S'abonner à la lettre d'information
S'abonner à
la lettre d'information
Accueil > Gouvernement > Un gouvernement économique de la zone euro
Imprimer PDF

Envoyer



  Connexion         Suivre Un gouvernement économique de la zone euro    Suivre les engagements de : Gouvernement

Un gouvernement économique de la zone euro

lundi 7 mai 2007, par Patrick HERTER


Thématiques associées : Europe

« Si je suis élu, je proposerai à nos partenaires de créer un véritable gouvernement économique de la zone euro. Je placerai au centre du débat européen la question de la gestion de l’euro. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

« Infléchir le cours de la politique de l’euro sera l’une des priorités de ma politique européenne si je suis élu. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

« Il faudra aussi négocier un réajustement des parités de change avec les pays qui pratiquent délibérément le dumping monétaire en vendant leurs produits moins chers grâce à une monnaie dépréciée. » (Nicolas SARKOZY - Ensemble)

  • Les Etats de la zone euro signent un pacte renforcé

    14 mars 2011, par Patrick HERTER

    Les dirigeants des dix-sept pays de la zone euro ont signé le 11 mars dernier un pacte de soutien à l’euro plus ambitieux que prévu :

    - le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) chargé d’aider les pays surendettés, actuellement doté de 250 milliards d’euros, sera porté à 440 milliards d’euros ;
    - le mécanisme qui lui succédera à partir de mi-2013 sera porté à 500 milliards d’euros ;
    - le fonds pourra acheter directement de la dette sur le marché primaire au lieu de se limiter à des prêts comme actuellement ;
    - l’aide ne sera engagée que dans des circonstances exceptionnelles, et en échange d’une « stricte conditionnalité » rapporte Le Figaro (édition datée du 14/03/2011) ;
    - le fonds ne pourra pas se substituer à la Banque Centrale Européenne (BCE) sur le marché secondaire,
    - le taux d’intérêt des prêts à venir sera diminué d’un point pour s’aligner sur celui du FMI ;
    - le taux accordé à la Grèce a été réduit d’un point à 4,2%, pour récompenser ses efforts budgétaires. En revanche, l’Irlande qui a refusée d’augmenter la fiscalité sur les entreprises n’a pas obtenu de baisse de son taux.

    Par ailleurs :

    - les salaires devront évoluer « en ligne avec la productivité » ;
    - la coordination et la réforme fiscale seront encouragées dans l’imposition des sociétés et dans la perspective d’un ebaisse de l’imposition du travail ;
    - l’alignement des systémes de retraite est envisagée ;
    - les pays sont invités à adopter des mécanismes de « frein à la dette ».


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Un Pacte de compétitivité allégé pour parvenir à un compromis ?

    1er mars 2011, par Patrick HERTER

    Le président du Conseil européen, Herman VAN ROMPUY, a proposé le 28 février un « Pacte de compétitivité » allégé aux membres de la zone euro, afin de parvenir à un accord lors du sommet extraordinaire du 11 mars prochain. Le projet revient sur les mesures les plus critiquées de l’approche franco-allemande :

    - là où des mesures contraignantes étaient préconisées pour tenir les comptes publics, Herman VAN ROMPUY préconise la mise en place d’une « série d’indicateurs de performance à respecter » en matière de compétitivité, d’emploi, de retraite, de coordination budgétaire et de discipline budgétaire ;

    - l’obligation de supprimer l’indexation des salaires sur l’inflation est remplacée par l’objectif pour les pays qui connaîtraient une hausse des salaires trop violente de corriger le tir ;

    - au lieu de recommander l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, le texte se contente d’exiger que chaque pays lie l’âge de départ « à des facteurs démographiques » ;

    - le plafonnement contsitutionnel du déficit public est remplacé par la possibilité de créer des mécanismes de « freins à la dette » - liberté étant laissée à chaque pays pour proposer à la Commission ses propres mécanismes ;

    - le projet élargit à l’ensemble des pays de l’Union européenne le texte initial, présenté par l’Allemagne, les pays de la zone euro pouvant aller plus loin en se fixant des objectifs plus ambitieux ;

    - au lieu de laisser aux capitales le soin d’évaluer la situation, le projet donne à la Commission cette responsabilité...

    Le texte, même édulcoré, continue d’être critiqué : l’Irlande et la Slovaquie ont dénoncé le projet d’instaurer une assiette commune pour le calcul de l’impôt sur les sociétés. D’autres pays ont, selon Le Monde (édition datée du 02/03/2011) reproché l’absence de référence au « social ». La Grèce demande un allongement des prêts qui lui ont été accordés, et l’Irlande veut renégocier le plan d’aide activé en novembre dernier. Enfin, d’autres pays demandent d’abord le renforcement des moyens du Fonds européen de stabilité financière...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • 500 milliards d’euros pour cacher les divergences

    15 février 2011, par Patrick HERTER

    Les pays de la zone euro ont convenu le 14 février dernier de doter d’une capacité effective de prêts de 500 milliards d’euros le futur mécanisme permanent de sauvegarde de l’union monétaire. Toutefois, selon Le Monde (édition datée du 16/02/2011), cet accord cache les divergences :

