marne.

    Selon Le Monde (édition datée du 17/02/2010), les atteintes à la sécurité, principalement dues aux ports d’armes et aux intrusions extérieures, représentent une part croissante des violences scolaires. En 2008-2009, 38,8% des incidents graves répertoriés dans les établissements étaient des violences physiques. Un taux en hausse de deux points en un an...


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  • Les propositions du rapport Fourgous sur l’école numérique

    16 février 2010, par Patrick HERTER

    Le Premier ministre, François FILLON, a confié l’été dernier à Jean-Michel FOURGOUS, député-maire UMP d’Elancourt, une mission sur la modernisation de l’école par le numérique. Le rapport, qui a été remis le 15 février dernier, indique 12 priorités, fait 70 propositions, et chiffre à un milliard d’euros le coût de ces mesures.

    Les douze priorités sont :

    - Connecter et équiper les écoles au numérique
    - Former les enseignants et les cadres pour transformer les pratiques
    - Faciliter l’utilisation des ressources numériques. Créer de nouveaux supports interactifs et des manuels numériques innovants.
    - Développer les espaces numériques de travail (ENT)
    - Généraliser les équipements pour l’apprentissage des langues et des sciences expérimentales
    - Préparer aux métiers de demain en développant la culture de l’informatique et des outils numériques
    - Développer la créativité, la confiance en soi et l’autonomie par les outils numériques
    - Éduquer au numérique pour responsabiliser les élèves et les adultes face aux enjeux de la société numérique
    - Prolonger le temps de l’école par le numérique et favoriser l’égalité des chances et la réussite scolaire
    - Renforcer l’autonomie des établissements scolaires pour développer les services numériques et l’éco-citoyenneté
    - Mieux piloter le développement du numérique à l’école
    - Médiatiser les enjeux du numérique en valorisant le travail des enseignants

    Parmi les propositions du rapport :

    - Connecter au haut-débit 100% des établissements d’ici à 2012 (75% actuellement) ;
    - Equiper les établissements de tableaux interactifs numériques en multipliant par 7 leur nombre (6% des classes en ont un) ;
    - Former massivement les enseignants et les cadres en utilisant 20% des crédits formation de l’Education nationale, et en intégrant le numérique dans les programmes et examens ;
    - Réduire la TVA à 5,5% pour le numérique pédagogique pour faciliter l’équipement ;
    - Rendre obligatoire dès 2011 la publication bimédia (numérique et papier) de chaque ouvrage pédagogique pour favoriser l’utilisation de l’équipement ;
    - Généraliser les podcats, les visioconférences et les supports numériques pour les langues et les sciences ;
    - Lancer un plan « ordinateur personnel » pour les lycéens avec des prêts à taux zéro ;
    - Créer une structure nationale mixte regroupant les collectivités, l’Etat, les partenaires publics et privés, afin de piloter le développement du numérique à l’école ;
    - Créer un Observatoire de l’Equipement et des Pratiques.

    Pour rappel, la France est classée :

    - 8ème pays européen pour le taux d’équipement numérique dans les établissements scolaires,
    - 21ème pour l’utilisation de l’ordinateur en classe,
    - 24ème pour l’utilisation de l’outil numérique dans un cadre pédagogique,


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  • Vent d’opposition sur la réforme des lycées

    10 décembre 2009, par Patrick HERTER

    Alors que le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, présente le 10 décembre sa réforme du lycée au Conseil Supérieur de l’Education (CSE), une instance consultative qui regroupe des représentants des lycéens, des étudiants, des parents d’élèves et des enseignants, un vent d’opposition monte parmi les professeurs dont la discipline est touchée par une diminution d’heures :

    - l’histoire-géographie : elle perdrait une heure de cours au global avec sa disparition en Terminale S, en partie compensée par une augmentation des heures en 1ère ;

    - les mathématiques : une heure perdue en 1ère S (de 5 à 4 h) compensée en partie par une augmentation d’une demi-heure en Terminale S ;

    - la physique-chimie : elle passe en 1ère S de deux heures à une heure ;

    - l’économie : la réforme lui fait perdre une heure en seconde (de 2h30 à 1h30) ;

    - les langues vivantes : une heure supprimée en 1ère et Terminale L.

    Selon Le Figaro (édition datée du 10/12/2009), les partisans et opposants de la réforme regroupent :

    - pour les partisans : les organisations de parents d’élèves (PEEP, FCPE) et de lycéens (Union nationale lycéenne), deux syndicats d’enseignants (UNSA et SGEN) ;

    - pour les opposants : le principal syndicat d’enseignants (SNES), le SNALC.

    Les projets de décret passeront prochainement devant le Conseil d’Etat, et les premiers textes devraient être publiés au Bulletin Officiel d’ici fin janvier. La réforme de la seconde doit entrer en vigueur à la rentrée 2010, celle de 1ère en 2011 et celle de Terminale en 2012.


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  • Suite de la réforme du lycée...

    20 novembre 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a indiqué le 19 novembre que tous les élèves de seconde devront choisir deux « enseignements d’exploration » d’une heure et demi par semaine, dont l’un devra obligatoirement être une matière économique aux choix :

    - sciences économiques et sociales,
    - économie appliquée et gestion.

    Cette décision fera passer le nombre d’élèves de seconde suivant des cours d’économie de 43% actuellement à 100%, selon le ministère, rapporte Les Echos (édition datée du 20/11/2009).

    L’autre enseignement devra être choisi parmi huit matières en fonction des possibilités des établissements :

    - sciences de l’ingénieur,
    - biotechnologies,
    - méthode et pratique scientifique,
    - littérature et monde contemporain,
    - arts...

    Pour les élèves de 1ère, le tronc commun représentera 18h hebdomadaires, dont :

    - 4h de français,
    - 4h30 de langue vivante,
    - 4h d’histoire-géographie,
    - 2h d’Education Physique et Sportive (EPS),
    - 0,5 h d’Education Civique, Juridique et Sociale (ECJS)

    Les élèves de Terminales suivront des spécialités :

    - les mathématiques, les sciences et vie de la terre, la physique-chimie, l’informatique et société du numérique en Série S ;
    - les sciences sociales, l’économie approfondie et les mathématiques appliquées en Série ES ;
    - les mathématiques appliquées, les langues vivantes et langues anciennes, les arts, les grands enjeux du monde contemporain en Série L.

    Suite à la réforme...

    - les mathématiques perdront une heure en 1ère S, alors que la physique-chimie et la SVT perdront deux heures et demi ;
    - le cours de littérature française passera de quatre à deux heures par semaine en série L ;
    - pour le BAC, certraines matières pourront être anticipées, comme l’histoire-géographie qui deviendra optionnelle en terminale S et dont l’examen sera passé en 1ère.

    Les programmes devraient être réécrits d’ici deux mois...


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  • Le projet du ministère de l’Education sur la réforme du lycée

    16 novembre 2009, par Patrick HERTER

    Les Echos (édition datée du 16/11/2009) a dévoilé le projet du ministère de l’Education sur la réforme du lycée :

    Une seconde avec des options reconfigurées

    La langue vivante 2 serait intégrée au tronc commun et les lycéens devraient opter pour deux enseignements d’exploration de 1h30 chacun, dont les contenus restent à définir. Cela entraînerait une division par deux des actuels enseignements de détermination (de 3h à 1h30) : sciences économiques et sociales, arts plastiques, langues anciennes...

    Une première plus généraliste

    60% des enseignements en première seraient dispensés en tronc commun quelque soit la série, afin de faciliter l’acquisition d’une culture commune et de rendre la première moins spécialisée, donc plus propice aux réorientations. Un enseignement des « grands enjeux du monde contemporain » y serait introduit.

