Le ministre de l’Education, Xavier DARCOS, a présenté le 29 avril la dernière version de la réforme des programmes du primaire, dont l’objectif est de diminuer de moitié en cinq ans le nombre d’élèves en échec scolaire à l’entrée en 6ème. Ce texte tient compte, selon le ministre, des avis reçus pendant la période de consultation des enseignants, lesquelles sont accessibles sur le site du ministère (http://eduscol.education.fr/D0048/s...) :
Les principes déjà présentés sont confirmés :
Des programmes lisibles par tous, plus courts, resserrés sur les fondamentaux, donnant la priorité à la maîtrise de la langue et insistant sur la notion d’entraînement systématique.
La liberté pédagogique des enseignants dans le choix des méthodes, et la possibilité d’organiser des activités interdisciplinaires ou transversales.
De nouvelles modalités d’inspection des maîtres, davantage centrées sur l’évaluation des acquis des élèves.
La présentation des programmes, l’organisation de la journée scolaire, la présentation des différents dispositifs d’accompagnement éducatif et des droits des parents sera assurée par un livret distribué aux familles.
Des modifications interviennent par rapport au projet initial :
L’organisation de la scolarité est maintenue en trois cycles : maternelle pour le cycle 1, grande section-CP et CE1 pour le cycle 2 et CE2-CM1-CM2 pour le cycle 3.
La distinction nette entre la grande section de maternelle et le CP est rétablie, en particulier sur l’apprentissage de la lecture : l’école maternelle voit son rôle de préparation aux apprentissages confirmé, et l’apprentissage de la lecture est réservé au CP.
Les documents portant sur la progression annuelle des élèves deviennent moins contraignants, pour fournir des repères aux enseignants et non plus de définir des normes d’évaluation.
En français, les progressions du cycle ont été remaniées : la maîtrise de la voix active et passive, la conjugaison au passé antérieur ou au subjonctif présent sont reportées au collège, mais le plus-que-parfait, le futur antérieur et le conditionnel présent sont maintenus au CM2 (ils étaient au collège avant la réforme). La disctinction entre phrase simple et complexe passe du CM1 au CM2. L’approche de la coordination commence au CE2 plutôt qu’au CE1.
En mathématiques, la résolution de problèmes voit son rôle réaffirmé. Au CP, seule la table de multiplication par 2 est demandée. Les tables 3, 4, 5 sont reportées au CE2. L’apprentissage de la division fait l’objet d’une approche en cycle 2, mais la technique est reportée au cycle 3. La règle de trois sera traitée en CM1 (au collège avant la réforme).
En sciences, l’approche expérimentale est soulignée, ainsi que la nécessité d’une approche sensible de la nature.
En histoire, la chronologie est systématiquement abordée à partir du cycle 3. La Déclaration des droits de l’homme est rétablie. L’histoire des arts fait référence à des types d’œuvre, plutôt qu’à des exemples précis.
Des horaires diminués : l’heure de sport supplémentaire annoncée en 2007 a été abandonnée. Avec la disparition des cours du samedi, la semaine passera de 26 à 24 heures (864 heures par an contre 936 précédemment). Le français occupera 10 heures en cycle 2 (8 heures en cylce 3), et les mathématiques 5 heures (identique en cycle 3). Les autres enseignements feront l’objet d’horaires souples, annualisés, afin de permettre aux enseignants d’organiser leurs projets pédagogiques. En cylce 3, l’histoire des arts occupera ainsi 20 heures par an, 58 heures pour les activités artistiques, le sport 108 heures, la langue vivante 54 heures, la culture scientifique 78 heures, comme l’histoire-géographie.
Intervenir sur le forum de ce suivi