    - le détail de l’enveloppe n’est pas défini, ce qui rend encore son existence hypothétique ;
    - le sort du pacte de compétitivité proposé par l’Allemagne et la France n’a pas été traité : le sujet a été renvoyé au sommet extraordinaire du 11 mars prochain ;
    - les méthodes de gestion de la crise des dettes souveraines ne sont toujours pas précisées, même si un accord de principe semble se dessiner pour que chaque pays augmente les garanties apporté au Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) ;
    - la Grèce et l’Irlande réclament la baisse des taux d’intérêt qui leur sont consentis ;
    - les pays favorables à des lignes de crédit accordables en cas de besoin s’opposent à ceux qui tiennent à un déclenchement « en dernier ressort »...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Un sommet européen extraordinaire pour une plus grande coopération entre les pays

    6 février 2011, par Patrick HERTER

    L’Allemagne et la France ont convaincu le 4 février dernier leurs partenaires européens de convoquer un sommet exceptionnel de la zone euro en mars prochain pour resserrer la convergence des politiques économiques, budgétaires et sociales des Etats. Avec pour objectifs de :

    - rassurer les marchés financiers,
    - renforcer la compétitivité de l’Europe face aux marchés émergents.

    La France et l’Allemagne, qui partagent une position commune en faveur d’un nouveau « pacte de compétitivité » entre les pays de la zone euro, ont toutefois renoncé, selon Le Figaro (édition datée du 5/02/2011), à dresser la liste des mesures à débattre, devant la réticence de la Belgique, du Portugal, de l’Irlande et du Luxembourg. Il s’agirait de :

    - l’abandon de toute indexation des salaires sur les prix,
    - le relèvement de l’âge de la retraite,
    - la limitation de l’endettement public,
    - la flexibilité du marché du travail,
    - l’harmonisation accélérée de la reconnaissance des diplômes,
    - l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés.

    Ces mesures, qui n’incluent pas pour le moment de sanctions en cas de non-respect, permettraient de compenser la solidarité apportée par le Fonds Européen de Solidarité. Des régimes de résolution des crises bancaires seraient établis...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Conflit budgétaire entre le Parlement européen et les Etats

    19 novembre 2010, par Patrick HERTER

    Les négociations sur le budget 2011 de l’Union européenne entre le Parlement européen et les Etats ont échoué le 15 novembre dernier, en raison de l’intransigeance de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas et de la Suède, qui ont refusé toutes les demandes du Parlement. Pourtant, selon Les Echos (édition datée du 17/11/2010), les parlementaires avaient accepté de réduire leur ambition, et de soutenir la hausse de 2,91% du budget décidée par les gouvernements, soit 126 milliards d’euros. Parmi les demandes du Parlement :

    - une déclaration politique des Etats pour fixer un cadre de discussion sur l’avenir des recettes, en les rééquilibrant vers davantage de ressources propres (actuellement égales à 25%) ;

    - une plus grande flexibilité entre les différents chapitres budgétaires afin de financer les dépenses imprévues avec plus de souplesse.

    Conformément au Traité de Lisbonne, la Commission doit présenter un nouveau projet budgétaire, et l’Union fonctionnera à partir de janvier sur la base d’un douzième du budget 2010 par mois...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • L’accord franco-allemand sur les déficits est vivement critiqué

    24 octobre 2010, par Patrick HERTER

    L’accord franco-allemand, qui rejette l’automaticité des amendes en cas de déficits excessifs des pays européens, est vivement critiqué :

    - Jean-Claude TRICHET, président de la Banque Centrale Européenne (BCE) et partisan d’un sévère discipline budgétaire, a fait part de ses réserves et rédigé une note expliquant ses objections ;

    - les principaux groupes politiques du Parlement européen ont aussi, selon Le Figaro (édition datée du 22/10/2010), accusé la France et l’Allemagne de vouloir imposer aux autres pays un accord insuffisant ;

    - des pays de l’Union comme les Pays-Bas, la Suède ou la Finlande ont exprimé leurs réserves ;

    - les libéraux du FDP, partenaires d’Angela MERKEL au sein de la coalition, ont aussi jugé que la Chancelière était revenue sur sa promesse d’établir une discipline budgétaire de fer en échange du soutien financier de l’Allemagne à la Grèce.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La France et l’Allemagne prêtes à réformer le pacte de stabilité européen

    19 octobre 2010, par Patrick HERTER

    La France et l’Allemagne ont trouvé un accord sur la réforme du pacte de stabilité européen, qui devrait concilier l’aspiration des pays qui exigent le durcissement du pacte (Allemagne, Pays-Bas, Autriche) et ceux qui souhaitent conserver des marges de manœuvre avant les sanctions éventuelles (France, Italie, Espagne). Selon Le Monde (édition datée du 20/10/2010), Nicolas SARKOZY aurait convaincu Angela MERKEL, la Chancelière allemande, de ne pas suivre la Commission européenne qui proposait des sanctions automatiques. La réforme consisterait à :

    - renforcer et accélérer les procédures pour prévenir et corriger les déficits supérieur à 3% du PIB, mais sans qu’elle deviennent automatiques ;

    - réviser le traité d’ici à 2013 pour introduire la possibilité de suspendre les droits de vote d’un Etat en cas de violation grave des principes de l’Union monétaire ;

    - mettre en place un mécanisme permanent et robuste pour assurer le traitement des crises et la stabilité financière de la zone euro, ce qui reviendrait à annuler la clause de non renflouement d’un Etat en difficulté ;

    - impliquer le secteur privé dans le traitement des crises, ce qui reviendrait à imposer aux banques créancières d’un pays en quasi faillite de renoncer à tout ou partie de leurs droits ;

    - prendre plus en compte le critère de la dette (seuil de 60% du PIB), même si les modalités de réduction de la dette ne font pas encore l’objet d’un consensus.