    Une terminale plus spécialisée

    Un nouveau programme d’histoire-géographie serait introduit en terminale, plus tourné vers la préparation à l’enseignement supérieur. De nouvelles spécialités y seraient mises en place : informatique et société numérique, sciences sociales, économie approfondie, mathématiques appliquées...

    Une orientation réversible

    Des stages passerelles de deux semaines, accordés après avis favorable du conseil de classe et assurés par des professeurs volontaires, permettraient aux élèves de changer de série. Un tutorat serait assuré par des enseignants ou conseillers principaux d’éducation volontaires pour accompagner l’élève tout au long de son parcours scolaire.

    Deux heures d’accompagnement personnalisé

    Deux heures d’accompagnement personnalisé seraient alloués à chaque élève. Leur utilisation serait laissée au choix du conseil pédagogique de l’établissement, qui en décidera du contenu. Cette autonomie accrue des établissements devrait être étendue à l’ensemble des heures effectuées en groupe.

    Le texte final devrait être présenté en décembre, pour une application à la rentrée 2010...


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  • Le malaise enseignant révélé par une enquête

    27 octobre 2009, par Patrick HERTER

    Commandée par le ministère de l’Education nationale, une enquête réalisée par la société TMO Régions entre septembre et octobre 2008, auprès de 2400 enseignants répartis dans 1483 collèges et lycées, révèle que :

    - 93% des enseignants de collège et lycée pensent qu’il existe un malaise enseignant ;
    - 67% des enseignants de collège et lycée se sentent personnellement concernés par le sujet (+14 point par rapport à 2005).

    Les Echos (édition datée du 27/10/2009) rapportent que les enseignants dénoncent :

    - l’absence de reconnaissance professionnelle (47% des sondés),
    - les conditions de travail (33%),
    - les conditions de rémunérations (12%).

    Les enseignants à temps complet ont consacré en 2008 :

    - 18,5 heures par semaine à leurs cours,
    - 9 heures à la préparation de leurs cours,
    - 5,5 heures à la correction des copies,
    - 2,5 heures en recherche et formations personnelles,
    - 1,5 heure aux échanges avec leurs collègues,
    - 1 heure à l’accompagnement individuel.

    76% constatent que cet emploi du temps s’alourdit du fait de l’hétérogénéité du niveau des élèves, de leur manque de concentration et du nombre croissant des réunions avec les parents.

    27% des enseignants projettent ainsi d’arrêter l’enseignement en collège ou lycée. Parmi eux :

    - près d’un sur deux souhaite effectuer une mobilité au sein de l’enseignement, par exemple en université (14%) ou dans un IUFM (11%),
    - 44% souhaitent quitter l’Education nationale pour la fonction publique (11%) ou le privé (23%).

    Pour lutter contre ce malaise, les enseignants préconisent :

    - pour 72% la diminution du nombre d’élèves par classe,
    - pour 48% une augmentation des salaires.


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  • Présentation des grandes lignes de la réforme du lycée

    13 octobre 2009, par Patrick HERTER

    Le président de la République doit présenter le 13 octobre les grandes lignes de la réforme du lycée. Ces orientations se présentent en six thématiques principales, selon Le Monde (édition datée du 14/10/2009) :

    Le rééquilibrage des filières et séries :

    - la série littéraire (L) serait transformée en filière d’excellence internationale, caractérisée par la connaissance approfondie du français mais aussi des langues et civilisations étrangères. Pourrait s’y adjoindre également l’enseignement du droit ;

    - la série Sciences et Technologies Industrielles (STI) serait revalorisée avec la création d’un parcours débouchant sur les métiers d’ingénieurs et de techniciens. Des places seraient réservées à ces bacheliers dans les Instituts Universitaires de Technologie (IUT), dans les Sections de Techniciens Supérieurs (STS) et seraient créées des classes préparatoires qui leur soient réservées.

    Une orientation progressive et réversible :

    Il s’agirait d’instituer une classe de 1ère plus généraliste et une classe de terminale plus spécialisée, connectée à l’enseignement supérieur, mais avec la possibilité de changer d’orientation en cours ou en fin d’année grâce à des sessions de remise à niveau. Cela impliquerait de revoir les horaires du cycle. Des liens permanents seraient noués entre les lycées, les milieux professionnels et l’enseignement supérieur. Des enseignants pourraient travailler au lycée et à l’université.

    Un accompagnement personnalisé :

    Deux heures hebdomadaires, de la seconde à la terminale, permettraient à l’élève de combler ses lacunes, d’approfondir ses connaissances ou d’apprendre des méthodes de travail, à partir d’un accompagnement personnalisé.

    L’apprentissage des langues étrangères :

    A l’issue de sa terminale, chaque élève devra être au minimum bilingue, voire trilingue, grâce au développement d’une pratique concrète, avec la présence de locuteurs natifs et des enseignements en langues étrangères.

    L’accès à la culture :

    Le développement de l’éducation culturelle et artistique sera reconnue et consignée dans un livret de compétences. Une plate-forme vidéo en ligne mettant à disposition les grandes œuvres cinématographiques sera développée par France Télévision.

    La responsabilisation des lycéens :

    L’engagement des lycéens dans la vie associative sera reconnue et valorisée.

    Si une première série de mesures pourraient être appliquées à la rentrée 2010, la réforme devrait se faire à taux d’encadrement constant à partir de la rentrée 2011. Elle sera précisée par le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, et soumise à concertation d’ici la fin de l’année. Le baccalauréat ne devrait pas être modifié.


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  • Les expérimentations à l’école...

    9 octobre 2009, par Patrick HERTER

    Martin HIRSCH, le haut-commissaire à la Jeunesse, a commenté le 8 octobre dernier les expérimentations en cours dans l’Education, en les considérant comme « un moyen de lutter contre la résignation et le fatalisme ». Selon Les Echos (édition datée du 9/10/2009), 165 projets (sur 500 soumis par les acteurs de terrain) bénéficient ainsi d’un soutien de 65 millions d’euros, dans le cadre du fonds d’expérimentation pour la jeunesse, parmi lesquels :

    - la lutte contre l’absentéisme : les élèves de trois lycées professionnels de l’académie de Créteil bénéficient d’une cagnotte destinée à financer des projets éducatifs, obtenue sous condition d’assiduité aux cours ;

    - la prévention du décrochage : 140 jeunes en grande difficulté scolaire bénéficient d’un suivi individualisé, effectué avec les équipes enseignantes par des étudiants bénévoles sur six villes de la région Rhône-Alpes ;

    - l’orientation active : l’université Paris-Est Marne-la-Vallée sensibilise les lycéens de 1ere et Terminale aux formations de l’enseignement supérieur, avec des activités de découverte progressive, la tenue de conférences sur les débouchés des filières, des demi-journées d’immersion ;

    - l’apprentissage : la mission locale de Tulle propose aux apprentis en difficulté avec leur employeur ou dont le contrat a été rompu un nouveau parcours d’orientation, avec un accompagnement individualisé pour sécuriser le parcours du jeune.

    Les Echos rappellent que ces expérimentations sont possibles depuis la loi du 23 avril 2005 sur l’avenir de l’école, et que 851 établissements scolaires y ont procédé en 2007-2008, contre un peu plus de 500 en 2006-2007. Le Ministère les considère avant tout comme une démarche pragmatique, adaptée à des contextes locaux et à des situation sparticulières...


