La ministre de la Justice, Rachida DATI, a présenté le 22 février avec Jean-François THONY, le directeur de l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM), les mesures qui la réformeront :
des tests psychologiques à l’entrée (le profil des compétences du magistrat est précisé : écoute, humanité, technicité, capacité à prendre des décisions, à gérer des conflits ou des crises, à communiquer) et des épreuves de résolution de cas ;
l’ouverture du jury à des personnalités extérieures à la magistrature (psychologue, avocat, sociologue ou philosophe, haut fonctionnaire, journaliste, chef d’entreprise ou médecin) ;
l’élargissement de l’accès à l’école à des personnes ayant déjà acquis une expérience professionnelle (avec la création de passerelles de recrutement pour les fonctionnaires du ministère de la justice) ;
la création de deux nouvelles classes préparatoires à Lyon et Bordeaux pour des étudiants issus d’un milieu défavorisé ;
le renforcement des spécialisations (avec une phase de onze mois au poste choisi, avec le soutien d’un tuteur, après les dix-huit mois d’acquisition des techniques fondamentales) ;
le renforcement des langues ;
la revalorisation du traitement des auditeurs (avec des indemnités compensatrices des pertes de revenus) ;
la multiplication des stages, dont un mois à l’étranger.
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