Les partenaires sociaux, réunis le 22 décembre, ne sont pas parvenus à un accord sur la formation professionnelle. Mais ils ont estimé, selon Le Figaro (édition datée du 23/12/2008), être suffisamment proches pour se donner une dernière chance, le 6 janvier prochain.
Parmi les points traités le 22 décembre :
le renforcement des actions de formation pour les salariés les moins qualifiés et les chômeurs, grâce à un fonds de sécurisation des parcours professionnels, doté de 300 millions d’euros au minimum, prélevés sur les 6 milliards d’euros de cotisations versées par les entreprises ;
le plan de formation des entreprises, qui ne distinguerait plus que deux types de formation : l’adaptation au poste de travail, ou l’évolution et le maintien dans l’emploi. Les formations à l’épanouissement personnel en seraient donc exclues ;
les contrats de professionnalisation, adaptés pour l’insertion ou la réinsertion professionnelle, seraient étendus aux publics les plus éloignés de l’emploi, avec dans certains cas un accompagnement externe ;
le droit individuel à la formation (DIF), de 20h par an et par salarié cumulables sur six ans, permettraient à des salariés ayant perdu leur emploi d’utiliser les jours non consommés pendant leur période de chômage ou les deux années suivant leur recrutement dans une autre entreprise ;
le congé individuel de formation (CIF) serait accessible aux salariés en CDD s’ils ont travaillé six mois dans les vingt-deux derniers mois, ainsi qu’à certains salariés ayant arrêté prématurément leurs études et inscrivant cette formation dans un projet d’études ultérieures ;
un dispositif de préparation opérationnel à l’emploi de 400 h au maximum serait institué pour les chômeurs susceptibles d’occuper un emploi correspondant à une offre déposée au Pôle Emploi (organisme issu de la fusion entre l’ANPE et les ASSEDIC ;
un socle de compétences serait instauré pour permettre à toute personne sortie du système éducatif de trouver des bases minimales pour avoir les meilleures chances d’occuper un emploi ;
les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) seraient dotés de nouvelles missions : informer et accompagner les TPE-PME dans l’analyse et la définition de leurs besoins en matière de formation. Un bilan financier annuel et sa communication seraient proposés pour limiter leur opacité de gestion.
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