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  • Mise en place des brigades de sécurité scolaire

    7 octobre 2009, par Patrick HERTER

    Les ministres de l’Education nationale et de l’Intérieur, Luc CHATEL et Brice HORTEFEUX, ont inauguré le 5 octobre dernier la première brigade de sécurité scolaire. Composées de 20 à 50 personnes possédant des aptitudes physiques particulières, les brigades seront installées dans chaque académie, dans des lycées situés à proximité des cités sensibles. Contrairement aux équipes de police qui constatent les infractions et repartent, la brigade peut rester sur place, rassurer les équipes enseignantes, et participer à des actions préventives ou pédagogiques, selon Le Figaro (édition datée du 5/10/2009), qui précise toutefois que certains établissements scolaires ont déjà annoncé leur refus d’accueillir les brigades.


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  • La semaine de quatre jours fait l’objet de critiques de plus en plus nombreuses

    9 septembre 2009, par Patrick HERTER

    Un an après son lancement, la semaine de quatre jours fait l’objet de critiques. Le Monde (édition datée du 09/09/2009) indique qu’un rapport de l’inspection générale rédigé par Philippe CLAUS et Odile ROZE considère que ses inconvénients se confirment, et énumère ses effets néfastes :

    - fatigue des enfants qui doivent se concentrer plus que leur capacité quotidienne le permet,
    - manque de temps pour les apprentissages (140 jours par an contre 185 jours pour la moyenne européenne),
    - sacrifice des enseignements artistiques et de découvertes au profit des seuls fondamentaux (mathématiques et français).

    Le rapport, qui remet également en cause l’efficacité de l’aide individualisée, préconise une réouverture le mercredi matin pour alléger la journée de travail scolaire.


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  • Luc CHATEL s’engage sur la revalorisation salariale des enseignants

    8 septembre 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Luc CHATEL, a ouvert le 6 septembre dernier le chantier de la revalorisation des salaires des enseignants. Son objectif est de parvenir à un arbitrage début 2010 pour une mise en œuvre à la rentrée 2010-2011. En commençant par les rémunérations de début de carrière, et en excluant une hausse de la grille générale pour le milieu et fin de carrière. Le ministère explore plusieurs pistes :

    - l’augmentation du contingent d’enseignants accédant au grade de hors classe ;
    - la création d’une « classe exceptionnelle » qui rémunérerait plus des enseignants ayant pris des responsabilités au-delà de leur travail normal ;
    - la prise en compte des actions de tutorat ou d’aide à l’orientation.

    Pour Les Echos (édition datée du 08/09/2009), il y a urgence. En effet, la rémunération globale moyenne des enseignants du premier degré, régime indemnitaire compris, s’élève à 1900 euros brut par mois (2700 euros dans le second degré). Elle n’a progressé que de 1,9% par an de 1990 à 2005.

    Bien plus, depuis l’élection de Nicolas SARKOZY, alors que 33000 postes d’enseignants ont été supprimés entre 2007 et 2009, les revalorisations se sont limitées :

    - à des primes d’installation pour les jeunes,
    - à la mise en place d’heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations, dans le cadre de nouvelles activités : soutien scolaire, accompagnement éducatif... Ce qui n’est pas une revalorisation.


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  • Luc CHATEL prudent sur le remplacement des enseignants absents

    1er septembre 2009, par Patrick HERTER

    Alors que son prédécesseur, Xavier DARCOS, avait décidé la création d’une « agence nationale du remplacement », dès la rentrée 2009, Luc CHATEL apparaît très prudent : il a confié une mission d’étude à l’actuel directeur des affaires financières du ministère, Michel DELLACASAGRANDE, pour trouver la meilleure façon d’améliorer le dispositif.

    D’après Le Figaro (édition datée du 1/09/2009), haque année, 50000 enseignants sont censés compenser les millions d’heures d’absence de leurs collègues, suite à la maladie, aux congés maternité ou aux accidents, dès lors que les absences sont supérieures à quinze jours. Or, parmi eux, 10000 ne sont employés que par intermittence, voire pas du tout. Le taux d’efficacité était de 85% en 2008, contre 84,92% en 2006. Il s’agit d’améliorer ce taux et les conditions de remplacement.

    Plusieurs solutions seraient envisager, parmi lesquelles celle d’assouplir les contraintes administratives du système : organisé par académie, le dispositif empêche à des enseignants d’exercer leurs missions dans des départements limitrophes, même si l’établissement est situé près de leur domicile.

    Les syndicats craignent un recours accru aux vacataires, qui serait alimenté l’an prochain par les étudiants ayant obtenu un master « d’enseignement » et acquis une expérience de stagiaire. Le ministre a indiqué ne pas avoir l’intention d’instaurer un système de recrutement à deux vitesses...


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  • Un nouveau brevet des collèges pour 2010

    10 juin 2009, par Patrick HERTER

    Selon Le Monde (édition datée du 11/06/2009), le ministère de l’Education nationale prépare un nouveau brevet des collèges pour 2010. Les élèves de 3ème qui passent actuellement trois écrits pour le brevet des collèges pourraient passer :

    - cinq épreuves écrites : 3h de français, 2h de mathématiques, 2h d’histoire-géographie, 2h d’éducation civique et 1h de sciences ou technologies ;

    - deux oraux de 15 minutes chacun en langue vivante et en histoire de l’art.

    Les notes au-dessus de 10 obtenus en contrôle continu seront pris en compte, ainsi que la note de « vie scolaire » et celle (doublée) de l’éducation physique.


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  • Les préconisations de Richard DESCOINGS pour la réforme des lycées

    3 juin 2009, par Patrick HERTER

    Chargé d’une mission de concertation sur la réforme des lycées en décembre dernier, Richard DESCOINGS, le directeur de Science Po Paris, a remis le 2 juin ses préconisations au chef de l’Etat :

    - la mise en place d’un système d’orientation tout au long du lycée, de la troisième à la terminale, avec des orientations possibles en cours d’année ;
    - des stages en entreprise, dans les associations ;
    - la multiplication des liens entre lycées et enseignement supérieur, avec des parrainages d’étudiants anciens élèves et la possibilité donnée aux professeurs du secondaire d’enseigner davantage à l’université ;
    - l’instauration d’une information égale sur les différentes voies du bac ;
    - la revalorisation des filières professionnelles et technologiques ;
    - un apprentissage des langues amélioré avec une pratique de l’oral plus importante et des séjours à l’étranger ;
    - la participation des lycéens à leur évaluation ;
    - l’instauration de 3 heures d’accompagnement des lycéens.

    S’il recommande le maintien du caractère généraliste de la seconde, Richard DESCOINGS préconise aussi un rééquilibrage des séries de la voie générale S et L, la série ES étant selon lui « équilibrée » :

    - en recentrant la série S sur les matières scientifiques au lieu d’en faire une section d’orientation élitiste, alors que 50% des bacheliers S ne poursuivent pas d’études scientifiques...
    - en introduisant des sciences et des technologies dans la série L, pour lutter contre son affaiblissement continu...

    Richard DESCOINGS considère enfin, selon Le Figaro (édition datée du 3/06/2009) qu’une « véritable refondation » du lycée nécessiterait une « vaste concertation » au-delà de 2010.

    Ces préconisations devraient faire l’objet en septembre prochain de débats pendant deux à trois jours avec des représentants lycéens de toute la France. Nicolas SARKOZY a par ailleurs demandé à Richard DESCOINGS une analyse approfondie pour aboutir à des mesures opérationnelles dès la rentrée 2010.


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  • Une force d’agents de prévention et de contrôle dans les écoles ?