    L’accord franco-allemand devra être confirmé à l’occasion de réunions des ministres des finances, et obtenir l’accord du Royaume-Uni, qui rejette encore le projet. Par ailleurs, le montant des sanctions n’a pas été précisé. Celles-ci concerneraient d’abord les pays de la zone euro, pour être ensuite étendues aux pays scandinaves selon des modalités à préciser.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • L’Europe réclame une réévaluation de la monnaie chinoise

    6 octobre 2010, par Patrick HERTER

    Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude JUNCKER, a souligné la sous-évaluation du taux de change du yuan (la monnaie chinoise), à l’occasion du sommet Chine-Europe. Alors que les Chinois avaient promis en juin dernier plus de flexibilité sur sa monnaie, rapporte Les Echos (édition datée du 06/10/2010), le yuan a gagné 2,15% par rapport au dollar, mais perdu 9,4% par rapport à l’euro. Cette situation rend très difficile le redressement de la croissance en Europe, premier partenaire commercial de la Chine avec 296 milliards d’euros d’importations en 2009, en croissance de 16,5%...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Commission européenne propose une astreinte de 0,2% du PIB en cas de laxisme budgétaire

    27 septembre 2010, par Patrick HERTER

    La Commission européenne va proposer le 29 septembre prochain, selon Le Monde (édition datée du 28/09/2010), d’astreindre à un dépôt de 0,2% du PIB les pays qui ne ramènent pas leur déficit budgétaire en-deçà du seuil de 3%. La mesure, qui vise à renforcer la discipline commune, toucherait les pays non seulement en cas de déficit excessif non corrigé, mais aussi en cas de déséquilibres macro-économiques persistants. Elle correspondrait, si elle était aujourd’hui appliquée à la France, à une sanction de 3,5 milliards d’euros... Toutefois, les avis divergent encore :

    - plusieurs pays souhaiteraient intégrer le seuil de la dette (60% du PIB) alors que d’autres y sont opposés ;

    - l’Allemagne souhaiterait des astreintes financières automatiques alors que d’autres pays plaident pour un vote à la majorité simple.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Le projet de budget de la Commission européenne revu par les Etats

    18 août 2010, par Patrick HERTER

    Les 27 Etats membres de l’Union européenne ont corrigeant fermement le projet de budget de la Commission européenne, le 12 août dernier. Selon Le Monde (édition datée du 18/08/2010), le conseil des ministres a prévu une réduction globale de 3,6 milliards d’euros des crédits avancées par la Commission. Sept Etats ont voté contre, en considérant que la réduction n’était pas suffisante : l’Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède. Les coupes budgétaires devraient toucher :

    - les fonds de cohésion destinés aux régions européennes les plus pauvres (-1 milliards d’euros) ;
    - les actions visant à stimuler la croissance et l’emploi (-841 millions d’euros) ;
    - le soutien aux agriculteurs (-820 millions d’euros) ;
    - les dépenses administratives des institutions européennes (-162 millions d’euros) ;
    - les affaires étrangères (-388 millions d’euros).

    Par ailleurs, le projet de la Commission d’augmenter le budget en 2011 de 5,9% a été raboté, puisque les Etats souhaitent limiter la hausse à 2,9%, soit un budget de 126,6 milliards d’euros (1,02% du revenu national brut de l’Union). Le Parlement européen s’est déclaré très préoccupé par l’attitude restrictive du Conseil, alors que la crise économique appelle des actions de soutien, que les agriculteurs traversent une crise importante (en particulier dans la filière laitière) et que le nouveau service de l’action extérieure, créé par le traité de Lisbonne, devra compter, à terme, plus de 6000 personnes... Les Parlementaires européens pourraient rejeter le budget.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Commission cherche les moyens d’augmenter les ressources de l’Union

    10 août 2010, par Patrick HERTER

    La Commission travaille sur plusieurs pistes pour augmenter les recettes fiscales de l’Union, rapporte Le Figaro (édition datée du 10/08/2010). Plusieurs idées sont à l’étude comme :

    - une taxe sur les transactions financières,
    - une taxe sur les émissions de CO2,
    - un impôt sur le transport aérien,
    - une fiscalité propre à l’Union...

