Les magistrats du parquet financier de Paris ont, le 29 août dernier, classé sans suite l’enquête préliminaire sur les conditions de nomination de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, François PEROL, à la présidence du groupe Banque Populaire Caisses d’Epargne (BPCE).
L’enquête avait été ouverte le 1er avril dernier, suite au dépôt de quatre plaintes pour « prise illégale d’intérêt » par les syndicats SUD et CGT des Caisses d’Epargne, et les associations « Anticor » et « Contribuables Associés ». Les plaignants, rapporte Les Echos (édition datée du 2/09/2009), considéraient que François PEROL, en charge des dossiers économiques et industriels à l’Elysée, avait joué un rôle essentiel dans la fusion des deux établissements dont il a pris la direction fin février. Or, les fonctionnaires, même quand ils ont démissionné de la fonction publique, sont soumis aux règles d’incompatibilité pendant trois ans après la cessation de leurs fonctions.
Les magistrats ont considéré qu’aucune charge ne pouvait être retenue, le secrétaire général adjoint de l’Elysée n’ayant pas de délégation de pouvoir. Les plaignants peuvent à présent se porter partie civile, ce qui provoquerait la saisine d’un juge d’instruction...
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