    22 mai 2009, par Patrick HERTER

    Xavier DARCOS, le ministre de l’Education, a proposé le 21 mai, de créer une « force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle », rapporte Le Figaro (édition datée du 22/05/2009).

    Les agents, qui ne seraient pas des policiers mais des agents internes à l’Education nationale, pourraient être des personnes assermentées, formées, placées auprès des recteurs, et susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement pour constater des délits, confisquer des armes et procéder, éventuellement, à des fouilles. Ces agents pourraient aussi mener des actions deprévention sur la drogue et la sécurité routière.

    Xavier DARCOS a également proposé d’autoriser les chefs d’établissement et les conseillers principaux d’établissement à fouiller les élèves soupçonnés de faire entrer des armes à l’école.

    Enfin, le ministre de l’Education a proposé d’impliquer plus étroitement les parents, en suggérant de rappeler les parents démissionnaires à leurs devoirs « en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ».


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  • Les pistes de la réforme du lycée à mi-chemin de la mission DESCOINGS

    10 avril 2009, par Patrick HERTER

    Chargé depuis le 12 janvier dernier par le président de la République d’une mission de concertation sur le lycée, Richard DESCOINGS, le directeur de Sciences Po Paris, a déjà parcouru 45 départements. Plusieurs pistes de réforme se dégagent, à mi-chemin de la mission, selon Le Monde (édition datée du 11/04/2009) :

    1/ Le rejet de l’organisation de l’année en semestres et du découpage des enseignements entre un tronc commun et plusieurs modules.

    2/ En finir avec la suprématie de la filière scientifique (33,4% des bacheliers) :
    - renforcer les enseignements de sciences en section S pour attirer les véritables scientifiques et non plus tous les bons élèves ;
    - enrichir en mathématiques et langues la filière littéraire (11,7% des bacheliers) pour élargir ses débouchés.

    3/ Imposer aux directeurs des Instituts Universitaires Technologiques (IUT) d’inscrire plus de bacheliers technologiques, lesquels réussissent mieux dans ces formations qu’à l’université.

    4/ Eviter le redoublement en seconde, qui concerne 13% des élèves, et privilégier plutôt un fort soutien en 1ère dans les disciplines défaillantes.

    Richard DESCOINGS remettra ses propositions fin mai.


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  • Xavier DARCOS annonce le maintien de l’ensemble des concours de recrutement

    23 mars 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a annoncé dans un courrier envoyé le 20 mars aux syndicats le maintien dans leur état actuel de l’ensemble des concours de recrutement qui devaient évoluer en 2010. Par ailleurs, le ministre renonce à l’emploi des jeunes enseignants à 100% et leur propose une formation pour un tiers de leur temps, ce qui le privera de plus de 3000 équivalents temps plein pour son budget. En revanche, Xavier DARCOS confirme sa volonté d’imposer le master (Bac +5) comme porte d’entrée au concours dès 2010, contre la promesse d’une revalorisation « substantielle » pour les professeurs « masterisés » et la possibilité d’une revalorisation de l’ensemble des enseignants.


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  • La réforme de la formation des enseignants revue et corrigée

    13 mars 2009, par Patrick HERTER

    Les ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale, Valérie PECRESSE et Xavier DARCOS, ont publié le 12 mars un communiqué commun sur la réforme de la formation des enseignants, sujet qui cristallise les mécontentements dans l’enseignement et les universités.

    Le communiqué indique :

    - l’étalement de cette réforme, prévue initialement pour entrer en application en 2009-2010, jusqu’en 2011 ;
    - l’abandon pour la session 2010 de l’épreuve de connaissances générales du système éducatif et son remplacement par une épreuve comparable à une des épreuves existantes ;
    - le maintien en l’état des épreuves de l’agrégation ;
    - la possibilité donnée aux universités, chargées de la formation des maîtres en remplacement des IUFM, de donner aux masters (Bac +5)élaborés un caractère provisoire pour 2009-2010.

    En revanche, le dispositif des stages d’observation et de pratique accompagnée de 108 heures en master 1, des stages en responsabilité devant la classe de 108 heures en master 2, et l’instauration de nouvelles bourses seront mis en place dès l’année 2009-2010. Le jeune enseignant sera accompagné d’un double accompagnement : par un professeur référent à l’école, et par un maître de stage à l’université.

    Les ministres invitent par ailleurs les organisations représentatives à discuter sur :

    - la définition du processus abouti en 2011 ;
    - l’organisation de l’année transitoire.

    Le Figaro (édition datée du 13/03/2009) précise qu’aucune donnée chiffrée n’est encore apportée sur le montant de la revalorisation de carrière du jeune enseignant attendue en contrepartie de son recrutement au niveau master. Le Monde (édition datée du 13/03/2009) indique une rémunération des stages de 3000 euros au total.


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  • Concession sur la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire

    15 février 2009, par Patrick HERTER

    L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, chargée d’évaluer les projets de futurs masters d’enseignement, a annoncé le 13 février que la date de remise des contenus de formation par les universités était décalée du 15 février au 31 mars. Ce report rend, selon Le Monde (édition datée du 16/02/2009), impossible la mise en application de la réforme pour 2010.


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  • Xavier DARCOS présente sa feuille de route pour 2009, avec la lutte contre l’absentéisme comme priorité

    26 janvier 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a présenté sa feuille de route pour 2009, avec en priorité la lutte contre l’absentéisme.

    Selon Les Echos (édition du 23/01/2009), 2,4% des collégiens et 4,6% des lycéens sont considérés comme absentéisme : ils désertent les cours à raison d’au moins quatre demi-journées par mois sans aucun motif fourni par leurs parents, et glissent progressivement vers la sortie du système éducatif (150000 élèves en sortent chaque année sans diplôme ni qualification). Les établissements cumulant déjà les difficultés sont particulièrement concernés.

    Le ministre a choisi d’appliquer une stratégie préventive, en renforçant les liens entre les familles et l’Education nationale, avec le recrutement de 5000 médiateurs de réussite scolaire, chargés de diagnostiquer et d’œuvrer à l’insertion dans les quartiers. Le ministère vise 300 établissements situés dans les quartiers en difficulté, et une affectation des médiateurs par périodes de trois ou quatre ans dans chaque établissement.

    Connaissant bien les quartiers, capabls d’aller visiter les familles et d’aller dans les établissements, les médiateurs seront formés par l’Education nationale et effectueront, à partir du mois de mars, des missions de 26 heures hebdomadaires. Ils seront recrutés pendant les deux prochaines années dans le cadre des nouveaux contrats aidés promis dans le plan de relance.

    Par ailleurs, Xavier DARCOS a indiqué :

    - la création d’une plate-forme téléphonique permettant aux lycéens et aux familles de s’informer sur l’orientation ;
    - la mise en ligne sur Internet des programmes scolaires du CP à la terminale, avec un téléchargement gratuit.


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  • Le gouvernement présente des mesures financières pour accompagner la réforme des IUFM

    18 janvier 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, et la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie PECRESSE, ont annoncé le 15 janvier des mesures financières pour accompagner la réforme des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), qui implique la suppression du statut de l’élève-fonctionnaire. Ce statut permettait de rémunérer les aspirants professeurs, pendant la deuxième année de formation, 1310 euros nets par mois. Ceux-ci entraient à l’IUFM après une licence, pour deux années de formation.