    Il s’agit de trouver des ressources alternatives de financement aux contributions des Etats, lesquelles représentent actuellement 76% des recettes de l’Union contre seulement 11% en 1988, alors que la Commission a proposé pour le budget 2011 une hausse de 5,9% à 130 milliards d’euros. Des propositions chiffrées seront présentées le 21 ou le 28 septembre prochain...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Les propositions de la Commission pour renforcer la gouvernance européenne

    1er juillet 2010, par Patrick HERTER

    La Commission européenne a présenté le 30 juin dernier les mesures qu’elle envisage de prendre pour renforcer la gouvernance économique de l’Union :

    Une coordination budgétaire accrue :
    - un rapport économique annuel publié en janvier présenterait les hypothèses de croissance ;
    - tous les Etats présenteraient en avril leur programme de stabilité et de croissance, incluant des informations sur leur prochain budget, une description des mesures qu’ils envisageraient et leurs projections budgétaires à moyen terme ;
    - les ministres des Finances en discuteraient pour aboutir en juillet à une recommandation, sur la base de l’évaluation de la Commission ;
    - la procédure budgétaire habituelle s’engagerait ensuite dans les Parlements nationaux.

    Des réformes structurelles : la Commission pourrait envoyer des recommandations aux Etats membres peinant à atteindre les objectifs assignée par la nouvelle stratégie européenne.

    La surveillance des déséquilibres macroéconomiques :
    - un « tableau de bord » surveillerait les écarts de compétitivité entre les pays européens ;
    - la Commission pourrait adresser des recommandations aux Etats présentant des déficits excessifs ;
    - des sanctions pourraient être envisagées pour les pays de la zone euro en cas d’infraction répétée, ou bien si aucune mesure corrective n’est appliquée.

    Une procédure d’endettement excessif :
    - chaque pays pourrait faire l’objet d’une procédure en endettement excessif ;
    - dans les périodes de croissance économique, les pays ayant un niveau d’endettement élevé devraient respecter des objectifs plus contraignants.

    Des sanctions contre les pays laxistes :
    - la Commission pourrait imposer aux pays de constituer une garantie prenant la forme d’un dépôt bloqué portant intérêt ;
    - les pays les plus laxistes sur la réduction des déficits s’exposeraient à une procédure en deux temps : la simple suspension des crédits dont ils bénéficient au titre du Fonds de cohésion régionale ou des Fonds européens pour l’agriculture ou la pêche, puis leur suppression s’ils ne font rien pour corriger la situation.

    Certaines de ces mesures devraient, selon Les Echos (édition datée du 1/07/2010), faire l’objet de propositions législatives au mois de septembre prochain...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Compromis franco-allemand sur la gouvernance économique de l’Europe

    15 juin 2010, par Patrick HERTER

    A trois jours du Conseil européen, la France et l’Allemagne se sont accordés sur les modalités d’une gouvernance économique de l’Europe. Convaincu par la France (et les Etats-Unis) de la nécessité d’aider la Grèce et de faire financer par la Banque Centrale Européenne (BCE) la dette des Etats les plus fragiles, la Chancelière allemande a accepté l’idée d’un gouvernement européen, mais obtenu :

    - que cette gouvernance concerne les 27 pays de l’Union et non les seuls membres de la zone Euro comme le souhaitait le président français Nicolas SARKOZY. Les pays de la zone euro pourront toutefois se réunir en cas de nécessité pour gérer une situation d’urgence ;

    - que les pays les moins rigoureux soient sanctionnés.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La commission européenne veut examiner les budgets nationaux avant les Parlements

    13 mai 2010, par Patrick HERTER

    S’engouffrant dans le débat sur la gouvernance économique européenne, la Commission a proposé de soumettre, dès 2011, le budget de chaque pays à un examen avant leur présentation aux Parlements nationaux. Manuel BARROSO, le président de la Commission européenne, a déclaré « qu’il ne peut y avoir d’union monétaire sans union économique » et placé, selon Le Figaro (édition datée du 13/05/2010), l’avenir de l’euro et la cohésion de l’Union dans la balance. Il s’agirait d’analyser les orientations des budgets dans leurs grandes lignes pour s’assurer du respect des règles communes de réduction des déficits. Mais la Commission n’aurait pas le pouvoir de recommander un changement de cap, du ressort des 27 ministres des finances. Des textes législatifs seront présentés dans les mois à venir aux Etats membres et au Parlement européen. Les premières réactions sont mitigées dans les Etats...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • 750 milliards € pour sauver l’euro

    10 mai 2010, par Patrick HERTER

    Les ministres des finances des vingt-sept pays de l’Union européenne ont annoncé le 10 mai au matin la mise en place d’un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros pour sauver le système monétaire et éviter la propagation de la crise grecque aux autres pays de l’Union. Le dispositif repose sur :

    - l’autorisation donnée à la Commission européenne d’emprunter 60 milliards d’euros pour prêter aux pays de la zone euro menacés par « des événements exceptionnels échappant à leur contrôle » ;

    - la mise en place d’un fonds de stabilisation intergouvernemental, garanti à hauteur de 440 milliards d’euros par les Etats, permettant sur les trois prochaines années de lever selon Le Monde (édition datée du 11/05/2010) des dizaines de milliards d’euros sur les marchés pour financer des prêts en échange de contraintes de politiques économiques et budgétaires très strictes. La France s’est engagée sur 85 milliards d’euros ;

    - l’abondement par le Fonds Monétaire International (FMI) de 50% du montant des prêts, soit 250 milliards d’euros ;

    - l’achat par la Banque Centrale Européenne (BCE) des obligations de pays fragilisés détenus par les banques pour soutenir ces dernières ;

