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Un gouvernement économique de la zone euro

lundi 7 mai 2007, par Patrick HERTER


Thématiques associées : Europe

« Si je suis élu, je proposerai à nos partenaires de créer un véritable gouvernement économique de la zone euro. Je placerai au centre du débat européen la question de la gestion de l’euro. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

« Infléchir le cours de la politique de l’euro sera l’une des priorités de ma politique européenne si je suis élu. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

« Il faudra aussi négocier un réajustement des parités de change avec les pays qui pratiquent délibérément le dumping monétaire en vendant leurs produits moins chers grâce à une monnaie dépréciée. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

  • La Banque Centrale Européenne maintient ses taux

    9 mai 2008, par Patrick HERTER

    Le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé le 8 mai de maintenir son principal taux d’intérêt à 4%. Ce taux n’a pas baissé depuis juin 2007, malgré la crise financière et le relaentissement économique, aux Etats-Unis comme en Europe.

    Lors de sa conférence de presse, le gouverneur de la Banque Centrale Européenne a justifié cette décision par le niveau élevé de l’inflation dans la zone euro : 3,6% prévu en 2008, contre 2,4% en 2007. Pour mémoire, la BCE a mandat pour contenir la hausse des prix en-dessous des 2%.


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  • La Commission européenne veut renforcer l’Eurogroupe

    29 avril 2008, par Patrick HERTER

    Le commissaire aux Affaires économiques, Joaquim ALMUNIA, devrait présenter le 7 mai prochain, selon Le Figaro (édition datée du 29/04/2008), une communication pour renforcer l’Eurogroupe. Si la Commission européenne souligne les succès de la monnaie unique, elle en souligne aussi les insuffisances : une croissance faible, un retard dans l’assainissement des finances publiques, un manque de réformes structurelles, un affaiblissement de la zone euro sur la scène internationale.

    D’où la volonté de la commission de renforcer l’Eurogroupe :

    - en interne en élargissant la surveillance par l’Europgroupe des politiques économiques, du budget aux coûts du travail et à la TVA ;

    - à l’international en clarifiant et unifiant les positions des membres de l’Eurogroupe, afin d’éviter les propos discordants.

    La Commission souhaite aussi que l’Ecofin, qui réunit les 27 ministres de l’Economie et des Finances de l’Union, puisse incorporer les travaux de l’Eurogroupe.


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  • La parité euro/yuan au coeur du sommet sino-européen

    30 novembre 2007, par Patrick HERTER

    Dans le cadre du sommet sino-européen organisé à Pékin, les dirigeants de l’Union monétaire Jean-Claude JUNKER (président de l’Eurogroupe), Jean-Claude TRICHET (président de la BCE) et Joaquim ALMUNIA (commissaire en charge des affaires économiques et monétaires) ont demandé à la Chine de faire un geste, afin de corriger la sous-évaluation du yuan vis à vis de l’euro. Les responsables chinois n’ont pas exclu de faire preuve de davantage de flexibilité (le yuan varie autour d’un cours pivot fixé par les autorités monétaires chinoises), mais toujours graduellement pour ne pas handicaper leurs exportations. Ils ont aussi convenu de créer un groupe de travail afin d’organiser, au niveau des banques centrales, des consultations régulières sur les questions monétaires.

    Jean-Claude JUNCKER et José-Manuel BARROSO ont mis en garde les Chinois contre un risque de retour du protectionnisme.


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  • L’euro fort : une inquiétude grandissante en Europe

    26 novembre 2007, par Patrick HERTER

    L’envolée de l’euro (1,4859 dollar le 26 novembre contre 1,35 dollar mi-août) suscite une vague d’inquiétude en Europe :

    - Louis GALLOIS, président d’EADS, a accusé dans le quotidien La Tribune (édition du 18 novembre) les autorités européennes de « démission » vis à vis de leur monnaie, en considérant que « face au dollar, au yen ou au yuan, l’euro est la seule monnaie du monde qui ne soit pas prise en charge par une autorité politique »

    - Jean-Claude JUNCKER, président de l’Eurogroupe, et Joaquim ALMUNIA, commissaires aux affaires économiques et monétaires, se sont inquiétés le 19 novembre de la hausse trop rapide de l’euro.

    - José Manuel BARROSO, président de la Commission européenne, a indiqué le 22 novembre que l’euro « très fort »devenait un motif de préoccupation pour certains secteurs exportateurs dans certains domaines de l’économie européenne

    - Angela MERKEL, chancelière allemande, a déclaré le 22 novembre que « Nous sommes satisfaits d’avoir une monnaie solide. Mais pour les exportations cela pose naturellement un problème », ajoutant : « Nous travaillons au niveau international pour que les monnaies s’équilibrent raisonnablement ». Cette déclaration marque une rupture avec les déclarations précédentes du ministre allemand des finances, Peer STEINBRUCK, qui avait déclaré qu’il « adorait l’euro fort ». Si, pour les Allemands qui enregistrent des performances records à l’exportation, un euro fort limite les pressions inflationnistes des biens importés, la situation monétaire actuelle semble leur faire craindre un effondrement du dollar qui, déjà pèse sur le climat des affaires.

    Un front uni des Européens renforcerait la pression sur les autorités américaines, afin qu’elles soutiennent leur monnaie.


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  • La ministre de l’Economie et des Finances demande une réévaluation du yuan

    24 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Christine LAGARDE, ministre de l’Economie et des Finances, a proposé aux Chinois lors d’une visite à Pékin le 21 octobre de promouvoir un yuan nettement plus haut, et d’accepter un euro plus bas.


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  • Le niveau de l’euro provoque un débat en Europe

    10 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Réunis le 8 octobre à Luxembourg, les treize ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) ont déclaré qu’une « évolution excessive des taux de change était peu souhaitable ». Cette déclaration cache un certain nombre de positions divergentes, selon Le Figaro (édition du 9/10/07) : si Jean-Claude JUNKER, le président de l’Eurogroupe, a critiqué « à mots couverts » l’attitude de la Chine, des Etats-Unis et du Japon, qui ne luttent pas suffisamment contre les déséquilibres monétaires, Peer STEINBRUCK, le ministre allemand, a déclaré qu’un euro fort était préférable à un euro faible.


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  • Lettre de mission au ministre de l’Economie et des Finances

    12 juillet 2007, par Patrick HERTER

    Dans une lettre de mission rendue publique le 11 juillet, le président de la République demande à Christine LAGARDE de travailler à l’élaboration d’un gouvernement économique de l’Europe et plus particulièrement de la zone euro, afin de mettre au point une politique de change. Objectifs :

    - la recherche d’une plus grande convergence des politiques économiques

    - l’émergence d’un véritable dialogue avec la banque centrale européenne, afin de doter la zone euro d’une stratégie monétaire.


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