L’envolée de l’euro (1,4859 dollar le 26 novembre contre 1,35 dollar mi-août) suscite une vague d’inquiétude en Europe :
Louis GALLOIS, président d’EADS, a accusé dans le quotidien La Tribune (édition du 18 novembre) les autorités européennes de « démission » vis à vis de leur monnaie, en considérant que « face au dollar, au yen ou au yuan, l’euro est la seule monnaie du monde qui ne soit pas prise en charge par une autorité politique »
Jean-Claude JUNCKER, président de l’Eurogroupe, et Joaquim ALMUNIA, commissaires aux affaires économiques et monétaires, se sont inquiétés le 19 novembre de la hausse trop rapide de l’euro.
José Manuel BARROSO, président de la Commission européenne, a indiqué le 22 novembre que l’euro « très fort »devenait un motif de préoccupation pour certains secteurs exportateurs dans certains domaines de l’économie européenne
Angela MERKEL, chancelière allemande, a déclaré le 22 novembre que « Nous sommes satisfaits d’avoir une monnaie solide. Mais pour les exportations cela pose naturellement un problème », ajoutant : « Nous travaillons au niveau international pour que les monnaies s’équilibrent raisonnablement ». Cette déclaration marque une rupture avec les déclarations précédentes du ministre allemand des finances, Peer STEINBRUCK, qui avait déclaré qu’il « adorait l’euro fort ». Si, pour les Allemands qui enregistrent des performances records à l’exportation, un euro fort limite les pressions inflationnistes des biens importés, la situation monétaire actuelle semble leur faire craindre un effondrement du dollar qui, déjà pèse sur le climat des affaires.
Un front uni des Européens renforcerait la pression sur les autorités américaines, afin qu’elles soutiennent leur monnaie.
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