    - lancement d’une action concertée d’échanges de devises par plusieurs banques centrales pour enrayer la chute de l’euro.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Grèce demande l’aide de l’Europe : l’Allemagne pose ses conditions

    25 avril 2010, par Patrick HERTER

    La Grèce a demandé officiellement aux responsables de la zone euro et du Fonds Monétaire International, le 23 avril dernier, l’activation du mécanisme de soutien prévu pour se sauver de la faillite, dans un environnement de marché de plus en plus contraignant. Le plan prévoit une aide de 10 à 15 milliards d’euros du FMI et de 30 milliards d’euros des pays de la zone euro, dont 8,4 milliards de l’Allemagne et 6,3 milliards de la France. L’Allemagne a toutefois immédiatement réagi à cette demande, en posant ses conditions. Anglea MERKEL exige un « plan d ’économies crédible ». La Chancelière craint, selon Le Monde (édition datée du 25/04/2010), un effet de contagion sur les autres pays en difficulté de la zone euro, ainsi qu’un recours devant la Cour constitutionnelle allemande, puisque le renflouement d’un Etat de la zone euro est, en principe, interdit par les traités. Aussi demande-t-elle que la Banque Centrale Européenne (BCE), la Commission européenne et le FMI déterminent « si l’on est dans une situation où la stabilité de l’euro dans son ensemble impose d’accorder de l’aide à la Grèce » avant d’activer l’aide...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • L’Europe précise les conditions de son aide à la Grèce

    12 avril 2010, par Patrick HERTER

    Les pays européens ont précisé le 11 avril dernier les conditions d’une aide financière à la Grèce, après des semaines de flou et une réunion d’urgence des ministres des finances de la zone euro :

    - les pays de la zone prendront en charge 30 milliards d’euros de prêts pour la première année, via des prêts bilatéraux. La participation de chaque pays sera calculée en fonction de leur poids au capital de la Banque Centrale Européenne (BCE). Ce montant sera complété par une aide du Fonds Monétaire International (FMI) pouvant atteindre 15 milliards d’euros ;

    - les prêts des pays de la zone euro seront accordés à un taux autour de 5%, à comparer aux taux supérieurs à 7% actuellement acquittés par la Grèce sur les marchés obligataires. Les prêts à trois ans du FMI pourraient être proposés à un taux de 3,25% ;

    - l’activation du plan dépendra de l’évolution des conditions de marché pour la Grèce, sachant que le pays devra emprunter 11 milliards d’euros d’ici fin mai pour refinancer sa dette. L’activation du plan sera faite à la demande de la Grèce, après validation par la Commission et la BCE et accord de l’ensemble des ministres des finances de la zone euro.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Les Pays de l’Union européenne recherchent un accord sur la Grèce

    24 mars 2010, par Patrick HERTER

    A deux jours du sommet européen, Herman VAN ROMPUY, le président du Conseil, a indiqué le 23 mars dernier son intention de convoquer le 26 mars prochain les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro pour s’accorder sur un plan d’aide à la Grèce. Il s’agirait de finaliser un compromis qui définirait :

    - le mécanisme d’aide,
    - le rôle du FMI,
    - la gouvernance économique future de la zone euro.

    Selon Les Echos (édition datée du 24/03/2010), ce compromis passerait par :

    - un renforcement de la discipline des politiques économiques et budgétaires des pays européens,
    - l’implication du FMI dans tout plan d’aide financier,
    - la conditionnalité de l’aide financière de l’Union monétaire à l’impossibilité d’un refinancement de la dette de la Grèce sur les marchés financiers.

    La présence d’Angela MERKEL à cette réunion ne serait pas encore confirmée, la chancelière allemande considérant que la gouvernance économique concernait l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, et non les seuls 16 membres de la zone euro. La Grèce doit refinancer environ 16 milliards d’euros d’emprunts arrivant à échéance entre le 20 avril et le 23 mai prochains...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • L’Allemagne favorable à l’exclusion de la zone euro des pays trop laxistes

    18 mars 2010, par Patrick HERTER

    Critiquée sur son modèle économique, trop favorable à ses exportations et insuffisamment à la consommation dans son marché intérieur, opposée à un soutien financier de la Grèce, Angela MERKEL, la chancelière allemande, a indiqué qu’il faudrait pouvoir exclure de la zone euro les pays ne respectant pas « de façon répétée sur le long terme » les contraintes de l’Union monétaire. L’Allemagne, selon Le Figaro (édition datée du 18/03/2010), insiste de plus en plus sur les sanctions qui seraient attachées à un mécanisme de soutien financier à la Grèce.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Commission européenne propose cinq objectifs et sept actions de gouvernance économique

    8 mars 2010, par Patrick HERTER

    La Commission européenne a annoncé le 3 mars dernier cinq objectifs à l’échéance 2020 visant à mieux coordonner les politiques nationales dans trois domaines : l’emploi, l’innovation et l’environnement.

