Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a annoncé le 23 février son intention d’entamer les discussions sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) dès maintenant, plutôt que d’attendre 2010 (avec une échéance fixée à 2013).
Dans un premier temps, le chef de l’Etat propose, à l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne, d’amender le schéma actuel. Il s’agirait de revoir l’attribution des aides, en diminuant nettement les aides aux grandes cultures qui profitent de la hausse du cours des matières premières agricoles, et de soutenir plus fortement les secteurs fragiles, comme l’élevage ovin, les fruits et légumes, ou l’élevage de montagne. Il s’agirait également de créer un système de gestion des risques climatiques et sanitaires, applicable dès 2009.
Dans un deuxième temps, le président de la République veut entamer dès 2008-2009 les discussions sur la réforme de l’après 2013, en prenant en considération la nécessaire diversité des productions, la répartition sur tout le territoire, ainsi que le besoin de garantir les agriculteurs contre l’effondrement des prix et les consommateurs contre leur envolée. Nicolas SARKOZY refuse aussi que la PAC soit sacrifiée dans les négociations à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Les chambres d’agriculture ont entamé le débat avec les agriculteurs au début de 2008.
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