    La réforme, applicable en 2010, prévoit que le recrutement des enseignants se fera au niveau Bac+5 (master 2). Tout candidat reçu à un concours de l’enseignement comme le Capes deviendra immédiatement enseignant. 20000 bourses, de 1225 à 2500 euros annuels, seront attribuées sur critères académiques ou sociaux aux étudiants en deuxième année de master, et 9000 postes d’assistants d’éducation leur seront réservés. Par ailleurs, 40000 stages rémunérés 3000 euros environ pour une centaine d’heures, seront également ouverts aux étudiants en master 2 pour les préparer à l’enseignement devant les élèves.


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  • Nicolas SARKOZY relance la réforme du lycée

    14 janvier 2009, par Patrick HERTER

    Le président de la République a précisé le 12 janvier, que la réforme du lycée serait appliquée à la rentrée 2010. Pour y parvenir, Nicolas SARKOZY a nommé comme médiateur Richard DESCOINGS, le directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, et annoncé la nomination de Martin HIRSCH, déjà haut-commissaire aux Solidarités actives, comme haut-commissaire à la jeunesse. Des consultations seront organisés : elles associeront les lycéens, les enseignants, les parents d’élèves et l’association des Régions de France. Des expérimentations seront réalisées dans des lycées, pour tester une nouvelle organisation avec un système de niveaux et d’horaires différents. Des améliorations financières seront accordées, à terme, aux enseignants, pour accompagner la mise en place de la réforme.

    Enfin, Nicolas SARKOZY a annoncé que la réforme serait faite sans aucune suppression de postes, et que le taux d’encadrement resterait le même.


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  • Geste d’apaisement de Xavier DARCOS sur les effectifs

    9 janvier 2009, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a annoncé le 8 janvier aux syndicats un geste d’apaisement sur les effectifs de l’enseignement. Dans le cadre des 13500 suppressions de postes prévues pour 2009 par la loi de finances, 3000 enseignants des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) devaient être « sédentarisés », en étant réaffectés à temps plein sur des classes ordinaires. Le ministre a indiqué que seule la moitié du nombre prévu serait réaffecté, les 1500 autres continuant d’intervenir en plus auprès des élèves en difficulté. Toutefois, Xavier DARCOS a précisé que l’objectif de 13500 suppressions de postes était inchangé.


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  • La réforme de la seconde : sitôt annoncée, sitôt reportée

    16 décembre 2008, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, qui avait annoncé les grandes lignes de sa réforme du lycée dans le Journal du Dimanche (édition datée du 14/12/2008), a annoncé son report pour la rentrée 2010.

    Le ministre prévoyait :

    - une année découpée en deux semestres, encadrant une semaine de bilan, permettant aux lycéens de changer d’option en cours d’année ;

    - la diminution des horaires, à 31h30 par lycéen contre 35h aujourd’hui ;

    - un tronc commun de 21h avec 4h de français, 3h30 de mathématiques, 3h d’histoire-géographie, 3h de sciences expérimentales, 5h de langues vivantes (deux) et 1h30 de sciences économiques et sociales ;

    - 6h d’options « à la carte » consacrées à deux matières parmi quatre familles : humanités, sciences, sciences de la société, technologies ;

    - 3h de soutien ou d’approfondissement personnalisé.

    Une journée de grève unitaire a été malgré tout annoncée pour le 29 janvier prochain.


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  • Un livret scolaire unique pour le primaire

    8 décembre 2008, par Patrick HERTER

    Dès la fin de cette année scolaire, les enfants inscrits en CE1 et en CM2 seront évalués de la même façon quel que soit leur établissement. L’objectif est que les parents puissent évaluer de façon compréhensible les compétences de leurs enfants en fin de chaque cycle. Le livret posera des questions simples impliquant des réponses par « oui » ou « non ». Il présentera également les notes obtenues par l’élève dans les évaluations nationales en français et mathématiques. Il permettra enfin de faire entrer la culture de l’évaluation dans les établissements.

    Pour découvrir le modèle du livret : http://media.education.gouv.fr/file...


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  • Le ministre de l’Education fait des propositions aux maires sur le service minimum

    3 décembre 2008, par Patrick HERTER

    Xavier DARCOS, le ministre de l’Education, a annoncé l’abandon des actions contentieuses engagées à l’encontre des petites communes qui n’ont pas pu mettre en œuvre un service d’accueil le 20 novembre dernier, contre leur volonté. En revanche, l’Etat maintiendra les actions contentieuses contre celles qui ont explicitement manifesté leur intention de ne pas appliquer la loi.

    Par ailleurs, l’Etat aidera les communes :

    - à constituer la liste de personnes capables de surveiller les enfants ;

    - à mieux dimensionner le service en évaluant le nombre d’élèves à accueillir les jours de grève.

    Le dispositif sera prochainement évalué.


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  • Des Maires disent non au service minimum dans les écoles

    19 novembre 2008, par Patrick HERTER

    Des dizaines de maires ont annoncé qu’ils ne mettraient pas en place le Service Minimum d’Accueil (SMA), à l’occasion de la grève des enseignants qui aura lieu le 20 novembre. Parmi ces villes : Paris, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, ainsi que quinze communes charentaises, dix-huit communes de l’Aude, trente-quatre dans l’académie de Versailles, quatre-vingt-deux dans celle de Créteil...

    Les maires de ces communes considérent qu’ils n’ont pas les moyens d’organiser cet accueil.


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  • Le schéma de la classe de seconde présenté par Xavier DARCOS

    23 octobre 2008, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a présenté le 21 octobre le schéma de la nouvelle classe de seconde pour la rentrée 2009 :

    - l’année de seconde sera divisée en deux semestres, entrecoupées d’une semaine de bilan et d’orientation ;

    - le nombre d’heures hebdomadaires diminuera pour passer à 30 heures ;

    - les heures seront réparties entre 21 heures d’« enseignements fondamentaux » (français, mathématiques, histoire-géographie, éducation civique, sciences expérimentales, langues vivantes 1 et 2, éducation physique et sportive), 6 heures de « modules d’approfondissement ou d’exploration » et 3 heures d’accompagnement et d’orientation ;

    - les 6 heures d’approfondissement se subdiviseront en deux modules de 3 heures, à choisir parmi 4 « dominantes » : « humanités » (littérature française, langues et cultures de l’Antiquité, langues vivantes étrangères ou régionales, arts et histoire des arts) , « sciences » (mathématiques, physique chimie, sciences de la vie et de la Terre, informatique et société numérique), « sciences de la société » (sciences économiques et sociales, initiation aux sciences de gestion, histoire et géographie) et « technologies » (initiation aux sciences de l’ingénieur et de la production, aux sciences médico-sociales, techniques d’atelier et de laboratoire, design, initation aux technologies de l’hôtellerie et de la restauration, activités physiques et sportives).

    Cette organisation doit être validée d’ici la mi-décembre.


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  • Parution au JO de la loi portant sur le droit d’accueil pour les élèves des écoles

    22 août 2008, par Patrick HERTER

    La loi portant le droit d’accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire, adoptée par le Parlement le 23 juillet dernier, est parue au Journal Officiel du 21 août.

    Cette loi oblige les mairies à organiser un service minimum d’accueil pour les élèves du primaire, à partir d’un taux de gréviste de 25%. Si le taux est inférieur, c’est à l’Etat d’organiser ce service. Par ailleurs, la loi allonge la période de dépôt des préavis de grève dans les écoles (13 jours) pour permettre à l’Etat et aux organisations syndicales d’ouvrir une négociation préalable afin de trouver un accord. La loi limite aussi l’exercice d’une grève à une journée et impose une déclaration préalable, 48 heures à l’avance, par l’enseignant gréviste.