    Ces objectifs 2020 sont :

    - un taux d’emploi à 75% contre 69% aujourd’hui,
    - 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) investi en Recherche & Développement, contre 1,9% actuellement,
    - un taux d’abandon scolaire ramené à 10% et 40% de jeunes obtenant un diplôme d’enseignement supérieur,
    - la réduction de 20 millions du nombre de personnes menacées par la crise,
    - la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, l’économie de 20% d’énergie et 20% de produit renouvelable dans la consommation de l’Union.

    Pour y parvenir, la Commission propose sept actions clés que les Etats devraient mettre en œuvre en priorité et qui permettraient d’évaluer la crédibilité de leurs engagements :

    - développer une Union plus innovante,
    - soutenir plus la formation et la mobilité des chercheurs et des étudiants et développer l’emploi des jeunes,
    - suivre un « agenda digital » qui sera présenté dans les prochaines semaines,
    - favoriser les économies d’énergie dans toute une série de secteur,
    - développer une politique industrielle européenne,
    - éradiquer la pauvreté,
    - adopter un nouvel « Agenda pour l’emploi ».

    La mise en œuvre de ces objectifs n’est pas acquise :

    - une inititative précédente (dite « Stratégie de Lisbonne ») lancée en 2000 a échoué ;
    - les pays résistent à tout objectif contraignant et refusent l’idée de sanctions ;
    - le rôle des différents pouvoirs européens (Commission, Eurogroupe et Conseil) n’est pas très clair, chacun tentant de prendre l’ascendant sur l’autre. L’Allemagne, selon Le Monde (édition datée du 4/03/2010), soutient le Conseil européen et redoute que la montée en puissance de l’Eurogroupe ne remette en cause l’indépendance de la Banque Centrale. Manuel BARROSO, le président de la Commission, met quant à lui en avant les outils que le traité de Lisbonne attribue à la Commission (mises en garde, recommandations en cas de divergences des politiques des Etats) pour légitimer son initiative...

    Le texte présenté le 3 mars devrait être soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement lors d’un sommet à la fin du mois de mars, et discuté pour être formellement adopté lors du Conseil européen de juin prochain.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Angela MERKEL et Nicolas SARKOZY se rapprochent sur l’idée d’une gouvernance économique européenne

    5 février 2010, par Patrick HERTER

    Angela MERKEL, la chancelière allemande, et Nicolas SARKOZY, le président français, ont annoncé pour le 11 février prochain des propositions communes sur le gouvernement économique de l’Union européenne, à la sortie du Conseil des ministres franco-allemand. Angela MERKEL a toutefois insisté, rapporte Les Echos (édition datée du 5/02/2010), pour que les nouvelles disciplines communes, si elles étaient instaurées, soient imposées aux vingt-sept pays de l’Union et non aux seuls membres de la zone euro. Parmi les intentions formulées le souhait :

    - d’améliorer la coordination des politiques économiques afin d’assurer un bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire ;
    - de renforcer la surveillance en matière de compétitivité, en donnant mission à la Commission de faire des diagnostics sur les économies.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Le président de l’EUROGROUPE veut coordonner les politiques économiques de la zone euro

    22 janvier 2010, par Patrick HERTER

    Jean-Claude JUNKER, le Premier ministre luxembourgeois, a été réélu pour la quatrième fois, le 18 janvier dernier président de l’EUROGROUPE, le forum de concertation des ministres des finances de la zone euro. Jean-Claude JUNKER s’est fixé trois objectifs :

    - restaurer la discipline budgétaire au sein de la zone euro ;

    - améliorer la coordination des politiques économiques en inventant des procédures d’analyse et de surveillance analogues à celles qui existent pour les politiques budgétaires, pour pouvoir lancer de véritables avertissements en cas de divergence ou de diminution de la compétitivité de l’Union ;

    - travailler à unifier la représentation internationale de la monnaie unique, au côté du président de la Banque Centrale Européenne (BCE), en revendiquant une place au G20 et un siège unique de la zone euro au Fonds Monétaire International (FMI).

    Le président de l’EUROGROUPE sera doté d’un secrétariat de cinq personnes adossées à l’administration du Conseil européen.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Le futur commissaire européen ambitieux sur la coordination économiques des Etats membres

    13 janvier 2010, par Patrick HERTER

    Olli REHN, ancien commissaire à l’élargissement et futur commissaire européen chargé des Affaires économiques, a indiqué le 11 janvier dernier son intention d’accroître la coordination des politiques économiques au sein de l’Union européenne, en particulier dans la zone euro, en utilisant toutes les opportunités offertes par le traité de Lisbonne. Cette coordination devrait, selon Les Echos (édition datée du 12/01/2010), être mise au service de la croissance et de l’emploi à travers la future stratégie UE 2020, destinée à remplacer la stratégie de lisbonne. Il s’agirait :

    - d’identifier une série d’actions prioritaires comme l’innovation, l’éducation, le numérique et les technologies propres ;

    - de créer un nouvel instrument communautaire pour financer ces chantiers.

    Il s’agira aussi d’améliorer la viabilité et la qualité des finances publiques, en appliquant rigoureusement les dispositifs du Pacte de stabilité et de croissance, quitte à affronter les pays qui laissent filer leur déficit (20 sur 27 pays sont actuellement en procédure de déficit excessif).

