Le gouvernement a présenté le 24 septembre le projet de loi de financement de la sécurité sociale, qui intégre un plan de redressement de 4 milliards couverts à parts égales entre des économies sur des dépenses et des recettes nouvelles, pour un déficit prévu à 8,9 milliards d’euros en 2008 (contre 11,7 milliards d’euros en 2007), et un équilibre d’ici 2012.
Les économies (1,7 milliard d’euros) seront supportées pour 850 millions d’euros par les franchises (0,5 euro par boîte de médicament et par acte paramédical, et 2 euros par transport sanitaire - plafonné à 50 euros par an, en plus des 50 euros du forfait annuel pour les actes médicaux - mais les bénéficiaires de la couverture maladie universelle, les femmes enceintes et les moins de 18 ans, sauf les apprentis, seront exonérés).
D’autres économies seront assurées par /
le maintien des pénalités de remboursement hors parcours de soins et sur la consommation de médicaments non génériques ;
la tarification des hôpitaux à l’activité (et non sur la base d’une enveloppe fixe pour 50% de leur budget), pour les inciter à augmenter leur productivité et l’incitation à leur regroupement ou à leur spécialisation ;
la réduction du nombre de pharmacie en empêchant pendant dix ans, sauf dans les zones mal couvertes, que le regroupement de deux pharmacies ne donne la possibilité d’en créer une nouvelle.
l’exigence d’une négociation entre l’assurance-maladie et les syndicats de médecins libéraux pour limiter l’installation de nouveaux praticiens dans les zones surmédicalisées.
la maîtrise de la hausse des tarifs : les revalorisations des professionnels de la santé ne pourront s’appliquer qu’après une période d’observation de six mois, pour vérifier leur compatibilité avec les objectifs de dépenses fixées. En cas d’alerte, les revalorisations non encore entrées en vigueur seront repoussées au plus tard le 1er janvier suivant ;
l’expérimentation des forfaits annuels pour les médecins libéraux suivants des malades chroniques ;
l’encouragement financier à la maîtrise de la prescription ;
l’exigence de devis pour les actes sur lesquels les dépassements sont fréquents et élevés (chirurgie, odontologie...)
la suppression des exonérations sur les cotisations concernant le risque professionnel.
Les recettes seront assurées essentiellement par :
l’assujettissement à la CSG au taux normal de 7,5% des préretraites et l’augmentation de la contribution employeur sur les préretraites de 24,15 à 50%. Les mises en retraite d’office seront soumises à une contribution de 25% en 2008 et 50% en 2009, qui sera versée à la CNAV (300 millions d’euros attendus en 2008) ;
l’anticipation du prélèvement des contributions sociales sur les dividendes, soit 870 millions d’euros pour 2008 ;
la taxation de 1% sur le chiffre d’affaires des laboratoires (100 millions d’euros).
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