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  • L’organisation future du lycée précisée

    19 juillet 2008, par Patrick HERTER

    le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a précisé le 17 juillet dernier l’organisation du lycée « modulaire » qui devrait être mis en place à partir de 2009, pour être achevé en 2012.

    L’objectif est de limiter les sorties sns qualification, d’amener effectivement 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat et mieux préparer l’entrée en enseignement supérieur.

    D’après Le Monde (édition datée du 19/07/2008), Xavier DARCOS souhaite que la classe de seconde retrouve son rôle de carrefour. Le principe des filières en première et terminale sera conservé, mais sous la forme moins rigide de « dominantes ». Il s’agira de mettre en place des parcours guidés laissant place à une certaine autonomie de l’élève, pour mieux répondre à ses aspirations tout en le préparant aux études supérieures.

    Le ministre de l’Education veut aussi mettre en place trois blocs principaux :

    - des enseignements généraux, tels qu’ils existent aujourd’hui ;
    - des enseignements complémentaires pour découvrir de nouveaux domaines ou approfondir les fondamentaux (en seconde) pour se spécialiser (après la seconde) ;
    - un accompagnement individuel pour favoriser une meilleure réussite.

    Xavier DARCOS propose de baisser progressivement la part des enseignements généraux (60% du temps en seconde et 45% à partir de la première) et de l’accompagnement (15% en seconde et 10% à partir de la première) et d’augmenter celle des enseignements complémentaires (25% en seconde et 45% à partir de la première).

    Par ailleurs :

    - l’organisation annuelle des enseignements serait remplacée par une organisation en modules semestriels d’une cinquantaine d’heures, dans l’esprit de ce qui se passe à l’université. L’élève de seconde pourrait changer de modules en cours d’année ;

    - une concertation sera organisée en septembre sur le contenu pédagogique, et le ministre tranchera en octobre avant que les programmes soient revus ;

    - les lycées auront une marge de manœuvre importante en matière d’organisation pédagogique.


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  • L’avant-projet de loi sur le droit d’accueil des élèves remis aux syndicats

    27 mai 2008, par Patrick HERTER

    Xavier DARCOS, le ministre de l’Education nationale, a remis aux syndicats, le 26 mai dernier, le texte de l’avant-projet sur le droit d’accueil pour les élèves des écoles les jours de grève.

    Ce texte oblige les communes à organiser le dispositif « nécessaire » lorsqu’au moins 10% des enseignants sont en grève dans les écoles publiques. Il précise que l’Etat versera en compensation une « contribution financière ». Les modalités pratiques d’application sont renvoyées à un décret ultérieur.

    Ce texte sera déposé au Conseil d’Etat, et pourrait selon Les Echos (édition datée du 27/05/2008) être présenté au Conseil des ministres le 11 juin prochain.


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  • Un projet de loi sur le service minimum à l’école

    20 mai 2008, par Patrick HERTER

    Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a annoncé le 15 mai le dépôt avant l’été d’un projet de loi instaurant un droit à l’accueil des enfants les jours de grève avec :

    - l’obligation de déclaration de grève des professeurs 48 heures à l’avance, sous peine de sanctions disciplinaires ;

    - l’organisation de l’accueil des enfants par les communes ;

    - le financement intégral par l’Etat.

    Le 15 mai, à l’occasion de la journée d’action de la fonction publique, 2 023 communes sur les 22 492 communes dotées d’une école primaire ont organisé un service minimum d’accueil.


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  • Seconde expérimentation du service minimum dans les écoles le 15 mai

    6 mai 2008, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a annoncé le 3 mai dernier qu’une seconde expérimentation du service minimum d’accueil dans les écoles primaires serait menée le 15 mai, jour de la grève des enseignants contre la réforme des programmes.

    Ce système, déjà expérimenté le 29 janvier dernier, consiste à rémunérer les communes mettant en place un accueil dans les écoles (ou dans des structures communales ou associatives) les jours de grève. Cette rémunération a été fixée à 90 euros par tranche de 15 élèves à garder. Son financement serait assuré grâce aux retenus de salaires des enseignants grévistes.

    Le ministre a déclaré qu’un bilan serait fait après le 15 mai. Xavier DARCOS a annoncé qu’il passerait par la loi s’il n’obtient pas l’instauration généralisée par la négociation. Selon Le Figaro (édition datée du 6/05/2008), l’objectif du ministre est d’instaurer une déclaration préalable individuelle de grève 48 heures à l’avance, sachant que dans les enseignants peuvent aujourd’hui se déclarer en grève juste avant de commencer leurs cours.


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  • La dernière version de la réforme des programmes du primaire

    30 avril 2008, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a présenté le 29 avril la dernière version de la réforme des programmes du primaire, dont l’objectif est de diminuer de moitié en cinq ans le nombre d’élèves en échec scolaire à l’entrée en 6ème. Ce texte tient compte, selon le ministre, des avis reçus pendant la période de consultation des enseignants, lesquelles sont accessibles sur le site du ministère (http://eduscol.education.fr/D0048/s...) :

    Les principes déjà présentés sont confirmés :

    - Des programmes lisibles par tous, plus courts, resserrés sur les fondamentaux, donnant la priorité à la maîtrise de la langue et insistant sur la notion d’entraînement systématique.

    - La liberté pédagogique des enseignants dans le choix des méthodes, et la possibilité d’organiser des activités interdisciplinaires ou transversales.

    - De nouvelles modalités d’inspection des maîtres, davantage centrées sur l’évaluation des acquis des élèves.

    - La présentation des programmes, l’organisation de la journée scolaire, la présentation des différents dispositifs d’accompagnement éducatif et des droits des parents sera assurée par un livret distribué aux familles.

    Des modifications interviennent par rapport au projet initial :

    - L’organisation de la scolarité est maintenue en trois cycles : maternelle pour le cycle 1, grande section-CP et CE1 pour le cycle 2 et CE2-CM1-CM2 pour le cycle 3.

    - La distinction nette entre la grande section de maternelle et le CP est rétablie, en particulier sur l’apprentissage de la lecture : l’école maternelle voit son rôle de préparation aux apprentissages confirmé, et l’apprentissage de la lecture est réservé au CP.

    - Les documents portant sur la progression annuelle des élèves deviennent moins contraignants, pour fournir des repères aux enseignants et non plus de définir des normes d’évaluation.

    - En français, les progressions du cycle ont été remaniées : la maîtrise de la voix active et passive, la conjugaison au passé antérieur ou au subjonctif présent sont reportées au collège, mais le plus-que-parfait, le futur antérieur et le conditionnel présent sont maintenus au CM2 (ils étaient au collège avant la réforme). La disctinction entre phrase simple et complexe passe du CM1 au CM2. L’approche de la coordination commence au CE2 plutôt qu’au CE1.

    - En mathématiques, la résolution de problèmes voit son rôle réaffirmé. Au CP, seule la table de multiplication par 2 est demandée. Les tables 3, 4, 5 sont reportées au CE2. L’apprentissage de la division fait l’objet d’une approche en cycle 2, mais la technique est reportée au cycle 3. La règle de trois sera traitée en CM1 (au collège avant la réforme).

    - En sciences, l’approche expérimentale est soulignée, ainsi que la nécessité d’une approche sensible de la nature.

    - En histoire, la chronologie est systématiquement abordée à partir du cycle 3. La Déclaration des droits de l’homme est rétablie. L’histoire des arts fait référence à des types d’œuvre, plutôt qu’à des exemples précis.