    Enfin, l’ancien professeur d’économie finlandais a indiqué qu’il avait l’ambition de rehausser le rôle de l’Union dans les relations et les enceintes économiques internationales en favorisant une représentation unifiée de la zone euro au G20 comme au FMI. Des propositions seront faites aux gouvernements.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Le nouveau président de l’Union et l’Espagne appellent l’Europe à un effort collectif

    10 janvier 2010, par Patrick HERTER

    Herman VAN ROMPUY, président de l’Union européenne, a insisté le 8 janvier dernier à Madrid sur l’urgence de remettre l’Europe sur les rails de la croissance pour sauver son modèle social. Alors que Herman VAN ROMPUY appelait à un effort collectif, le Premier ministre espagnol José Luis ZAPATERO a suggéré une coordination resserrée des politiques économiques nationales, avec la possibilité de sanctions contre les récalcitrants. L’Espagne, selon Le Figaro (édition datée du 9/01/2010) veut relancer l’idée d’un plan d’investissement sur dix ans, en musclant la stratégie de Lisbonne, lancée à la fin des années 1990, qui devait faire de l’Europe la zone économique la plus compétitive. L’Espagne voudrait imposer aux Etats des objectifs chiffrés et des dates limites dans les secteurs de l’énergie, de l’éducation, de l’économie numérique ou de la formation professionnelle.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La pression de l’Europe sur la Grèce s’accentue

    8 janvier 2010, par Patrick HERTER

    Alors qu’une délégation de la Commission européenne arrive en Grèce pour examiner le programme de stabilité et de croissance que la Grèce doit soumettre à l’Europe fin janvier pour lutter contre ses déficits (12,7 % du PIB prévu en 2009) et son endettement (120% du PIB), la déclaration de Jürgen STARK, membre du directoire de la Banque centrale européenne sonne comme un avertissement. Le Figaro (édition datée du 7/01/2010) rapporte qu’il a déclaré que « les marchés se font des illusions s’ils pensent qu’à un certain stade les autres Etats membres mettront la main au porte-monnaie pour sauver la Grèce »... La Grèce a promis de ramener son déficit à moins de 3% du PIB en 2012, grâce à :

    - la réduction des dépenses publiques,
    - la création de nouvelles taxes,
    - la refonte des assurances et des retraites,
    - la baisse des salaires dans la fonction publique,
    - la lutte contre la fraude fiscale.

    Les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union se retrouveront les 18 et 19 janvier prochains pour examiner la situation de tous les pays à risque de la zone.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Les pays de l’Union gèrent la crise en ordre dispersé

    30 octobre 2009, par Patrick HERTER

    Alors que les pays européens traversent une crise qui provoque récession (sauf pour la Pologne), flambée du chômage, envolée des déficits publics chez chacun d’entre eux, les gouvernements des vingt-sept ne parviennent pas à coordonner leurs actions économiques, selon Le Monde (édition datée du 23/10/2009) :

    - Certains gouvernements, qui semblent s’engager dans le maintien du traitement de choc, ne sont pas pressés de renouer avec les critères du pacte de stabilité et de relever les impôts : la France, la Suède qui baissera l’impôt sur le revenu des retraités et des Suédois qui ont un emploi et réduira les charges sociales, la Grande-Bretagne des travaillistes qui a prévu 30 milliards de livres de dépenses supplémentaires en 2010-2011 en cas de victoire aux élections législatives de 2010 ou l’Allemagne, dont la coalition nouvellement constituée au pouvoir annonce des baisses d’impôts dès 2010 et de l’impôt sur le revenu en 2011...

    - D’autres gouvernements semblent partisans de coupe budgétaires drastiques et de hausse des impôts : les Pays-Bas avec l’élévation de l’âge de la retraite et la baisse de 20% des dépenses publiques, l’Espagne avec la hausse en 2010 des impôts directs et surtout indirects (la TVA passera de 16 à 18%) ou l’Irlande avec des hausses d’impôts pour les ménages et la réduction des dépenses et des salaires des fonctionnaires...

    Due aux divergences d’analyse sur le rythme de sortie de crise et l’intensité de celle-ci, l’hétérogénéité des politiques économiques, budgétaires et fiscales empêche une véritable coordination européenne et limite l’efficacité des leviers communautaires...


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Banque Centrale Européenne maintient ses taux

    9 mai 2008, par Patrick HERTER

    Le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé le 8 mai de maintenir son principal taux d’intérêt à 4%. Ce taux n’a pas baissé depuis juin 2007, malgré la crise financière et le relaentissement économique, aux Etats-Unis comme en Europe.

    Lors de sa conférence de presse, le gouverneur de la Banque Centrale Européenne a justifié cette décision par le niveau élevé de l’inflation dans la zone euro : 3,6% prévu en 2008, contre 2,4% en 2007. Pour mémoire, la BCE a mandat pour contenir la hausse des prix en-dessous des 2%.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La Commission européenne veut renforcer l’Eurogroupe

    29 avril 2008, par Patrick HERTER

    Le commissaire aux Affaires économiques, Joaquim ALMUNIA, devrait présenter le 7 mai prochain, selon Le Figaro (édition datée du 29/04/2008), une communication pour renforcer l’Eurogroupe. Si la Commission européenne souligne les succès de la monnaie unique, elle en souligne aussi les insuffisances : une croissance faible, un retard dans l’assainissement des finances publiques, un manque de réformes structurelles, un affaiblissement de la zone euro sur la scène internationale.

