Le président de la République, Nicolas SARKOZY, a annoncé le 29 septembre une série de mesures destinées aux jeunes de 18 à 25 ans, sans diplôme, emploi ou formation, pour leur permettre de trouver leur indépendance financière et de faciliter leur engagement.
Au-delà de l’extension du RSA, les mesures concernent :
la création d’une dotation de 3000 euros, qui sera débloquée pour financer un permis de conduire, ou louer un studio... Elle sera accordées avec l’accord des parents, qui renonceront en échange à certaines allocations, voire à une demi-part fiscale, et sera testée auprès de 6 à 8000 jeunes d’origine modeste ;
la création d’une allocation de 2500 euros pour les jeunes de 16-18 ans (250 euros par mois pour les 18-25 ans) qui accepteront un parcours d’insertion contractualisé, les engageant à l’assiduité (un accord de formation ou un emploi pour les 18-25 ans). Cette allocation sera testée auprès de 15000 jeunes environ ;
l’augmentation des bourses d’études à l’université, qui seront versées pendant dix mois au lieu de neuf en cas d’allongement de la durée de l’année universitaire ;
une augmentation de l’aide à l’achat d’une complémentaire santé, qui passera de 100 à 200 euros par an pour les étudiants ;
la création d’un droit à formation entre 16 et 18 ans, avec la création de plate-formes susceptibles de repérer les jeunes sur le point de quitter le système éducatif sans aucun diplôme ;
la rénovation du service d’orientation, avec la création d’un « service public de l’orientation » qui regroupera tous les intervenants chargés de conseiller les jeunes sur les formations existantes et leurs débouchés. Un site Internet et une plate-forme téléphonique seront créés. Les expériences acquises à l’extérieur de l’école (association, actions caritatives...) seront prises en considération dans un « livret de compétences » ;
la possibilité pour une entreprise privée de financer les études d’un jeune, contre un contrat de travail futur. Le dispositif fera l’objet de discussion entre les partenaires sociaux. Mais les stages non associés à une formation seront interdits ;
l’instauration de droits équivalents à ceux des étudiants pour les apprentis : tarifs préférentiels, accès aux restaurants universitaires...
la possibilité pour un jeune de 16 ans de présider une association ou de créer son entreprise.
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