    - Des horaires diminués : l’heure de sport supplémentaire annoncée en 2007 a été abandonnée. Avec la disparition des cours du samedi, la semaine passera de 26 à 24 heures (864 heures par an contre 936 précédemment). Le français occupera 10 heures en cycle 2 (8 heures en cylce 3), et les mathématiques 5 heures (identique en cycle 3). Les autres enseignements feront l’objet d’horaires souples, annualisés, afin de permettre aux enseignants d’organiser leurs projets pédagogiques. En cylce 3, l’histoire des arts occupera ainsi 20 heures par an, 58 heures pour les activités artistiques, le sport 108 heures, la langue vivante 54 heures, la culture scientifique 78 heures, comme l’histoire-géographie.


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  • Le point sur le projet de réforme des programmes du primaire

    17 avril 2008, par Patrick HERTER

    Annoncé le 20 février par le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, le projet de réforme des programmes du primaire a donné lieu à une consultation des professeurs des écoles. Ces derniers ont pu faire part de leurs remarques au cours de demi-journées sans cours. Ces remarques ont été consignées par les inspecteurs, et regroupées en synthèses par académie. La consultation s’est terminée le 5 avril, et selon Le Monde (édition datée du 16/04/08), le ministre s’est engagé à en tenir compte.

    La version définitive du projet sera dévoilée en mai, avec l’objectif d’une application dès la rentrée 2008.


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  • Les stages de soutien en primaire vont commencer

    4 avril 2008, par Patrick HERTER

    Les premiers stages de soutien pour les élèves de CM1 e CM2 vont débuter la semaine prochaine pour la zone B (Aix-Marseille , Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen, Strasbourg).

    Ces stages gratuits, organisés en accord avec les municiaplités, seront proposés à des groupes de trois à six élèves rencontrant des difficultés. Pendant cinq jours, ils recevront trois heures d’enseignement en français et mathématiques.

    Selon Le Figaro (édition du 04/04/2008), près de 40 000 élèves devraient y assister. Ils seront encadrés par 8 000 enseignants volontaires, qui recevront chacun 360 € défiscalisés.


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  • Des stages en entreprise pour les professeurs en formation

    19 mars 2008, par Patrick HERTER

    Des représentants du Medef et du ministère de l’Education nationale se sont rencontrés le 17 mars pour affiner le projet de stages en entreprise pour les professeurs en formation.

    Ce projet doit permettre de faire passer le nombre d’enseignants concernés de moins de 2 000 par an actuellement (tous volontaires, et accueillis dans 150 grandes entreprises partenaires) à 30 000 d’ici 2010, (stages obligatoires, dans des entreprises de toutes tailles), selon Le Figaro (édition du 19/03/2008). Les stages devraient durer au moins cinq jours, et succéder à des interventions de spécialistes dans les 31 IUFM pour leur faire découvrir le monde de l’entreprise.

    Les enseignants devront remettre après leur stage un rapport sur ce qui les a marqués.


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  • Les programmes du primaire détaillés

    20 février 2008, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a présenté le détail des programmes de l’enseignement primaire. L’objectif est de les rendre, selon des propos cités par Le Monde (édition du 21/02/2008), « plus courts, plus clairs et plus ambitieux ». Ils s’articuleront autour :

    - d’une réduction de la durée hebdomadaire obligatoire, de 26 à 24 heures en raison de la suppression des deux heures de classe du samedi, sauf pour les élèves en difficulté. Ceux qui continueront à avoir des difficultés se verront proposer un stage de remise à niveau gratuit pendant les vacances scolaires, à raison de trois heures de français et de mathématiques par jour, dans des groupes, dirigés par des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires, n’excédant pas plus de six élèves. Le dispositif devrait être opérationnel dès les vacances de printemps ;

    - d’une évaluation régulière des acquis des élèves, au service d’un « enseignement orienté vers l’acquisition des savoirs de base », mais qui affirme la « liberté pédagogique » des enseignants. Cette évaluation permettra de comparer les effets des différentes pratiques pédagogiques et de mesurer les résultats de l’école ;

    - des apprentissages fondamentaux progressifs à l’école maternelle et élémentaire, avec « l’appropriation du langage » et « la découverte de l’écrit » en maternelle, et des évaluations en CE1 et CM2 ;

    - des cours de français fixés sur la fourchette haute des programmes précédents, soit 8 heures par semaine en CP et CE1, et 10 heures en CE2, CM1 et CM2. Le choix entre méthodes syllabique, globale ou mixte sera laissé à l’appréciation de l’enseignant. En revanche, l’Observation Réfléchie de la Langue (ORL) sera abandonnée, au profit de « leçons de grammaire » qui éviteront les excès de jargon. La « récitation » réapparaîtra au programme de CP, et la « rédaction » remplacera la « production d’écrits » en CE2, CM1 et CM2. L’attention permanente à l’orthographe sera affirmée. Les cours d’histoire géographie, de sciences seront « recentrés sur l’essentiel ». Une heure par jour sera consacrée au sport ;

    - un renforcement de l’importance donnée aux techniques mathématiques opératoires, mais la division ne sera abordée qu’en CE1. Les élèves devront maîtriser "parfaitement’ les quatre opérations avant d’entrer au collège et savoir pratiquer un règle de trois ;

    - une première « sensibilisation » à une langue vivante sera prévue dès le CP. Trouveront une place dans les programmes l’histoire de l’art, et « l’instruction civique et morale » : les élèves « acquièrent une première compréhension des symboles de la République » et de l’Union européenne en CP et en CE1. Ils devront aussi « reconnaître la Marseillaise et (...) se lever lorsqu’ils l’entendent ». Les « principes de la morale (...) peuvent être présentés sous forme de maximes illustrées ». Et le vouvoiement sera encouragé.

    Ce projet de programme sera soumis à concertation avec les syndicats d’enseignants et les fédérations de parents d’élèves jusqu’à la mi-avril, pour être arrêté fin avril début mai. Chaque enseignant sera sollicité au cours d’une demi-journée. Trente écoles formeront un « groupe témoin », avec un contact direct avec le ministre. Les programmes seront également soumis à des commissions du Parlement, ainsi qu’au Haut Conseil de l’éducation. A partir du 3 mars, le projet sera également consultable sur le site Internet du ministère de l’éducation nationale : chaque internaute pourra donner son avis. Les nouveaux programmes se substitueront à partir de la rentrée 2008 aux programmes élaborés en 2002.


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  • Les nouveaux programmes de l’école primaire

    16 février 2008, par Patrick HERTER

    Le président de la République a présenté le 15 février les grandes lignes du projet de refondation de l’école, qui vise à diviser par trois le pourcentage d’enfants en grande difficulté à la fin du CM2 (actuelement 15%). Il a ainsi annoncé :

    - la réintroduction des cours d’instruction civique dès le primaire, avec l’apprentissage des règles de politesse, la connaissance et le respect des valeurs et emblèmes de la République (le drapeau tricolore, Marianne, l’hymne national).

    - la possibilité pour les enseignants et les parents d’élèves de consulter les programmes, lesquels donneront la priorité à la maîtrise de la langue (orthographe, vocabulaire, grammaire) en lecture et écriture, et aux mathématiques (calcul mental).

    - le remise à l’honneur de la culture générale, notamment au travers de la connaissance des dates historiques.

    - la transmission aux parents des évaluations de leur enfant et de l’école, en CE1 et CM2.

    - le passage d’une évaluation des enseignants tous les deux ans, contre tous les quatre ans actuellement.

    - plus d’autonomie pédagogique donnée aux enseignants

    Les programmes seront détaillés le 20 février prochain par le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS.