    D’où la volonté de la commission de renforcer l’Eurogroupe :

    - en interne en élargissant la surveillance par l’Europgroupe des politiques économiques, du budget aux coûts du travail et à la TVA ;

    - à l’international en clarifiant et unifiant les positions des membres de l’Eurogroupe, afin d’éviter les propos discordants.

    La Commission souhaite aussi que l’Ecofin, qui réunit les 27 ministres de l’Economie et des Finances de l’Union, puisse incorporer les travaux de l’Eurogroupe.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La parité euro/yuan au coeur du sommet sino-européen

    30 novembre 2007, par Patrick HERTER

    Dans le cadre du sommet sino-européen organisé à Pékin, les dirigeants de l’Union monétaire Jean-Claude JUNKER (président de l’Eurogroupe), Jean-Claude TRICHET (président de la BCE) et Joaquim ALMUNIA (commissaire en charge des affaires économiques et monétaires) ont demandé à la Chine de faire un geste, afin de corriger la sous-évaluation du yuan vis à vis de l’euro. Les responsables chinois n’ont pas exclu de faire preuve de davantage de flexibilité (le yuan varie autour d’un cours pivot fixé par les autorités monétaires chinoises), mais toujours graduellement pour ne pas handicaper leurs exportations. Ils ont aussi convenu de créer un groupe de travail afin d’organiser, au niveau des banques centrales, des consultations régulières sur les questions monétaires.

    Jean-Claude JUNCKER et José-Manuel BARROSO ont mis en garde les Chinois contre un risque de retour du protectionnisme.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • L’euro fort : une inquiétude grandissante en Europe

    26 novembre 2007, par Patrick HERTER

    L’envolée de l’euro (1,4859 dollar le 26 novembre contre 1,35 dollar mi-août) suscite une vague d’inquiétude en Europe :

    - Louis GALLOIS, président d’EADS, a accusé dans le quotidien La Tribune (édition du 18 novembre) les autorités européennes de « démission » vis à vis de leur monnaie, en considérant que « face au dollar, au yen ou au yuan, l’euro est la seule monnaie du monde qui ne soit pas prise en charge par une autorité politique »

    - Jean-Claude JUNCKER, président de l’Eurogroupe, et Joaquim ALMUNIA, commissaires aux affaires économiques et monétaires, se sont inquiétés le 19 novembre de la hausse trop rapide de l’euro.

    - José Manuel BARROSO, président de la Commission européenne, a indiqué le 22 novembre que l’euro « très fort »devenait un motif de préoccupation pour certains secteurs exportateurs dans certains domaines de l’économie européenne

    - Angela MERKEL, chancelière allemande, a déclaré le 22 novembre que « Nous sommes satisfaits d’avoir une monnaie solide. Mais pour les exportations cela pose naturellement un problème », ajoutant : « Nous travaillons au niveau international pour que les monnaies s’équilibrent raisonnablement ». Cette déclaration marque une rupture avec les déclarations précédentes du ministre allemand des finances, Peer STEINBRUCK, qui avait déclaré qu’il « adorait l’euro fort ». Si, pour les Allemands qui enregistrent des performances records à l’exportation, un euro fort limite les pressions inflationnistes des biens importés, la situation monétaire actuelle semble leur faire craindre un effondrement du dollar qui, déjà pèse sur le climat des affaires.

    Un front uni des Européens renforcerait la pression sur les autorités américaines, afin qu’elles soutiennent leur monnaie.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • La ministre de l’Economie et des Finances demande une réévaluation du yuan

    24 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Christine LAGARDE, ministre de l’Economie et des Finances, a proposé aux Chinois lors d’une visite à Pékin le 21 octobre de promouvoir un yuan nettement plus haut, et d’accepter un euro plus bas.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Le niveau de l’euro provoque un débat en Europe

    10 octobre 2007, par Patrick HERTER

    Réunis le 8 octobre à Luxembourg, les treize ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) ont déclaré qu’une « évolution excessive des taux de change était peu souhaitable ». Cette déclaration cache un certain nombre de positions divergentes, selon Le Figaro (édition du 9/10/07) : si Jean-Claude JUNKER, le président de l’Eurogroupe, a critiqué « à mots couverts » l’attitude de la Chine, des Etats-Unis et du Japon, qui ne luttent pas suffisamment contre les déséquilibres monétaires, Peer STEINBRUCK, le ministre allemand, a déclaré qu’un euro fort était préférable à un euro faible.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^

  • Lettre de mission au ministre de l’Economie et des Finances

    12 juillet 2007, par Patrick HERTER

    Dans une lettre de mission rendue publique le 11 juillet, le président de la République demande à Christine LAGARDE de travailler à l’élaboration d’un gouvernement économique de l’Europe et plus particulièrement de la zone euro, afin de mettre au point une politique de change. Objectifs :

    - la recherche d’une plus grande convergence des politiques économiques

    - l’émergence d’un véritable dialogue avec la banque centrale européenne, afin de doter la zone euro d’une stratégie monétaire.


    Intervenir sur le forum de ce suivi
  • ^