Le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) a rédigé douze propositions sur la laïcité, « pour répondre aux situations nouvelles que n’avait pas prévu la loi de 1905 », telles que :
le développement de l’espace civil, entre l’espace public et l’espace privé,
l’affirmation des particularismes sur la voie publique,
la montée en puissance de l’islam.
Le HCI suggère, rapporte Le Figaro (édition datée du 17/03/2010) de distinguer :
l’espace public, où s’applique avec rigueur les principes de la laïcité et de neutralité des agents et parfois les usagers ;
l’espace civil qui comprend l’espace public de circulation et les entreprises privées ouvertes au public, où la liberté prévaut tant qu’elle ne trouble pas l’ordre,
l’espace intime dans lequel la liberté prévaut.
Le HCI recommande :
de renforcer la laïcité dans les espaces où s’exerce l’autorité publique (fontionnaires, collaborateurs occasionnels, jurys d’examen, jurés d’assises, parents accompagnateurs de sortie scolaire...),
de prohiber tous les signes et tenues religieux au sein des assemblées délibérantes des collectivités publiques,
de faire interdire le prosélytisme manifeste pendant les cours universitaires,
de préserver la micité et l’égalité homme-femme,
de rendre effectif l’enseignement de l’histoire des religions au primaire.
Le HCI rappelle :
l’interdiction de choisir son médecin à l’hôpital,
le principe de liberté de circulation, en invitant les maires à la faire respecter dans le domaine public, pour éviter les prières dans la rue.
Le HCI reprend aussi plusieurs mesures proposées par la Commission STASI en 2003 :
instaurer un crédit de jours fériés non catholiques dans l’entreprise avec la possibilité de choisir ses dates,
insérer dans le Code du Travail un article pour que les entreprises puissent intégrer dans leur réglement intérieur des dispositions relatives aux tenues et au port de signes religieux pour des impératifs liés à la sécurité, au contact avec la clientèle ou à la paix sociale interne,
généraliser des menus sans viande.
Le HCI souhaite également réguler les pratiques de la prière et de la restauration dans l’entreprise, alors que le droit du travail empêche l’interdiction des signes religieux dans l’entreprise et protège surtout la liberté de l’employé.
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