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  • Les meilleurs lycéens seront admis en prépa

    1er février 2008, par Patrick HERTER

    Une circulaire va être adressée par le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, à tous les proviseurs de lycée au début du mois de février, afin qu’ils présentent 5% de leurs meilleurs élèves en classes préparatoires aux grandes écoles. Toute demande émise par ces élèves sera automatiquement acceptée.

    Cette décision, préparée avec Valérie PECRESSE, la ministre de l’Enseignement supérieur, doit permettre aux plus grand nombre d’élèves d’accéder aux classes préparatoires, en particulier ceux issus des familles les plus défavorisées. Selon le ministère de l’Education nationale - informations rapportées par Le Monde (édition du 30/01/2008) - 400 établissements sur 2550 seraient en dessous du seuil de 5%, et une centaine n’aurait inscrit aucun élève en classes préparatoires.


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  • Le niveau des élèves par école bientôt sur Internet

    17 décembre 2007, par Patrick HERTER

    Des changements sont attendus sur l’évaluation des élèves du primaire. Chaque année, les élèves de CE1 et CM2 sont évalués en début d’année scolaire pour détecter les difficultés. L’année prochaine, l’évaluation sera passée en milieu d’année, non plus pour détecter les difficultés, mais pour juger le niveau atteint, en fonction d’une définition très précise des connaissances qu’un élève doit avoir acquise en fin de CE1 ou de CM2. Selon Le Figaro (édition du 17/12/2007), les résultats obtenus, par école, seront disponibles, vraisemblablement sur Internet. L’objectif est de donner à l’école une information sur sa propre efficacité, et de lui donner la culture du résultat. Cette information devrait aussi être accessible aux parents.


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  • Xavier DARCOS annonce un service minimum dans l’éducation pour 2008

    20 novembre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education a déclaré sur la radio RTL qu’il entendait instaurer un service minimum dans l’Education nationale, et que des discussions seraient engagées au début de l’an prochain sur le sujet. Il s’agirait, pour Xavier DARCOS, de permettre l’accueil des élèves lorsqu’il y a une grève.


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  • Xavier DARCOS précise son plan de réforme du primaire

    12 novembre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a remis aux syndicats le 9 novembre un document d’orientation, dans lequel il expose ses propositions de réforme du primaire, parmi lesquelles :

    - un renforcement de l’évaluation des acquis des élèves (qui sera systématiquement communiquée aux familles), comme celle des écoles et des enseignants ;

    - la confirmation de la liberté pédagogique donnée aux enseignants, qui pourront choisir les méthodes ;

    - la diminution du taux de redoublement (de 18% d’élèves du primaire ayant redoublé au moins une fois actuellement à moins de 10%) ;

    - la distinction plus nette entre les temps scolaires, consacrés à la transmission du savoir, et les temps d’accompagnement éducatif, et le renforcement du temps des apprentissages fondamentaux ;

    - la clarification de la révision des programmes, avec un cahier des charges précis fixant les contenus à enseigner pour chaque année scolaire, dans le cadre des cycles d’apprentissages ;

    - la priorité absolue donnée à l’apprentissage de la langue française ;

    - la suppression de l’école du samedi matin et l’accompagnement des élèves en difficulté pendant les deux heures libérées, en dehors des horaires de classe collective ;

    - la création d’un stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège pour les élèves en difficulté dans la maîtrise du langage. Les établissements les plus concernés pourront bénéficier de plus d’enseignants que de classes ;

    - le renforcement de la formation spécifique, initiale et continue des enseignants de maternelle.

    Le ministre indique que la discussion est ouverte, si les principes sont tracés, et que les propositions doivent être affinées avec les partenaires. La finalisation des mesures est prévue pour janvier 2008.


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  • Xavier DARCOS présente un plan pour le primaire

    30 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a présenté le 28 octobre son plan pour réduire l’échec scolaire à l’école primaire. Le ministre a l’ambition de diviser par trois l’échec scolaire en cinq ans, de 15 à 5% d’élèves en grande difficulté à l’entrée en sixième.

    Pour y parvenir, Xavier DARCOS va demander aux enseignants de redoubler d’efforts en direction des écoliers les plus en difficulté, en utilisant les deux heures dégagées par la suppression du samedi matin travaillé. Des temps d’accompagnement d’une demi-heure par jour devront permettre à l’enseignant d’expliquer à l’élève ce qu’il n’a pas bien compris. Une partie de ce temps pourra également être consacré à des rencontres avec les parents.

    Par ailleurs, juste avant l’entrée en sixième, les enfants qui auront eu de très mauvaises évaluations en CE1 et CM2 pourront se voir proposer des stages intensifs de quinze jours de soutien ou de remise à niveau pendant les vacances de printemps ou d’été. Les enseignants volontaires qui encadreront ces élèves pendant leur temps de vacances seront rémunérés pour ce travail, selon des modalités encore à définir.

    Enfin, les programmes scolaires seront recentrés sur les apprentissages fondamentaux comme la lecture, l’écriture et le calcul. Ils seront aussi rendus plus clairs pour les parents, et feront l’objet d’un avis parlementaire, par les commissions spécialisées (comme la commission des affaires culturelles) ou par débats

    Dans le cadre de ces soutiens, la liberté pédagogique de l’enseignant sera préservée, mais avec une obligation de résultat.


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  • Aménagement des horaires et des programmes dans le primaire

    6 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a annoncé le 4 octobre que les écoles primaires qui le souhaitent pourront travailler le mercredi matin, après la suppression du samedi matin dans le primaire, à compter de la rentrée 2008.

    Par ailleurs, le ministre a annoncé qu’il présenterait fin octobre des objectifs de simplification des programmes scolaires du primaire, resserrés autour de l’enseignement des disciplines fondamentales. Ceci pour répondre également à la réduction du nombre d’heures d’école pour les enfants après la disparition du samedi matin, de 26 à 24 heures hebdomadaires.


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  • Les élèves du primaire n’auront plus cours le samedi

    28 septembre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a précisé le 27 septembre les modalités de suppression des cours du samedi pour les élèves du primaire, dès la rentrée 2008.

    Les heures libérées seront réintégrées à l’emploi du temps de la semaine, et réservées aux élèves en difficulté pour éviter l’échec scolaire à l’entrée dans la sixième. Un suivi personnalisé par les enseignants sera ainsi organisé.

    Parallèlement, des activités périscolaires pourront être envisagées le samedi, en partenariat avec les communes.

    Ce dispositif sera étendu par la suite au collège.


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  • Xavier DARCOS annonce un grand projet pour l’école pour la fin octobre

    6 septembre 2007, par Patrick HERTER

    Le ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, a assuré le 5 septembre l’annonce d’un grand projet pour l’école à la fin du mois d’octobre.


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  • Lettre de Mission pour développer l’autonomie des écoles

    6 juillet 2007, par Patrick HERTER

    Une lettre de mission a été adressée au Ministre de l’Education nationale Xavier DARCOS par l’Elysée et Matignon, pour l’engager à développer l’autonomie des écoles.

    Son objectif : permettre aux équipes éducatives de développer leur projet pédagogique plus librement, en leur donnant une plus grande marge de manœuvre sous la tutelle des académies. Les chefs d’établissement et les professeurs devraient davantage maîtriser le temps consacré à chaque enseignement, à des projets innovants, à l’organisation des cours, à l’utilisation des heures supplémentaires, à la composition de leur équipe - sans pouvoir toutefois choisir les enseignants. Les directeurs pourraient utiliser leur budget comme ils l’entendent, en respectant les priorités établies. En contrepartie, une évaluation des établissements et des élèves serait mise en place


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