L’assouplissement de la carte scolaire, décidé en juin 2007, avait pour objectif de casser les « ghettos scolaires », mais les premiers bilans apparaissent peu positifs. Si 69% des demandes de dérogation ont été satisfaites selon le ministère, la Cour des comptes avait indiqué, dans un rapport de novembre 2009, que 186 des 224 établissements classés « ambition réussite » avaient perdu des effectifs. L’« enquête de ressenti », lancée auprès de 2758 proviseurs et principaux, rendue publique le 6 mai dernier par le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale (SNPDEN), confirme les incidences négatives :
10,9% des collèges et lycées consultés voient une corrélation nette entre la baisse des effectifs et l’assouplissement de la carte scolaire ;
47% des établissements se plaignent de l’accroissement de la concurrence qui joue contre la stabilité ;
la mobilité a augmenté de 18,9% à l’intérieur de l’enseignement public et de 9,5% du public vers le privé ;
les meilleurs éléments quittant les établissements défavorisés, les classes sont plus homogènes, au détriment de l’amélioration des niveaux scolaires.
Sans demander le retour à la situation antérieure, rapporte Les Echos (édition datée du 07/05/2010), le syndicat souhaite plus de transparence du ministère de l’Education nationale.
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