Un an après son lancement, le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) a investi 800 millions d’euros en direct dans 21 entreprises, et 600 millions d’euros dans des partenariats régionaux et sectoriels représentant des participations directes et indirectes dans 30 entreprises cotées et 2500 PME, rapporte Le Figaro (édition datée du 21/01/2010). Parmi les opérations de l’année 2009 :
la création d’un fonds de modernisation des équipementiers automobiles,
une prise de participation dans VALEO (équipementier),
une entrée au capital de l’entreprise DAHER (aéronautique),
la signature d’un partenariat avec le fonds d’ABU DHABI,
le renforcement au capital de TECHNIP.
L’objectif du FSI est de renforcer les fonds propres des entreprises françaises, de sécuriser le capital d’entreprises stratégiques et de soutenir le développement de PME présentant un important potentiel de croissance.
Selon son Directeur général, Gilles MICHEL, le FSI, doté de 20 milliards d’euros (14 milliards de participations de l’Etat et de la Caisse des Dépôts et 6 milliards de liquidités), devrait investir environ deux milliards d’euros chaque année. Près de 50 dossiers dossiers sont étudiés en permanence, et le Comité d’investissement, présidé par Patricia BARBIZET, se réunit tous les 15 jours. Parmi les dossiers en cours :
HEULIEZ : un pacte d’actionnaires a été signé avec le repreneur et la Région POITOU-CHARENTE, et le FSI a prévu d’apporter 10 millions d’euros, à condition que le repreneur souscrive à hauteur de 16 millions d’euros,
ERAMET : le FSI pourrait reprendre la participation d’AREVA (26%) dans le groupe minier, mais un litige entre la famille DUVAL, qui détient 37% du capital, et Romain ZALESKI, qui l’a assignée en justice, retarde l’opération ;
CMA CGM : le groupe de transport maritime recherche des capitaux, et le FSI pourrait appuyer l’opération ;
ALCAN : la branche du groupe minier RIO TINTO qui regroupe une grande partie des actifs industriels de l’ex société PECHINEZ pourrait redevenir française avec l’entrée dans le capital du FSI.
Selon Le Monde (édition datée du 21/01/2010), de nombreuses questions demeurent sur la stratégie du FSI, qui n’a pas pu empêcher la scission du groupe ACCOR :
quelle sera sa stratégie de sortie du capital des entreprises où il est entré ?
quelle sera sa gestion des participations ?
comment vont évoluer ses relations avec la Caisse des Dépôts, qui détient 51% de son capital (49% l’Etat) ?
doit-il investir directement dans les entreprises où peut-il continuer à investir dans des fonds d’investissements ?
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